BEAUX-ARTS DE PARIS
Colloque international
Mercredi 6
et jeudi 7 juin 2018
De 9h30 à 17h
Entrée libre

La marche forcée de l'art
Jean-Marc Bustamante
Directeur

Kathy Alliou
Coordinatrice du colloque,
Cheffe du Département
du développement
scientifique et culturel

Depuis 2016, un colloque international annuel accueille pendant
deux jours au printemps, artistes, professionnels et intellectuels
du monde entier autour d’un thème synthétisant les enjeux
spécifiques aux milieux artistiques et la vie contemporaine.
Ces colloques se veulent une caisse de résonance des aspirations
sociétales en écho aux préoccupations fondamentales des artistes.
À l’instar des expositions, ils se déroulent au Palais des Beaux-Arts
sur le quai Malaquais. Au coeur de la programmation,
nous les revendiquons comme proposant une expérience
artistique autant que permettant le partage de connaissances.
Le temps de parole investi par les artistes ouvre le format
discursif habituel des colloques à d’autres formes d’expressions
orales qui élargissent singulièrement le spectre de la conférence
magistrale, favorisant des interventions qui peuvent relever
de la performance, voire s’apparenter au spectacle vivant.
Conviant en nombre les artistes à prendre la parole
dans le concert des débats d’idées, avec à leurs côtés l’ensemble
des contributeurs à l’écosystème de l’art et de la culture,
ils ont pour ambition de porter ainsi la voix des arts plastiques
à l’échelle nationale et internationale.


Pour sa troisième édition, le colloque
international des Beaux-Arts de Paris réunit une quinzaine
d’artistes, de professionnels de l’art et d’intellectuels et les invite
à s’exprimer, à débattre et à échanger avec le public. En 2016,
ce cycle était inauguré par « L’irRESPONSABILITÉ de l’artiste », suivi en 2017 par « La Valeur de l’art ».


Cette année, l’intitulé de ce colloque,
« La marche forcée de l’art », est éclairé par différentes
acceptions qui semblent converger vers les notions de parcours
et de déplacements, choisis par les artistes quoiqu’assortis
de leurs lots de contingences, d’injonctions et de
contraintes. Avec et au-delà des fonctionnements spécifiques
aux mondes de l’art, les artistes vivent, comme tous,
les grands bouleversements. Certains en font même le matériau
de leur oeuvre.


L’art est en marche, qu’on le veuille ou non.
Il est animé d’une dynamique qui lui est propre mais marqué
d’hétéronomie. Il est également agité par les mutations politiques,
sociales, environnementales, qu’il éprouve, qu’il utilise ou
qu’il s’approprie. Avec la fin des avant-gardes a disparu
la croyance en un progrès de l’art qui dessinerait une trajectoire,
forcément ascendante. En zigzag plutôt qu’en ligne droite,
elle répond à des impulsions multiples et souvent antagonistes
qui sont le fruit de dynamiques individuelles plus que
de mouvements ou d’écoles artistiques ; qui suivent également
des flux plus vastes qui débordent largement la sphère culturelle.
Les artistes inventent leurs voies propres.


L’on peut se demander quelles sont les forces qui alimentent
ou enrayent les moteurs de la création ? Quels sont, à une échelle
globale, les passages obligés, les lieux d’amplification
ou d’accélération des carrières artistiques ? En réalité, sur quelles
nécessités, contraintes, stratégies, alliances, sur quels choix
se fondent des vies d’artistes ? Comment s’écrit et s’éprouve
une destinée artistique sur le long terme ?

Les conférences et les échanges sont traduits
simultanément en anglais et en français.

Conferences and exchanges are simultaneously
translated in English and in French.

Mercredi 6 juin

09h30
Accueil, petit-déjeuner
10h
Ouverture par la Direction Générale de la Création Artistique
du Ministère de la Culture
10h15
Jana Sterbak
À déterminer
Jana Sterbak À déterminer.



