CM Histoire de l’art contemporain

Mobilité, écritures du mouvement et sens de l’histoire dans l’art moderne et actuel

Enseignant

Jean-François CHEVRIER

Objectifs

Ce cours vise à replacer l’art contemporain dans une profondeur historique et à donner aux étudiants le recul nécessaire pour s’engager dans la culture artistique contemporaine. L’étudiant.e est amené.e à suivre le déroulement d’un récit historique fondé sur une recherche en cours, appuyé sur des descriptions d’oeuvres et des lectures de textes. Il.elle doit être sensibilisé-e à l’importance des faits et des dates. Il/elle doit comprendre également que ces données deviennent significatives à l’intérieur d’une problématique développée à partir d’hypothèses. Enfin, il/elle doit ressentir le besoin de vérifier par lui/elle-même et de poursuivre ou de reprendre à sa façon les expériences

de lecture et de perception qui lui ont été présentées dans le cours.

Contenu et méthodes

Dans l’âge moderne, depuis la« Renaissance », la physique, issue de la philosophie de la nature, a placé la question du mouvement au centre de ses investigations. Parallèlement, les sciences de la vie et les sciences humaines ou sociales ont étudié des phénomènes de mobilité. Nous avons, depuis deux ans, examiné quelques croisements décisifs entre ces différentes approches scientifiques et l’histoire des arts. Mais, si l’on peut admettre que la« recherche » est devenue une idée partagée entre les ateliers, les laboratoires et les séminaires, les cadres d’expérience sont restés très différents. Marcel Duchamp s’était évertué à« distendre légèrement les lois de la physique ». Cette option spéculative s’est combinée dans l’art moderne avec une approche empirique du mouvement, qui a ouvert de nouvelles combinaisons entre le domaine des images et celui des actions ou performances. Comme dans les deux années précédentes, nous essaierons d’ouvrir des voies transversales, entre les disciplines, tout en examinant les transformations de l’historicité auxquelles participent les pratiques artistiques, notamment au travers de leur inscription, momentanée ou durable, manifeste ou rétrospective, dans des« mouvements ». L’un de ces mouvements, le cinétisme, s’est donné comme argument la production du mouvement.

Mais il s’agit d’interroger plus largement le lien du mouvement avec le sens de l’histoire. Dans les arts comme dans les comportements, un idéal de mobilité est devenu progressivement, avec l’affirmation des libertés individuelles, un trait distinctif de la« modernité ». Qu’en est-il aujourd’hui ?

Comme cela se vérifie constamment dans l’histoire des phénomènes migratoires, la mobilité peut être forcée, subie, autant que choisie.

Année d’études : 1 ; 2 ; 3

Les lundis de 18h30 à 20h30, amphithéâtre des Loges