Quand les arts s’invitent à l’école

Les cinq grandes écoles d’art de Paris Sciences & Lettres et les Fondations Edmond de Rothschild renouvellent le programme de formation d’Artiste Intervenant en Milieu Scolaire (AIMS)

Quand les arts s’invitent à l’école

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En mai et juin, sept jeunes artistes présentent le travail mené en résidence au cours de l’année 2016-2017 avec les élèves d’écoles et collège de Saint-Ouen-sur-Seine, L’île-Saint-Denis et Montreuil.

Ces jeunes artistes issus des Beaux-Arts de Paris, du Conservatoire National Supérieur d’art Dramatique (CNSAD), du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris (CNSMDP), de l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs (EnsAD) et de La Fémis ont suivi une formation qui a pour objectif de leur donner les compétences nécessaires à l’intervention artistique et à la conduite de projets dans un cadre scolaire, tout en leur permettant de développer leur projet artistique personnel.

Calendrier du parcours « C’est le terrain qui fait des vagues »

Exposition, spectacles, performances, projection de films, catalogue

Mercredi 17 mai 2017 à 19h30
Imagine une cabane

Geoffrey Rouge-Carrassat (CNSAD)
Salle Maria Casarès du Nouveau Théâtre de Montreuil (63, rue Victor Hugo 93100 Montreuil)

Jeudi 15 juin 2017 à 18h30
Au rythme de notre environnement

Guillaume Hermen (CNSMDP)
Salle de billard, Conservatoire de Saint-Ouen-sur-Seine (12, rue Albert Dhalenne 93400 Saint-Ouen-sur-Seine)

Du mardi 20 au samedi 24 juin 2017 de 11h à 19h
C'est le terrain qui fait des vagues

Ulysse Bordarias, Nicolas Courgeon, Coline Cuni (Beaux-Arts de Paris) et Eddy Terki (EnsAD)
Galerie du CROUS (11, rue des Beaux-Arts 75006 Paris)
Finissage le vendredi 23 juin à partir de 16h

Lundi 26 juin 2017 à 18h30
Projection de films

Cécile Paysant
Cinéma Georges Méliès (12, place Jean-Jaurès 93100 Montreuil)

Les enjeux de cette formation d’excellence

Alors que l’éducation artistique en milieu scolaire s’affirme de plus en plus comme un enjeu prioritaire, les Fondations Edmond de Rothschild et les Beaux-Arts de Paris, en partenariat avec l’Inspection de l’Éducation nationale, ont mis en place depuis 2010 un programme original de formation diplômante d’Artiste Intervenant en Milieu Scolaire.

A la rentrée 2016, les quatre autres écoles nationales supérieures d’art de Paris les ont rejoints.

Les sept jeunes artistes ont tissé des liens entre leur univers créatif et le monde scolaire, une année durant. Ils ont fait entrer l’art dans les écoles et ont encouragé les élèves à exprimer leur créativité et leur sensibilité.

Parce que ce programme associe création, formation professionnelle, pluridisciplinarité, appui pédagogique et engagement social, il est unique en France. Son succès s’explique également par la formidable collaboration entre cinq grandes écoles d’art, deux ministères, trois villes, une fondation et une université de recherche.

Le programme en chiffres

Depuis sa création, AIMS c’est 28 artistes formés, 15 écoles et collèges, plus de 800 élèves, 6 expositions et 5 catalogues.

7 artistes, 5 disciplines et 7 projets différents en 2016-2017

Geoffrey Rouge-Carrassat,

diplômé du Conservatoire national supérieur d’art dramatique (CNSAD) intervient au Collège Cesaria Evora de Montreuil

Ce que j'ai voulu transmettre, ce que j'ai voulu partager de ma passion du théâtre avec les élèves du Collège Césaria-Evora de Montreuil, c'est l'une des notions les plus essentielles et complexes de l'art de l'acteur : la conviction. Le théâtre, c'est jouer. Jouer, c'est faire semblant, c'est faire « comme si »... Mais pour le faire bien, « pour qu'on y croit », il faut y croire aussi. Alors comment faire pour croire aux enjeux d'une situation, par exemple ? Comment se « mettre en jeu ? » C'est au gré de nos expérimentations (où il s'agissait de FAIRE avant de savoir POURQUOI on faisait) et de nos mini-spectacles (créés, chaque séance, à partir de règles, consignes, contraintes nouvelles – comme s'il s'agissait d'un jeu), que j'ai pu introduire certains savoir-faire (engagement physique et vocal, équilibre de plateau) et savoir-être (concentration, écoute, ouverture, courage) indispensables à l'activité théâtrale.
Car, faire du théâtre, c'est certes jouer à faire semblant ; mais avec d'autres et pour d'autres.