Née à Prague en 1955 et
vivant à Montréal et
en Savoie, Jana Sterbak est
une artiste pluridisciplinaire
qui travaille aussi
bien la sculpture que
les installations,
la photographie, la vidéo
ou la performance.
Elle utilise des matériaux
non conventionnels
(glace, pain, cheveux,
sueur, bronze, métal, feu…)
pour réaliser ses oeuvres dont
le sujet sont les conditions
de notre liberté. Elle a
notamment réalisé en 1987,
une robe de viande intitulée
Vanitas – Robe de chair
pour albinos anorexique,

actuellement exposée
au Mnam Centre Pompidou.
Son travail questionne la condition humaine avec
ses désillusions, ses désirs,
ses peurs, ses douleurs,
ses contraintes,
sa vulnérabilité,
son caractère éphémère.
Son art raconte
les mythes de notre monde
contemporain.
10h45
Corinne Hershkovitch
Pour que les chefs-d’oeuvre naissent libres et égaux
Corinne Hershkovitch « Pour que les chefs-d’oeuvre naissent libres et égaux » :
le parcours des Arts
Premiers depuis le pavillon des Sessions
du musée du Louvre, jusqu’à l’université
de Ouagadougou. Le manifeste lancé
par Jacques Kerchache en mars 1990
au lendemain de la commémoration
du bicentenaire de la Révolution Française,
en faveur de la création au musée du Louvre
d’une huitième section destinée aux arts
non européens, l’inauguration par
le Président Jacques Chirac en 2006
du musée du Quai Branly destiné à exposer
et promouvoir les cultures autres et enfin
l’annonce faite par le Président Emmanuel
Macron devant les étudiants de l’université
de Ouagadougou en novembre 2017,
relative à son souhait d’organiser dans
les cinq ans le retour du patrimoine africain
en Afrique, constituent autant d’étapes
d’une évolution géopolitique qui va
de la reconnaissance de la dimension
artistique et culturelle des Arts Premiers,
au droit au retour des oeuvres, fût-ce
« à marche forcée ». C’est l’histoire
de ce patrimoine culturel et de son possible
et souhaitable retour vers les peuples
qui en ont été les créateurs, que je souhaite
mettre en lumière devant vous.
Corinne Hershkovitch est
avocate à Paris, spécialiste
du droit du marché
de l’art et des questions
de restitution de biens
culturels. Elle est l’auteure
d’un ouvrage paru en
février 2011 qui dressait
un état de la question
de la restitution des biens
culturels, à partir
de sa pratique des cas
de revendication
de biens spoliés pendant
la Seconde Guerre Mondiale,
de restes humains
conservés dans des Museum
d’histoire naturelle et
de biens issus de pillages
et d’appropriations violentes,
perpétrées à l’occasion
des guerres de colonisation.
11h15
Nikhil Chopra
Drawing a line through landscape
Nikhil Chopra Drawing a line through landscape.
Nikhil Chopra’s performative work has often
involved voyages — across Sharjah desert,
down the Thames River, and into maritime
waters of the Arabian Sea. For Drawing a Line
through Landscape
he sets forth to traverse
nearly 3 500 Kilometres between Athens and
Kassel : crossing the mountainous landscape
of Greece, deserted villages, soviet townships
and orthodox monasteries in Bulgaria, the verdant wilderness of Cozia National Park and gatherings at public squares and art spaces in Sofia, Budapest and Bratislava where he is joined by fellow artists and choreographers. The artist serenades cities and towns he enters into as a lover does, transitioning through states of exuberance, intoxication, rejection and fatigue. This itinerant journey remains enmeshed in the trails of nomadism century’s old and migratory passages that are still being carved out. Eventually the zigzagging route is a complex microcosm of dispersed selfhood, abandonment, economic austerity and territorial violence in today’s Europe.
