Guillaume PARIS
Département des pratiques artistiques 

Né en 1966 en Côte d’Ivoire, Guillaume Paris a grandi en Afrique et en Asie. Il obtient une bourse d’étude en ingénierie pour la Cooper Union à New York, et finit par y étudier en parallèle les arts plastiques. Diplomé en 1991, il poursuit sa réflexion artistique à l’Institut des hautes études en arts plastiques, à Paris. Il est artiste en résidence en 1992 au Core Program à Houston, puis à la Rijksakademie d’Amsterdam et, en 1997-1998, est pensionnaire à la Villa Médicis à Rome. Il entreprend des études doctorales en ethnologie à l’University College London en 1995. Il présente une exposition personnelle en 1991 à la Cooper Union à New York. De nombreuses expositions personnelles lui sont consacrées en France (Galerie Ghislaine Hussenot, Mamc Strasbourg, Palais de Tokyo, Galerie Nelson-Freeman) et à l’étranger.

Son travail est également présenté dans des musées et centres d’arts (Centre Pompidou, Jeu de Paume, ZKM, Musée Tinguely, Fondation Prada).

Il a enseigné à la Parsons School of Art and Design à Paris de 1996 à 2001.

Depuis 2000, il intervient dans des écoles d’art et universités en France et à l’étranger (Pékin, Tokyo, Helsinki, Utrecht, Londres, Taipei, Nakin, Belgrade).

Initié au début des années 1990, le projet H.U.M.A.N.W.O.R.L.D. rassemble l’ensemble des préoccupations de Guillaume Paris : construction identitaire et idéologie, réification et fétichisme… croyance, mémoire, temporalité. Il implique la mise en oeuvre d’une grande variété de médias et repose sur une approche composite, faite de collaborations avec des interlocuteurs de différentes disciplines. Initialement attiré par le cinéma et l’art conceptuel, Guillaume Paris s’est intéressé au documentaire ethnographique et au cinéma expérimental avant de s’orienter vers les arts plastiques. Par-delà l’hétérogénéité des pratiques et des médias, la pédagogie qu’il mène dans son atelier repose sur l’analyse des oeuvres et des discours – croyances – qui leur sont associés.

Note d’intention : « Je privilégie une approche analytique, reposant sur des discussions collectives critiques autour du travail des étudiants, les faisant participer activement au processus interprétatif et discursif. J’estime que pour un étudiant, l’élément le plus précieux d’une école d’art est la communauté de ses pairs.

Il ne s’agit pas de suggérer des solutions mais de poser les bonnes questions – et de faire en sorte qu’à terme, l’étudiant se les pose lui-même, dans le cadre de sa propre démarche, singulière. »

Pour la rentrée 2016, l’atelier Paris – rebatisé ALTelier – renouvelle son engagement avec les pratiques limitrophes, en marge ou aux frontières des disciplines constituées, ainsi qu’à la question de leurs interfaces. L’ALTelier est attentif aux profonds changements actuels (sociétaux, politiques, culturels, technologiques, économiques, écologiques) et désireux de capter, d’expérimenter et de penser la multiplicité des possibles présents. Passer de la transdisciplinarité et du multiculturalisme à une possible multidisciplinarité et un transculturalisme pourrait résumer l’hypothèse de travail de l’ALTelier.