Guillaume Hermen,

diplômé du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris (CNSMDP) intervient à l’école Anatole France de Saint-Ouen-sur-Seine

Avant les noms, les dates, les mots, se plonger dans les vibrations du son et observer les réactions du corps et de l’esprit. Développer une écoute qualitative – et non collectionneuse – en analysant de très courts extraits de musique provenant de différentes origines ou époques. Se concentrer sur et par le vivant : mettre le corps en mouvement en suivant les fluctuations du temps, s’amuser des expressions du visage pour ressentir la forme d’une oeuvre, faire sonner la voix pour comprendre le timbre, stimuler l’imagination en reliant le son, le geste et le signe. Rire. Prendre comme point de départ « l’ici et maintenant » des enfants, leurs activités, leurs lieux de vie, leurs émotions, leurs nécessités et écouter le rythme. Entrer dans la musique du quotidien et s’amuser des polyphonies du monde en marche… Quel est le point commun entre la course d’un footballeur qui s’apprête à tirer et le battement d’aile d’un oiseau qui se pose ? Pourquoi imagine-t-on un galop de cheval quand le pianiste joue cette partie ? Jouer « au rythme de notre environnement » pour avoir une meilleure conscience de notre perception, bâtir une solide confiance en notre expression et tisser des liens, entre les choses, entre les gens et les choses, entre les gens.

Ulysse Bordarias,

diplômé des Beaux-Arts de Paris, intervient à l’école Paul Langevin de Saint-Ouen-sur-Seine

Au début de l’année scolaire, à l’école Paul-Langevin, j’ai voulu que nous tendions un fil entre l’activité artistique et le fait de raconter sa propre vie. Au détour d’activités de découvertes, nous avons abordé l’image du corps, les lieux du quotidien, la rêverie, le récit. Déambulant entre le dessin, la peinture, ou la création de costume (qui s’est invitée par surprise), nous avons dérivé ensemble vers des propositions diverses et plus précises, liées au corps, à sa description fantastique ou réaliste, concrète ou métaphorique, et c’est en proposant à chaque élève de suivre un temps sa propre voie que nous avons pu approfondir et tracer sur la feuille de notre itinéraire commun un dessin foisonnant. Portrait en grand format, machine à voyager dans le temps, images de rue ou formes abstraites, j’ai ensuite proposé que nous rassemblions cet éclectisme dans un projet commun : les costumes-tableaux photographiés devant des décors, le tout conçu par les élèves et à partir de leurs inventions, devaient nous mener à notre destination.

Nicolas Courgeon,

diplômé des Beaux-Arts de Paris, intervient à l’école Jean Lurçat de L’Île-Saint-Denis

L’île mystérieuse est la métaphore qui, tel un radeau, assure la navigation de notre groupe sur les mers en la commune de L’Île-Saint-Denis. Chaque chapitre de l’histoire s’incarne par l’apparition d’une technique ou d’un matériau nouveaux : tissu, branchage, plâtre, sable, etc.
L’observation dessinée de la flore dans les serres municipales de Saint-Ouen, ainsi que l’immersion dans les matériaux de la sculpture, nous a permis d’élaborer un vocabulaire de formes, de gestes et de couleurs, matérialisé par le grand feuillage qui habite notre atelier. En inventant désormais des espèces végétales inédites et d’autres éléments de cet écosystème, les élèves sont peu à peu invités à élaborer, dans toutes ses dimensions, un petit paysage.

Coline Cuni,

diplômée des Beaux-Arts de Paris intervient à l’école Ecole Daniel Renoult de Montreuil

Et si nous nous efforcions à ne plus demander à un enfant ce qu'il a voulu représenter tandis qu'il créait sa petite forme ? Quel échange, quel langage, quelle attention construirions-nous avec lui ? C’est avec cette question en tête – et mes sculptures dans les cartons – que je suis arrivée sur les hauteurs de Montreuil, à l'école primaire Daniel-Renoult.
Au fil des mois, les enfants de la classe de CM2A ont expérimenté avec curiosité plâtre, mousse, bois, argile, tissu, utilisant avec enthousiasme spatule, serre-joint, vis et scie. Ismaël a créé une tour étourdie en forme de spirale, Aïcha voulait que sa plaque soit la plus lisse possible, Kayzer entreprit de construire un réceptacle capable de transporter toutes ses autres créations.
Ensemble, en s'essayant à donner forme à ces petits détails, c'est en fait tout l'univers que l'on (re)modèle.