Nikhil Chopra was born in Calcutta in 1974, and lives in Goa. After studying at the Faculty of Fine Arts at Maharaja Sayaji Rao University in Baroda, India, he continued his studies in the United States where he had his first solo exhibition in 2003, Sir Raja II. His artistic practice ranges between live art, painting, photography, sculpture and installations. His performances, mostly improvised, dwell on issues such as identity, autobiography, the pose and self-portraiture reflecting on the process of transformation and the part played by the duration of performance. He combines everyday life, memory, collective history and daily acts. In April 2012, he has returned to India after a 1 year Fellowship in Berlin at Freie Universtät’s International Research Center, Interweaving Performance Cultures and a solo exhibition at Galleria Continua in San Gimignano, Italy. He has just returned home after completing his most ambitious project Drawing a Line through Landscape for Documenta 14.
11h45
Q/R avec les intervenants de la matinée
12h30
Pause
14h30
Peter Halley en dialogue avec Jill Gasparina
Répétitions/Différences
Peter Halley en dialogue avec Jill Gasparina Répétitions/Différences.
Les coordonnées du travail pictural de Peter Halley semblent avoir été définies une bonne fois pour toutes au début des années 1980. Ses peintures géométriques se construisent dès lors autour des relations entre ce qu’il appelle des « prisons », des « cellules », des « conduits », autant de motifs qui rendent compte de l’espace social. Elles font aussi usage des matériaux récurrents (Day-glo painting, Roll-A-tex). Son travail n’a pourtant eu de cesse d’évoluer, dans ses compositions, son chromatisme, son inscription architecturale, et ses enjeux théoriques. Comment mesurer l’évolution d’une pratique basée sur la répétition ? Comment écrire l’histoire de gestes répétitifs ? Est-il même pertinent de parler de répétition dans ce cas précis ?
Peter Halley (né en 1953 à New York, où il vit et travaille) est un peintre américain. Il étudie à Yale, où il obtient un BFA, puis à l’Université de la Nouvelle Orléans (MFA), avant de se réinstaller définitivement à New York au début des années 1980. Peter Halley est l’une des figures majeures du mouvement néo-géo. Il a notamment exposé au CAPC, Bordeaux (1991), au Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofia, Madrid (1992), au Stedelijk Museum, Amsterdam (1992), au Des Moines Art Center (1992), au Dallas Museum of Art (1995), au Museum of Modern Art, New York (1997), au Kitakyushu Municipal Museum of Art (1998), au Museum Folkwang, Essen (1998), au Butler Institute of American Art (1999), au Disjecta interdisciplinary Art Center, Portland (2012), au Musée d’art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole (2014) ainsi qu’au Schirn Kunsthalle, Frankfurt (2016). Depuis le milieu des années 1990, il produit également des installations, d’oeuvres in situ et il répond à des commandes publiques. On trouve des exemples de ces réalisations à la State University of New York, Buffalo (1998), à la Bibliothèque Municipale d’Usera, en Espagne (2002), dans la collection de la Banco Suisso d’Italia, à Turin (2003), à l’aéroport international de Dallas/ Fort Worth au Texas (2005), ou encore au Palazzo Bembo, à Venise (2011). En 2008, il a réalisé une installation permanente à la Gallatin School, à la New York University. Halley a écrit sur l’art et la culture pendant toute sa carrière. Ses premiers essais, rédigés dès 1981 et inspirés du post-structuralisme, traitent des liens entre le post-modernisme et les arts visuels, et sont porteurs d’une critique féroce du modernisme. Il a abordé par la suite des questions comme la révolution digitale, la planification urbaine, et l’impact des technologies sur le quotidien et les affects. De 1984 à 1987, il fonde et gère avec Ashley Bickerton, Jeff Koons et Meyer Vaisman la galerie International With Monument. Entre 1996 et 2006, il publie la revue Index Magazine. Halley a dirigé le programme de bachelor et master de peinture et techniques d’impression à la Yale University School of Art de 2002 à 2011.

