La pratique de dessin de Mathieu Santori se déploie sur papier japonais, papier peint, bois ou encore en volume. L’érotisme parcourt l’œuvre de l’artiste. Il s’incarne dans le geste, les formes, les couleurs et les sujets, révélant la sensualité de la technique. La délicatesse de son trait rentre en tension avec l’étrangeté des scènes. L’artiste nous plonge alors dans un sentiment ambiguë, entre séduction et répulsion. Son travail en volume prend la forme d’objets, de boîtes. Ses « dessin-volumes », fabriqués de toutes pièces ou bien restaurées, délivrent, renferment et protègent. Ces objets de désir jouent sur la notion d’interdit. Le papier peint, support récurent dans sa pratique, suggère l’intérieur domestique et l’intériorité mentale. Rêves, souvenirs, réalité et fantasmes ne font plus qu’un.
Mathieu Santori’s drawing practice spans Japanese paper, wallpaper, wood and three-dimensional works. Eroticism runs through the artist’s work. It is embodied in the gesture, the forms, the colours and the subjects, revealing the sensuality of the technique. The delicacy of his line stands in contrast to the strangeness of the scenes. The artist thus immerses us in an ambiguous feeling, somewhere between seduction and repulsion. His three-dimensional work takes the form of objects and boxes. His ‘three-dimensional drawings’, whether crafted from scratch or restored, deliver, enclose and protect. These objects of desire play on the notion of the forbidden. Wallpaper, a recurring medium in her practice, evokes the domestic interior and the inner mind. Dreams, memories, reality and fantasies become one.