Eddy Terki,

diplômé de l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs (EnsAD) intervient à l’école Pef de Saint-Ouen-sur-Seine

Écrire dans l'espace, prendre la parole : mon atelier est un long parcours, de la lettre vers l'espace. Qu'est-ce qu'une lettre ? Pratiquer la lettre, comprendre ce qu'elle exprime par sa forme, c'est aussi amener l'enfant à l'observation. Observer des formes typographiques pour se les approprier et en créer de nouvelles. De la lettre au mot. Comment s'exprimer dans l'espace ? Quelle place donner à l'écriture ? Après avoir pratiqué la lettre, les enfants sont amenés à construire des mots dans l'espace. J'invite les enfants à une pratique du design qui leur permet d'envisager le lien entre corps, écriture et espace.

Cécile Paysant,

diplômée de La Fémis, intervient au Collège Césaria Evora de Montreuil

Au collège Césaria Évora de Montreuil, je travaille avec de petits groupes d’élèves volontaires, mais aussi dans le cadre d’un dispositif d’accompagnement à des élèves en situation de décrochage scolaire, et ponctuellement dans les classes. Nous partons toujours d’expérimentations très libres : comment réagit la matière? Comment créé-t-on l’illusion du mouvement ? Comment donner un caractère à une forme en l’animant de différentes manières? Les élèves maîtrisent peu à peu le médium, la prise de vue et les outils numériques qui leur permettent de faire pour leurs films des choix avertis. L'animation nous offre la possibilité de jouer avec notre environnement immédiat, d'utiliser ou de détourner le lieu et les codes du collège, ou au contraire d'évoluer dans un univers créé de toutes pièces. Les élèves naviguent entre abstraction et formes figuratives ou narratives. Que ce soit dans le cadre de projets collectifs, ou d’une pratique individuelle, le fonctionnement des ateliers tend à permettre aux élèves d’être le plus autonomes possible, et à considérer cet espace et ce temps de création comme le leur. Cette expérience confronte les élèves à l'aspect technique, minutieux et parfois douloureusement rébarbatif de l'animation, mais leur fait, du moins je l'espère, entrevoir les possibilités infinies qu'elle offre à ceux qui s’accommodent de ses aléas.

En savoir plus sur le programme AIMS


Les Ateliers Ouverts des Beaux-Arts de Paris


Monumental
Version courte, Jocelyn Cottencin, 2017, répétition
Photo : Tilhenn Klapper

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Paris : du 29 juin au 2 juillet 2017
Vernissage le jeudi 29 juin à 18h
14 rue Bonaparte et 13 quai Malaquais

Saint-Ouen-sur-Seine : du 1er au 2 juillet 2017
124 rue des rosiers

Du 29 juin au 2 juillet, les Beaux-Arts de Paris mettent leurs habits de fête et ouvrent leurs portes pour donner à chacun l’occasion de découvrir un site unique où, depuis 200 ans, la jeunesse dialogue avec l’histoire artistique de notre pays.

Ateliers ouverts 2017

Pour clore l’année scolaire, les étudiants des Beaux-Arts de Paris, toutes années confondues, ouvrent leurs ateliers et proposent au public un programme riche en évènements : expositions, rencontres, performances, concerts… le tout dans une ambiance festive et conviviale !

Vivez un moment unique et construisez votre parcours parmi les oeuvres des artistes de demain.

Au coeur de Saint-Germain-des-prés, face au musée du Louvre, les amateurs d’art comme les familles et les simples curieux seront accueillis dans des bâtiments rarement ouverts au public.

Ils y découvriront des lieux cachés, intimistes ou grandioses, récemment rénovés et tous classés au titre des Monuments historiques, qui témoignent de 200 ans d’histoire de la création.

Sur le second site des Beaux-Arts de Paris à Saint-Ouen-sur-Seine, au coeur des Puces, de jeunes diplômés investiront les quatre ateliers de pratiques lourdes (mosaïque, taille, moulage, modelage), les trois bases techniques (forge, céramique et matériaux composites), ainsi que les locaux de la classe préparatoire Via Ferrata.