Née en 1981, Jill Gasparina est critique d’art, curatrice et enseignante. Elle vit et travaille à Genève. Elle étudie à l’École normale supérieure, où elle obtient une agrégation de Lettres Modernes, puis s’oriente vers l’art contemporain et la théorie de l’art à l’Université de Paris 8. Elle publie régulièrement depuis 2004 dans des revues, magazines, catalogues et publications scientifiques. Depuis 2017, elle écrit pour le quotidien suisse Le Temps. Elle co-dirige le centre d’art la Salle de bains (Lyon), de 2009 à 2013. Elle occupe les fonctions de curatrice en arts visuels du Confort Moderne (Poitiers) de 2015 à 2017. Elle enseigne depuis 2008 à la Head – Genève. Ses sujets de recherches actuels portent sur les imaginaires informatiques et électroniques, la sciencefiction et les cultures pop.
15h15
Emmanuelle Huynh
La marche est une chute vers l’horizon
Emmanuelle Huynh La marche est une chute vers l’horizon.
« La marche est une chute vers l’horizon » (Hubert Godard, kinésiologue et analyste du mouvement). « Deux marches très importantes ont ponctué et fait césure dans mon parcours d’artiste : en 1995, partie pour un bain, je marche au Vietnam, le long de la mer de Chine durant huit heures sans pouvoir m’arrêter ni me retourner. Accomplir cette marche, c’est prolonger cette force qui me transporte pour la première fois de France au Vietnam. Je sais qu’elle a très directement façonné mon désir de chorégraphier ma première pièce d’auteure, Mùa, qui plonge le spectateur et moi-même dans le noir absolu. En 1997, j’interprète pour le Quatuor Knust, quatuor de notateurs Laban, Satisfying Lover, chorégraphie de Steve Paxton exclusivement constituée de marches et Continuous project altered daily de Yvonne Rainer, où les matériaux physiques les plus pauvres envahissent le plateau. Marcher, c’est l’une des choses les plus difficiles à faire sur un plateau de théâtre. Et qui conserve une capacité disruptive. Marcher, dans le sens d’avancer, de fonctionner, requiert discipline et persistance. À quoi est-ce que je reconnais que je marche encore ? Cela correspond-il au fait que cela marche pour moi ? À quelles conditions ces deux paradigmes, aux ressorts très différents, coïncident ils ? Marcher requiert parfois le chemin de traverse. » Emmanuelle Huynh marchera sans doute son intervention.
Emmanuelle Huynh a fait des études de philosophie (DEA à Paris 1) et de danse (Mudra Bruxelles/Béjart). Elle signe entre autres Mùa (1995), Bord, tentative pour corps, textes et tables (2001), Shinbaî, le vol de l’âme (2009) en collaboration avec une maîtresse ikebana, Cribles (2009) sur une partition de Xenakis, Tôzai !… (2014)… Son écriture chorégraphique se renouvelle à chaque projet. Formation, à partir du texte éponyme de Pierre Guyotat a été créée en 2017, soutenu par New Settings/ Fondation Hermès. Elle a dirigé de 2004 à 2012 le Centre national de danse contemporaine à Angers (Cndc). Elle enseigne à l’école d’architecture de Nantes-Mauritius et dirige l’atelier danse performance des Beaux-Arts de Paris depuis septembre 2016.
15h45
Krzysztof Wodiczko
Projections and Instrumentations
Krzysztof Wodiczko Projections and Instrumentations.
The wellbeing of the democratic process depends on the communicative and discursive vitality of the public space. Such vitality depends on the creation of psychosocial and cultural conditions for people to open up and fearlessly speak in public, as well as on devising aesthetic and media means for their speech transmission, and public reception. My work seeks to create such conditions through the use of especially designed communicative instruments and the appropriation of city symbolic structures as screens onto which meaning can be inscribed and re-inscribed, and thus exchanged. In such communicative projects the priority should be given to those whose voice has been least heard and whose existential experience, and critical needs have been least known and publicly acknowledged. In building a better life for everyone, the voice of marginalized and neglected people must be heard first. Blank facades and blind eyes of lofty civic monuments face speechless and estranged city residents living in their shadows. Many residents, – these “silent monuments to their own trauma,” as well as the city monuments, themselves speechless and traumatized by what they witness – should be given a chance to join each other, break their silence, regain their voice and speak.
Krzysztof Wodiczko, born 1943 in Warsaw, Poland, lives and works in New York City, in Cambridge, Massachusetts, and in Warsaw. He is renowned for his large-scale projections on architectural facades, and monuments. He has realized over ninety of such projections in twenty countries. Since the 1980s, through his projections and communicative instruments, he works with marginalized city residents on enforcing their public voice and expression. His work was presented at Documenta, Venice Biennale, Whitney Biennial, Montreal Biennale, Yokohama Triennial and many other international art exhibitions and festivals. He is a recipient of 4th Hiroshima Art Prize “for his contribution as an artist to the world peace.” His work is presented in PBS television series Art in the Twenty-First Century. He is a Professor of Art, Design and the Public Domain at Harvard’s Graduate School of Design.
16h15
Bernard Ceysson en dialogue avec Damien Airault
Business is not business
Bernard Ceysson en dialogue avec Damien Airault Business is not business.
Nous allons évoquer, dans une discussion à bâtons rompus avec le galeriste Bernard Ceysson, les changements liés à l’économie de l’art et aux nouveaux modes de diffusion, notamment numériques, de la création contemporaine. Ce dialogue sera aussi l’occasion d’évoquer la vie professionnelle et les passions d’un galeriste à la carrière reconnue et la façon dont il voit l’art, son milieu, son public ou encore ses collectionneurs se transformer peu à peu. Plusieurs questions serviront alors de fil conducteur : l’idée de radicalité a-t-elle changé ces trente dernières années ? Comment concevoir l’engagement, quand on est artiste ou intermédiaire, dans un système qui demande peut-être de plus en plus de compromis et/ou de stratégies ? Quelle est la place d’un galeriste vis-à-vis du discours de l’artiste ? Sous quelles formes pense-t-on une galerie aujourd’hui et quelles expérimentations rend-elle possible ? Autant de points qui seront abordés librement.
Damien Airault est commissaire d’exposition et critique d’art. Il a réalisé plus d’une quarantaine d’expositions et d’événements pour des institutions artistiques (Frac Aquitaine et Paca, Confort Moderne, Triangle France, Mucem, Musée des Beaux-Arts de Niort), des écoles d’art et des espaces indépendants comme Le Commissariat à Paris, dont il s’est chargé de 2008 à 2011. Il est actuellement, avec 5 autres chercheurs, invité de l’INHAlab. Bernard Ceysson est historien d’art, conservateur de musée et commissaire d’exposition. Il a été l’un des premiers conservateurs à s’intéresser à la peinture américaine de manière historique, mais aussi aux années 1950 en initiant à Beaubourg l’exposition de 1989 Les années 1950. Il a poursuivi cette lancée en consacrant une seconde exposition à cette période, au Luxembourg en 2011, intitulée Les années fertiles. Il a dirigé le Mnam – Centre Georges Pompidou, le Musée d’art et d’industrie et des musées de SaintÉtienne, et également été le conservateur en chef du Musée d’art moderne de Saint-Étienne. Il a ouvert plusieurs galeries d’art à Paris, à Saint-Étienne et au Luxembourg.
17h
Q/R avec les intervenants de l’après-midi


