Collection des Beaux-Arts

Les Beaux-Arts de Paris conservent de prestigieuses collections liées à leur histoire. Le fonds, d’une grande richesse, a été alimenté par les concours scolaires ainsi que par les séries des prix et des envois de Rome de peinture, sculpture et architecture, et depuis la seconde moitié du XIXe siècle, par de nombreux dons. Un nouveau médium fait son entrée à l’École en 1860 : la photographie. De très nombreuses séries photographiques sont alors acquises, complétant cette collection d’œuvre inédites destinée à l’enseignement. L’ensemble des sculptures, moulages, dessins, estampes, peintures, fragments architecturaux ainsi réunis constituent autant de supports d’enseignement de l’histoire de l’art et de modèles d’étude. L’immense répertoire de formes et d’iconographies s’offre à l’examen attentif des étudiants qui les copient. Car la formation de l’artiste est, jusqu’à une époque récente, fondée sur l’exemple des grands maîtres.

À ce jour, le service des collections (salle Lesoufaché), ouvert aux chercheurs, compte 120 000 ouvrages du XVIe au XXe siècle (700 incunables, 1 000 manuscrits provenant des archives de l’Académie de peinture et de sculpture et 300 manuscrits médiévaux enluminés), relatifs à l’enseignement de l’architecture, de la peinture, de la sculpture, du dessin et de la gravure. L’architecture est représentée avec un bel ensemble d’ouvrages (théorie, histoire, urbanisme, techniques) et par 40 000 dessins. Une remarquable collection de dessins regroupe près de 25 000 pièces. Les écoles françaises, italiennes et nordiques y sont largement représentées. Les estampes constituent un ensemble d’environ 20 0000 pièces du XVIe au XIXe siècle. Les 70 000 photographies datent principalement de la période 1850–1914. La collection de peintures et de sculptures (3 000 œuvres) regroupe les séries scolaires, prix et envois de Rome et concours divers, depuis le début du XVIIIe siècle jusqu’à 1968, et des œuvres des anciennes Académies. S’y ajoutent les vestiges dispersés dans les cours de l’École. La collection du département de morphologie s’est constamment enrichie depuis la seconde moitié du XVIIIe siècle. Elle est pour l’essentiel conservée dans la galerie de morphologie, inaugurée en 1869 par Huguier. Elle comprend plusieurs milliers de pièces : squelettes, momies, moulages de dissection, écorchés, dont le célèbre écorché en bronze de Jean-Antoine Houdon. Aujourd’hui encore, la collection s’accroît grâce aux dons des professeurs, de jeunes artistes et de l’association Le cabinet des amateurs de dessin. L’institution des Beaux-Arts a pour mission d’assurer la conservation et la diffusion des œuvres. Le prêt d’œuvres, l’organisation et la circulation d’expositions en France et l’étranger, la consultation de la base Catzarts et Catzarts livres, sont autant de moyens d’assurer leur visibilité et leur promotion auprès du public le plus large.

LA CONSTITUTION DE LA COLLECTION DES BEAUX-ARTS À DES FINS PÉDAGOGIQUES

Les Beaux-Arts de Paris conservent un fonds prestigieux lié à leur histoire et à leur vocation première, la formation de l’artiste. Constitué initialement par les collections des Académies royales, ce fonds, qui concerne tant la peinture, que la sculpture et l’architecture, fut régulièrement alimenté au fil du temps, notamment grâce aux œuvres produites à l’occasion de concours, dont le célèbre prix de Rome. Le fonds bénéficia également d’importants dons de particuliers et de versements de l’État durant la seconde moitié du XIXe siècle. Enfin, un nouveau medium fit son entrée à l’École en 1860 : la photographie.

De très nombreuses séries photographiques furent alors acquises, complétant cette collection d’œuvres inédite.
Sa vocation première fut de servir aux élèves à des fins pédagogiques.
L’ensemble des sculptures, moulages, dessins, estampes, peintures, fragments architecturaux constituèrent avant tout des supports d’enseignement de l’histoire de l’art et des modèles d’étude.
L’immense répertoire de formes et d’iconographies ainsi réunis s’offrait à l’examen attentif des étudiants, dont la formation, essentiellement fondée sur l’exemple des grands maîtres, s’appuyait sur la copie.