Tous diplômés en 2016, ils seront en compétition pour les Prix des fondations Marguerite et Methode Keskar et Rose Taupin-Dora Bianka sous l’égide de la Fondation de France, qui seront decernés le 1er juillet .

Au programme

40 ateliers ouverts au public en présence des étudiants

Une visite historique du site chaque jour

Une présentation d’oeuvres majeures de la collection, sorties des réserves

Felicità 17, l’exposition des diplômés félicités et avec mention au Palais des Beaux-Arts 

Gilgian Gelzer Contact, l’exposition de dessins de l’artiste et professeur des Beaux-Arts, au cabinet des dessins Jean Bonna

Une version courte de Monumental, mise en oeuvre par Jocelyn Cottencin avec 16 étudiants de l’atelier d’Emmanuelle Huynh, dans le cadre majestueux de la Cour vitrée du Palais des études.

Monumental est une performance et un film. Monuments, architectures, statues, oeuvres d’art forment la base d’une partition visuelle interprétée initialement par un groupe de 12 performers et chorégraphes, suivant un espace et des contraintes temporels définis. Le projet déplace les notions de figure, de récit et de forme tout en questionnant l’espace public et les oeuvres.

L’exposition des étudiants sélectionnés pour les cinq Prix des Amis des Beaux-Arts, dans les galeries droite et gauche du Palais des études L’exposition S’inscrire puis s’effacer... dans la chapelle des Petits-Augustins

17 étudiants du pôle matière/espace et leurs quatre professeurs présentent les oeuvres exposées lors de la Nuit des musées 2017 au pied de la Victoire de Samothrace et dans les Salles Charles X et Salle des Verres du musée du Louvre.

Cette exposition collective est le fruit des recherches qu’ils mènent depuis deux ans en Attique, dans le Péloponnèse, en Béotie, en Phocide et dans l’île de Samothrace. Là-bas, ils appréhendent l’espace hellénique dans une réalité contemporaine, où affleurent partout les témoignages du passé. Ils abordent les rapports d’échelle entre la figurine et la sculpture, la maquette et l’architecture, l’infime et le paysage. Ils s’inscrivent dans celui-ci, puis s’effacent, en ne préservant que les traces qu’il suscite.

Une programmation d’oeuvres vidéo au pôle numérique Une librairie proposant les ouvrages publiés aux éditions des Beaux-Arts, dont certains à petits prix, au Palais des Beaux-Arts

Le Café Héloïse et des espaces de convivialité animés par les étudiants

Et bien d’autres surprises...

Ouverture

Paris :

Jeudi 29 juin de 18h à 22h

Vendredi 30 et samedi 1er juillet de 11h à 20h

13 quai Malaquais

14 rue Bonaparte

Saint-Ouen-sur-Seine :

Samedi 1er juillet de 14h à 18h

Dimanche 2 juillet de 11h à 18h

Entrée libre


Les Beaux-Arts participent à la Nuit des Musées 2017


© Zoo

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Le 20 mai 2017, entrée libre jusqu’à 23h

Les Beaux-Arts de Paris proposent deux événements pour la Nuit des musées 2017 : une ouverture exceptionnelle de l’exposition Felicità 17, l’exposition des diplômés félicités et avec mention et S’inscrire, puis s’effacer…, une intervention de 17 étudiants du Pôle matière/espace et de leurs professeurs au musée du Louvre.

Felicità 17

Les Beaux-Arts de Paris ouvrent pour la Nuit des musées 2017 l’exposition annuelle des jeunes artistes ayant obtenu le diplôme national supérieur d’arts plastiques (Dnsap) avec les félicitations et mentions.

Avec : Dorian Bauer, Sarah Belhadjali, Jean-Charles Bureau, Côme Clérino, Célia Coëtte, Claudio Coltorti, Paul Descoings, Marie Dupuis, Clara Fontaine, Matthieu Haberard, Nathanaëlle Herbelin, Vladimir Hermand, Mahalia Köhnke-Jehl, Lucile Kessil, Alexandre Lenoir, Estrid Lutz & Émile Mold, Adrien Maes, Johanna Monnier, Chloé Mossessian, Nidgâté, Pierre Pauze, Lucie Planty, Alicia Renaudin, Sophie Rézard de Wouves, Caroline Reveillaud, Blaise Schwartz, Alexander Sebag, Cécile Serres, Nefeli Papadimouli, Tatiana Pozzo di Borgo, Raphaël Sitbon, Arthur Tiar, Laure Tiberghien et Radouan Zeghidour.