Jeudi 7 juin

09h30
Accueil, petit-déjeuner
10h
Maria Thereza Alves
Subverting Stupidity
Maria Thereza Alves Subverting Stupidity.
A Possible Reversal of Missed Opportunities, a work for the 32nd São Paulo Biennale which would have worked with indigenous students in three universities was not embraced by two universities changes caused by these refusals lead to interesting complexities. During the making of Seeds of Change : Bristol, the lackadaisical attitude of the production manager resulted in urgent solutions to finding homes for 200 samples of earth with potential seeds and communities responded enthusiastically. Beyond the painting researched, male French painters’fascination with women’s bodies and slavery and unveiled how contemporary women in Nantes are still influenced by these practices.
Maria Thereza Alves (1961, Brazil, lives in Berlin, Germany) is an artist and co-founder of the Partido Verde of São Paulo, Brazil in 1988. In 1978 she made an official presentation on the human rights abuses of the indigenous population of Brazil at the UN Human Rights Conference in Geneva. Recently Alves has participated in the 32nd São Paulo Biennale and the Sharjah Biennale. She had a solo exhibit at MUAC in Mexico City and a survey exhibit at CAAC in Seville. She participated in Documenta (13) with The Return of a Lake. Alves is the recipient of the Vera List Prize for Art and Politics 2016-2018.
10h30
Timothy Morton
Reflexions on Being Ecological
Timothy Morton Reflexions on Being Ecological.



