Philippe RENAULT
Département des technicités /Moulage

Né en 1961, Philippe Renault enseigne aux Beaux- Arts de Paris depuis 1997.

Initié dès 1978 au moulage par son père, il travaille en 1979 à la manufacture de porcelaine de Villenauxe-la-grande, en 1983 chez Robert Noguès (professeur de moulage aux Beaux-Arts de Paris) et depuis 1987 pour son propre compte.

Il réalise des moulages et des restaurations pour l’Assemblée Nationale, pour les cathédrales de Reims et d’Amiens, pour la banque de France, le siège d’Axa, le siège du Crédit Lyonnais, l’Hôtel de Laigue, l’hôtel Plazza athénée, le restaurant l’Ambroisie. Il travaille pour des artistes comme Étienne Martin, Antoniucci Volti, Anne et Patrick Poirier, Georges Oudot, Pierre-Yves Trémois, Robert Couturier… Il réalise des commandes pour le musée Bourdelle, la fondation Dina Vierny et le musée Maillol, et le musée Volti.

Principales réalisations (restauration, moulage, création) : Masques en cire grands blessés de 1914-1918, hôpital du Val-de-Grâce, 1990 ; Poteau Cornier (oeuvre en bois du XVe siècle), ville de Saint-Julien du Sault, 1994 ; Bernard Palissy de Barrias, Petit Palais, 1998 ; La Porte du Paradis de Lorenzo Ghiberti et l’Ange de la fortune de Bordoni, Beaux-Arts de Paris 2002-2003, Minerve casquée, château de Sceaux, 2004 ; bas-relief Prix de Rome de James Pradier, musées d’art et d’histoire de Genève, 2005. Autres créations (sculptures et moulages) : Musée de l’histoire de la ville du Luxembourg, 2006 ; musée du quai Branly, 2009 ; Cité des sciences et de l’industrie, 2010 ; école polytechnique de Palaiseau, Le conscrit de Corneille-Henri Theunissen, 2012 ; musée de l’ile de France, deux sculptures monumentales de François Anguier, 2013-2014 ; musée des moulages de Montpellier, Tombeau Médicis de Michel Ange (fragments), 2015.

Note d’intention : « Les principes comme le positif et le négatif, la lumière et l’ombre, l’ajout et l’extraction, l’emboîtement, l’assemblage, la déformation ou le changement d’échelle, tous ces éléments forment l’ossature et constituent l’essence même du moulage. Apprendre à décomposer les processus, coordonner pensée et fabrication, se confronter aux autres, expérimenter, mettre au point puis fabriquer. Étudier l’oeuvre, se questionner sur son rapport face à l’espace, à la lumière, sur sa place dans un espace architectural, urbain ou rural, sur son positionnement face à l’art et aux artistes d’aujourd’hui, tels sont les principaux enjeux de l’atelier à l’enseignement résolument pluridisciplinaire. »