Commissaire: Joan Ayrton

Au programme : visite commentée de l’exposition par la commissaire
Joan Ayrton (à 20h) et performances toute la soirée.

S’inscrire, puis s’effacer…

17 étudiants du pôle matière/espace et leurs quatre professeurs interviennent au pied de la Victoire de Samothrace et dans les vitrines de la « Salle des Verres » et des «Salles Charles X» du musée du Louvre.

À l’invitation du Département des Antiquités Grecques, Etrusques et Romaines, ils exposeront le fruit des recherches qu’ils mènent depuis deux ans en Attique, dans le Péloponnèse, en Béotie, en Phocide et dans l’île de Samothrace. Là, ils appréhendent l’espace hellénique dans une réalité contemporaine, où affleurent partout les témoignages du passé. Ils abordent les rapports d’échelle, entre la figurine et la sculpture, la maquette et l’architecture, l’infime et le paysage, dans lequel ils s’inscrivent, puis s’effacent, en ne préservant que les traces, que ce dernier suscite.

Commissariat : Violaine Jeammet, conservateur en chef au département des Antiquités grecques, étrusques et romaines du musée du Louvre.

Avec : Patrice Alexandre, Sirine Ammar, Götz Arndt, Cécilia Breuil, Solveig Burkhard, Céleste Castelot, Ékatérini Charou-Papandréou, Gabriel Delattre, Clara Di Cesare, Fabien Ducrot, Jonás Fadrique, Deborah Fischer, Clara Fontaine, Daniel GÓmez Vega, Hadrien Gunther, Vincent Laval, Néféli Papadimouli, Morgane Porcheron, Philippe Renault, Gabriele Risso et Fabrice Vannier.

Avec le soutien de la Fondation Stavros Niarchos, du musée du Louvre et de l’École Française d’Athènes.

 

 


Inauguration de la mise en lumière des façades des Beaux-Arts


Crédit photo : Antoine de Roux

Une opération réalisée grâce au mécénat de Philippe et Karine Journo et de la Compagnie de Phalsbourg.

Le 23 février 2017, Jean-Marc Bustamante, directeur des Beaux-Arts de Paris et Philippe Journo, président de la compagnie de Phalsbourg ont inauguré la mise en lumière des façades du Quai Malaquais, saluant ainsi une opération qui parachève un chantier de 10 ans, ayant débuté avec la restauration de l’ensemble des façades en 2007.

Signe visible en bord de Seine, face au Louvre, de la transformation des Beaux-Arts de Paris qui fêtent cette année leurs 200 ans, ces façades embellies seront le point d’entrée d’un nouveau parcours de découverte des collections, qui devraient bientôt recevoir l’appellation « Musée de France ».

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Programme culturel de janvier à mars 2017

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Prix du Mécénat Culturel pour la Fondation SNCF et Via Ferrata

Le mercredi 25 janvier, le Prix du Mécénat Culturel dans la catégorie « Enseignement supérieur et Culture » a été remis à Patrick Jeantet, président délégué du directoire de SNCF, président de SNCF Réseau et président de la Fondation SNCF par Audrey Azoulay, ministre de la Culture et de la Communication. Cette récompense met à l’honneur le partenariat de la Fondation SNCF avec les Beaux-Arts de Paris, pour Via Ferrata, sa classe préparatoire intégrée lancée en septembre 2016.

Via Ferrata prépare 20 étudiants issus de la diversité sociale, culturelle et géographique de la région Ile-de-France aux examens et concours d’entrée des établissements supérieurs d’enseignement artistique en France.

Elle propose une formation pratique et théorique, et un accompagnement pédagogique individualisé. L'enseignement est dispensé sur les deux sites qui composent les Beaux-Arts, à Paris, rue Bonaparte et à Saint-Ouen, rue des rosiers.

De septembre à juin, à raison d'environ 35 heures de cours hebdomadaires, cette formation exigeante plonge les étudiants dans un environnement artistique dense, pensé pour leur permettre de découvrir l'art, sa pratique et son histoire. Ils sont invités à affiner leurs orientations et motivations et à acquérir les moyens de les concrétiser en expérimentant un large panel de techniques.