Timothy Morton is Rita Shea Guffey Chair in English at Rice University.
He has collaborated with Björk, Jennifer Walshe, Olafur Eliasson, Haim Steinbach, Emilija Škarnulytė and Pharrell Williams. He is the author of Being Ecological (Penguin, 2018), Humankind : Solidarity with Nonhuman People (Verso, 2017), Dark Ecology : For a Logic of Future Coexistence (Columbia, 2016), Nothing : Three Inquiries in Buddhism (Chicago, 2015), Hyperobjects : Philosophy and Ecology after the End of the World (Minnesota, 2013), Realist Magic : Objects, Ontology, Causality (Open Humanities, 2013), The Ecological Thought (Harvard, 2010), Ecology without Nature (Harvard, 2007), eight other books and 200 essays on philosophy, ecology, literature, music, art, architecture, design and food. In 2014 Morton gave the Wellek Lectures in Theory. Blog : http://www. ecologywithoutnature. blogspot.com.
11h
Djamel Tatah en dialogue avec Erik Verhagen
What’s going on ?
Djamel Tatah en dialogue avec Erik Verhagen What’s going on ?
Dialogue entre deux complices, l’un est artiste, l’autre historien de l’art et critique. Il est question de l’acte artistique : D’où vient sa nécessité ? L’histoire subjective, le parcours, les rencontres humaines, les rencontres artistiques ? Que faire de cette nécessité ? Comment influe-t-elle la production ? Comment la production résiste à ses influences ? Quelle est la force du point de vue sur le monde, d’une position morale, éthique ? Quelle durée nécessite-t-il ? Le temps agit-il en faveur de l’art ? L’artiste négocie perpétuellement avec cette idée. Quels sont les choix qui s’opèrent de manière à ce que l’expérience artistique agisse et puisse se poursuivre ? Quels en sont les écueils, les limites ? Le commerce des oeuvres, la dimension économique de leurs productions ont-ils une part importante ? Comment la réception du travail agit-elle ? Quels sont les choix qui viennent conditionner le chemin ?
Né en 1959, Djamel Tatah est artiste. Il vit et travaille en Provence. Il enseigne aux Beaux-Arts de Paris depuis 2008. Formé à l’École des Beaux-arts de Saint-Étienne entre 1981 et 1986, il a exposé dans des lieux tels que le Centre d’Art de Salamanque (Espagne 2002), le Musée Guangdong à Canton (Chine 2005), le Musée des Beaux-arts de Nantes (2008), le Musée d’art moderne et contemporain de Nice (2009), la Villa Medici à Rome (1997, 2010), le Château de Chambord (2011), le Musée d’art moderne et contemporain d’Alger (2013), la Fondation Marguerite et Aymé Maeght, le Musée d’art moderne de Saint-Étienne (2014), ainsi qu’à la Collection Lambert en Avignon (2017-2018). Son oeuvre est aujourd’hui présente dans d’importantes collections dont la Fondation Art Barjeel (Sharjah), le Bristish Museum (Londres), le Musée National d’Art Moderne Centre-Pompidou (Paris), le Macaal (Marrakech), le Musée d’Art Contemporain de Salamanque, le Mac/Val (Vitry/Seine), la Fondation Marguerite et Aymé Maeght (Saint-Paul).

