Jacques AUMONT
Séminaire de diplôme de 5e année

Jacques Aumont a fait des études d’ingénieur qui l’ont mené à la télévision. De là, il est passé à la critique de cinéma, puis à l’université, à Paris et dans divers autres lieux, de Berkeley à Nimègue et de Lisbonne à Madison (Wisconsin), où il a enseigné durant près de quarante ans.

S’est intéressé à des questions comme le continu et le discontinu au cinéma ; les films dans les films ; la question du moderne (Moderne? Comment le cinéma est devenu le plus singulier des arts, 2007) ; la réflexion théorique des cinéastes (Les Théories des cinéastes, 2002), voire des questions plus particulières (Cinéma et mise en scène, 2006). A également traité des problèmes relatifs à l’image, filmiques et autres : Montage Eisenstein, 1979, 2005 ; L’OEil interminable, 1989, 1995, 2007 ; L’image, 1990, 2011 ; Matière d’images, 2005, 2009 ; Le Montreur d’ombre, 2012. Plus récemment, s’est demandé si le cinéma était encore bien du cinéma (Que reste-t-il du cinéma ?, 2013 ; Limites de la fiction, 2014).

Se méfie des « grandes théories » et croit davantage à la vertu du commentaire analytique, partant du principe que les images sont un des grands vecteurs de pensée dont nous disposons, et qu’il faut les traiter comme telles, en les prenant au sérieux jusqu’au bout. Croit donc à la puissance propre de l’image et cherche à comprendre jusqu’où cette puissance peut aller. »

J. Aumont par lui-même.