Le programme d’enseignement prévoit des cours pratiques, qui leur permettront d’aboutir à la réalisation des dossiers artistiques en vue des concours. Tout au long de l'année, un suivi personnalisé ponctué de bilans sous forme de présentations de travaux leur est proposé, dans le but d'évaluer leur démarche et de les préparer aussi aux oraux.

Via Ferrata fera alterner des plages de création personnelle dans un vaste espace dédié aux étudiants à Saint-Ouen et des cours théoriques, de dessin et de PAO dispensés par des enseignants du cycle supérieur qui sont proposés sur le site de la rue Bonaparte. Les étudiants participent en outre à des sorties et rencontres culturelles, tout en bénéficiant de la programmation de l'École et de ses infrastructures (visites d'ateliers et d'expositions, bibliothèque).

A l’issue de l’appel à candidature lancé en mai 2016, 122 candidats ont déposé un dossier. 53 ont été déclarés admissibles et 20 ont été finalement sélectionnés. 15 sont boursiers et la parité est parfaitement respectée avec 10 femmes et 10 hommes.

La Fondation SNCF a soutenu dès son lancement le projet Via Ferrata, aux côtés du Ministère de la Culture. Ce soutien financier de 3 ans se double d’un accompagnement en mécénat de compétences. Les 20 jeunes seront entrainés par 5 salariés du groupe SNCF à l’entretien devant un jury, phase aussi décisive qu’impressionnante pour réussir le concours d’entrée aux écoles supérieures d’art. Ce Prix du Mécénat Culturel est une belle reconnaissance de l’engagement de la Fondation SNCF pour promouvoir les talents et faire de la diversité une richesse. 

Lien vers le communiqué de presse du ministère de la Culture et de la Communication

© MCC / Didier Plowy


En 2017 les Beaux-Arts de Paris ont 200 ans ! La programmation

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La programmation 2017 qui célèbre les 200 ans des Beaux-Arts de Paris sur le site de Saint-Germain, revient sur ce qui fait des Beaux-Arts un lieu unique en France et dans le monde : ici, depuis 200 ans, bat le coeur de la Cité, de ses mouvements et débats artistiques, culturels, intellectuels et politiques.

Les lieux où se situent aujourd’hui les Beaux-Arts de Paris lui ont été assignés par arrêté royal du 18 Septembre 1816, appliqué à partir du 1er janvier 1817.

Cette décision ouvrit la voie à un programme architectural unique, parcours à la fois pédagogique et symbolique où l’oeuvre est omniprésente et participe à la vie quotidienne de l’étudiant. Il fut en cela inspiré du Musée des Monuments Français tout juste fermé par la Restauration et qui occupait une partie des bâtiments qui seront dévolus à l’École, notamment l’Église des Petits Augustins. Le programme a permis la construction de bâtiments nouveaux, la transformation des bâtiments préexistants, puis au long des XIXe et XXe siècles, les agrandissements rendus nécessaires par l’augmentation du nombre d’étudiants et les réformes successives de l’enseignement.

Occupant deux hectares intégralement classés au titre des Monuments historiques en plein coeur de Paris, entre Saint-Germain-des-Prés et le Louvre, les Beaux-Arts de Paris ont été depuis lors au centre de la vie intellectuelle et artistique parisienne.

Une année d’inaugurations et de transformations profondes 2017 sera ainsi pour les Beaux-Arts de Paris une année de valorisation de ses bâtiments restaurés et modernisés, constituant la première étape d’une mise en valeur de son extraordinaire patrimoine architectural admiré dans le monde entier, comme de ses collections exceptionnelles.

L’Amphithéâtre d’honneur sera inauguré officiellement après une année de travaux et verra le retour en son sein du Romulus vainqueur d’Acron de Jean-Dominique Ingres, après sa restauration.

Première étape de rénovation du Palais des Beaux-Arts, la salle Melpomène retrouvera son lustre en prévision de l’accueil d’expositions temporaires. Elle se trouvera au coeur du parcours du futur Musée des Beaux-Arts, un espace muséal qui rendra enfin accessible au public les collections des Beaux-Arts devant être déclarées « Musée de France » en 2017.

Ce renouveau sera en outre visible de la rue grâce à la mise en lumière des façades du Quai Malaquais, première étape vers une revalorisation et d’une réouverture des entrées des Beaux-Arts côté quai.

À côté du pilier patrimonial, le second, celui des études, est également en cours de transformation.