Erik Verhagen est maître de conférences en histoire de l’art contemporain à l’Université de Valenciennes. Il mène corollairement une activité de commissaire d’expositions et de critique d’art et contribue régulièrement à la revue Art Press. Auteur d’une monographie consacrée à l’oeuvre photographique de Jan Dibbets (2007, rééditée en 2014 à la Leuven University Press) ainsi que de nombreux articles et essais publiés en Europe et aux États-Unis, il a co-publié en 2016, un livre sur les oeuvres « praticables » aux éditions du MIT (Practicable) et en 2017, un ouvrage dédié à Franz Erhard Walther (Dialogues, Reina Sofia, Madrid). Il assure actuellement le co-commissariat de l’exposition Zao Wou-Ki au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris.
11h45
Q/R des intervenants de la matinée
12h30
Pause
14h30
Jimmie Durham
Daily work as the world destroys itself
Jimmie Durham Daily Work as the World Destroys Itself.
Theories, plans, ambitions can have little to do with the necessities of daily energetic survival. How to make things in a social context ? The natural world is all that we have. It is completely natural that we are poisoning in the oceans and destroying every forest with no satisfaction. We should not want to go back to nature and we should not imagine that we can escape it. Money is no object.
Jimmie Durham (1940, USA) is an artist, poet and writer who currently lives in Europe. He has taken part in numerous international exhibitions such as Documenta (1992, 2012), Whitney Biennial of New York (1993, 2003, 2014), the Venice Biennial (1999, 2001, 2003, 2005, 2013), the Istanbul Biennial (1997, 2013) and many other group shows. Besides multiple solo exhibitions at different museums like ICA in London, Palais des Beaux-Arts in Brussels (1993) and Madre Museum in Naples (2008, 2012), Portikus in Frankfurt (2010), Serpentine Gallery in London (2015), Neuer Berliner Kunstverein (n.b.k.) (2015), Fondazione Querini Stampalia, Venice (2015), Maxxi Rome (2016), Migros Museum, Zurich (2017), retrospectives of his works were shown at the Hammer Museum, LA, the Walker Art Center, Minneapolis, the Whitney Museum of American Art, New York and the Remai Modern, Saskatoon (2017-2018), at Muhka in Antwerp (2012), Musée d’Art moderne de la Ville de Paris (2009) and Mac in Marseille and Gemeentemuseum in The Hague (2003). He received the emperor’s ring of the city of Goslar (Goslarer Kaiserring) (2016) and the Robert Rauschenberg Award (2017).
15h00
Joana Hadjithomas et Khalil Joreige
Partager des territoires artistiques
Joana Hadjithomas et Khalil Joreige Partager des territoires artistiques.
Comment vivre, créer, penser un territoire de l’art qui mette au centre la nécessité et l’urgence mais aussi la poésie dans ces présents troubles ? Quelles sont les possibilités, les voies à explorer ? Nous avons besoin de générosité, de gratuité, de gratitude, d’échange, de partage… Sinon nous allons rétrécir, mourir, étouffés.
Joana Hadjithomas et Khalil Joreige, cinéastes et artistes nés à Beyrouth (1969) ont commencé leur pratique à la suite des guerres civiles libanaises. Leur travail photographique, filmique et d’installation porte sur les enjeux de la représentation dans des contextes particuliers mais aussi sur l’écriture de l’Histoire et les constructions d’imaginaires. Au-delà d’une histoire personnelle, d’histoires tenues secrètes qu’ils aiment à déployer ou de thématiques liées à un territoire, c’est un dialogue avec nous tous que Joana Hadjithomas et Khalil Joreige entretiennent. Ils ont été les lauréats du prix Marcel Duchamp en 2017 et sont représentés en France par la Galerie Fabienne Leclerc – In situ, Paris.
15h45
Clémentine Deliss
Organes et alliances
Clémentine Deliss Organes et alliances.



Clémentine Deliss (Ph. D) est commissaire d’expositions, éditrice et historienne de la culture.
Ses travaux concernent les itérations historiques et contemporaines des réseaux artistiques mondiaux ; la réhabilitation des collections ethnologiques, et l’articulation de la pratique artistique et de la transdisciplinarité au moyen des organes de publication. De 2010 à 2015, elle a dirigé le Weltkulturen Museum à Frankfort-sur-le-Main, y créant un nouveau laboratoire de recherches. De 2002 à 2009, elle a animé le collectif « Future Academy », avec des cellules de recherche à Dakar, Londres, Édimbourg, Mumbai, Bangalore, Melbourne, et Tokyo. Elle est membre du Laboratoire Agit’Art et éditrice de Metronome et Metronome Press. Elle est professeur invitée à l’École nationale supérieure d’arts de Paris- Cergy, et enseigne à la Hochschule für Grafik und Buchkunst à Leipzig. Elle vit à Berlin.
16h15
Jennifer Flay en dialogue avec Jean-Marc Bustamante
Jennifer et les forçats
Jennifer Flay en dialogue avec Jean-Marc Bustamante Jennifer et les forçats.
Jennifer Flay occupe aujourd’hui une position clef pour observer et vivre de l’intérieur « la marche forcée » des acteurs de l’art, comme galeriste (jusqu’en 2003, sa galerie fût l’une des plus remarquées en son temps) et comme directrice artistique de la Fiac, aujourd’hui reconnue comme l’une des plus importantes au monde. Jean-Marc Bustamante l’a rencontrée il y a plusieurs dizaines d’années alors qu’elle était assistante de sa galerie Ghislaine Hussenot. Ils dialogueront ensemble sur ces sujets avec le recul nécessaire et l’expérience acquise.
D’origine néozélandaise, Jennifer Flay a travaillé au sein des plus grandes galeries françaises d’art contemporain, avant d’ouvrir son propre espace en 1990, où elle a notamment exposé Claude Closky, John Currin, Felix Gonzalez-Torres,
Anselm Reyle et Xavier Veilhan. Directrice artistique de la Fiac depuis 2003, elle en est la commissaire générale depuis 2010, et est à l’origine des changements qui ont conduit au profond renouveau de cet événement, aujourd’hui reconnu comme l’un des plus remarquables de son envergure. On doit notamment à Jennifer Flay la création d’une programmation signature Hors Les Murs, qui investit les sites les plus emblématiques de la capitale tels que le Petit Palais, le Jardin des Tuileries, la Place Vendôme et, depuis 2016, l’avenue Winston-Churchill piétonnisée à l’occasion de la Fiac pour y présenter des projets artistiques accessibles au plus grand nombre.

Jean-Marc Bustamante est né à Toulouse en 1952. Membre de l’Institut, il est artiste, professeur, et directeur des Beaux-Arts de Paris depuis 2015.
17h00
Q/R avec les intervenants de l’après-midi
Jennifer Flay en dialogue avec Jean-Marc Bustamante Jennifer et les forçats.
Jennifer Flay occupe aujourd’hui une position clef pour observer et vivre de l’intérieur « la marche forcée » des acteurs de l’art, comme galeriste (jusqu’en 2003, sa galerie fût l’une des plus remarquées en son temps) et comme directrice artistique de la Fiac, aujourd’hui reconnue comme l’une des plus importantes au monde. Jean-Marc Bustamante l’a rencontrée il y a plusieurs dizaines d’années alors qu’elle était assistante de sa galerie Ghislaine Hussenot. Ils dialogueront ensemble sur ces sujets avec le recul nécessaire et l’expérience acquise.
D’origine néozélandaise, Jennifer Flay a travaillé au sein des plus grandes galeries françaises d’art contemporain, avant d’ouvrir son propre espace en 1990, où elle a notamment exposé Claude Closky, John Currin, Felix Gonzalez-Torres,
Anselm Reyle et Xavier Veilhan. Directrice artistique de la Fiac depuis 2003, elle en est la commissaire générale depuis 2010, et est à l’origine des changements qui ont conduit au profond renouveau de cet événement, aujourd’hui reconnu comme l’un des plus remarquables de son envergure. On doit notamment à Jennifer Flay la création d’une programmation signature Hors Les Murs, qui investit les sites les plus emblématiques de la capitale tels que le Petit Palais, le Jardin des Tuileries, la Place Vendôme et, depuis 2016, l’avenue Winston-Churchill piétonnisée à l’occasion de la Fiac pour y présenter des projets artistiques accessibles au plus grand nombre.

Jean-Marc Bustamante est né à Toulouse en 1952. Membre de l’Institut, il est artiste, professeur, et directeur des Beaux-Arts de Paris depuis 2015.
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