Via Ferrata, la classe préparatoire intégrée aux concours d’entrée aux écoles d’art a ouvert ses portes en septembre 2016 et verra ses premiers étudiants se présenter aux examens au printemps 2017.

Premier projet mis en oeuvre par la nouvelle direction des Beaux-Arts, ce programme constitue une ouverture réelle et concrète au bénéfice des jeunes issus de la diversité sociale, culturelle et géographique de la région Île-de-France.

De nouveaux champs pédagogiques ont été ouverts par le recrutement de professeurs comme Emmanuelle Huynh, danseuse et chorégraphe et Joann Sfar, bédéiste. D’autres domaines artistiques seront représentés lors des prochains recrutements.

Enfin, les Beaux-Arts de Paris sont engagés dans un projet d’Institut des Arts Africains dans la future vallée de la culture à Rabat, signe de son attractivité et de son prestige international.

Une année d’expositions et d’évènements Les différents projets qui ponctueront ce 200e anniversaire réuniront des artistes et des oeuvres qui, bien qu’éloignés dans le temps, partagent un ancrage profond dans le politique. À travers plusieurs grandes scansions de l’histoire de l’art, ils permettront de dresser un panorama des relations croisées de l’idéologie et de sa forme, écrite, déclamée ou figurée de manière plus ou moins allégorique.

Les Beaux-Arts de Paris ont accueilli et formé les futurs artistes de la République d’abord balbutiante, allant de révolution en révolution, puis triomphante après 1871. Les grands débats et courants du XIXe et du XXe siècle ont traversé l’établissement, mobilisé ses étudiants et professeurs, parfois pour mieux s’en affranchir, par rejet de l’ordre académique, confondu avec l’autorité politique. En février, deux expositions présentées simultanément, en témoigneront : l’une à partir d’une sélection d’oeuvres des collections, l’autre sous forme de grande installation vidéo par l’artiste Julian Rosefeldt, toutes deux illustrant ces périodes de grands bouleversements.

Au XXe siècle, en plein mai 68, l’Atelier Populaire des Beaux-Arts, émanation de l’École occupée, fut le lieu de création et de production de plus de 300 affiches. À partir du mois d’octobre, l’exposition « Images en luttes » prendra pour point de départ cette collection, mettant en lumière les dix années de relations entre l’art et les mouvements d’extrême gauche qui ont marqué les années 1970.

Aujourd’hui comme hier, la conscience au monde des étudiants des Beaux-Arts, artistes potentiels de demain, traverse les enjeux politiques, économiques, technologiques de ce XXIe siècle mondialisé pour lequel la connaissance de l’histoire de l’art et de la pensée redevient une nécessité. Ces enjeux seront abordés en avril, par le grand colloque international traitant de « la valeur de l’art », en présence de grandes figures internationales. Puis, en mai, ils traverseront l’exposition des Félicités telle une photographie de la jeune création contemporaine diplômée des Beaux-Arts.

Les Beaux-Arts célèbreront aussi les grands artistes d’hier et d’aujourd’hui : dès janvier, d’Ingres, figure tutélaire et écrasante de l’enseignement aux Beaux-Arts, une sélection de feuilles sera présentée aux côtés de celles de ses élèves ; puis en octobre, dans la cour vitrée du Palais des études, une exposition inédite et monumentale consacrée aux sculptures en briques de l’artiste danois Per Kirkeby.

La programmation 2017 : expositions et événements

• Se souvenir

Ingres et ses élèves
26 janvier – 29 avril 2017, Cabinet des dessins Jean Bonna

• Revendiquer

Manifesto
L’École de la République : d’Antigone à Marianne dans les collections des Beaux-Arts de Paris
24 février - 20 avril 2017, Palais des Beaux-Arts

• Se passionner

L’exposition des acquisitions du Cabinet des amateurs de dessins
22 – 27 mars 2017, Salon du dessin, Palais Brongniart

• S’exprimer

Colloque international « La Valeur de l’art »
26 et 27 avril 2017, Palais des Beaux-Arts

• Soutenir

Exposition des diplômés félicités
20 mai - 14 juillet 2017, Palais des Beaux-Arts

• Célébrer

Per Kirkeby
17 octobre – 15 décembre

• Lutter

Images en lutte (1968-1977). La culture visuelle de l’extrême gauche
27 octobre – 31 décembre 2017, Palais des Beaux-Arts