Souhaitant accompagner les jeunes artistes de l’École, le cabinet international d’avocats d’affaires Gide a développé un partenariat avec les Beaux-Arts de Paris.
Ainsi, chaque année, un appel à projet à destination des étudiants et jeunes diplômés est lancé pour la création de films courts en vidéo ou en 3D et 4 lauréats sont sélectionnés par un jury auquel participent les avocats associés du cabinet.
Leurs œuvres sont acquises et diffusées au siège de Gide à raison d’un artiste par trimestre, sur de grands écrans Led de 120 x 240 cm.
Découvrez les 27 films courts sélectionnés en libre accès sur l’Atlas.
Gide, the international business law firm, has developed a partnership with the Beaux-Arts de Paris to support the school's young artists.
Each year, a call for projects is issued to students and recent graduates to create short films in video or 3D, and 4 winners are selected by a jury that includes the firm's associate lawyers.
Their works are shown at Gide's head office at the rate of one artist per quarter, on large 120 x 240 cm Led screens.
Discover the 27 short films selected freely accessible on Atlas.
Joséphine Berthou, diplômée de la HEAD et des Beaux-Arts de Paris avec les Félicitations du jury, pour Ceux qui sont passés par là, un triptyque filmé à travers une fenêtre capturant des scènes domestiques et proposant un contrepoint dans le rythme du quotidien professionnel.
Marine Ducroux-Gazio, diplômée des Beaux-Arts de Paris et de l'École Nationale des Arts Décoratifs avec les Félicitations du jury, pour Holding the Flame, œuvre filmée à Soulac-sur-Mer où l'artiste tente vainement de maintenir allumée la flamme d'une allumette face à la mer et au vent, métaphore de notre impuissance face au dérèglement climatique.
Jacques Raison du Cleuziou, étudiant en deuxième année aux Beaux-Arts de Paris, présente Ma steppe, une série de trois animations en 3D présentant un lieu fictif nommé Darzoma où le paysage est en mouvement permanent, créant une atmosphère instable inspirée de l'esthétique d'internet.
L’artiste donne à voir une proposition d’une légèreté désinvolte autour du choix. Il cherche à explorer la frontière ténue entre le jeu et le mythe, le hasard et l’histoire, avec un simple jeu d’enfant connu de tous, qui peut devenir un redoutable outil de décision.
L'artiste présente des tableaux animés, où la nature reprend ses droits sur des objets abandonnés : une chaise oubliée, un vieil ordinateur ou la carcasse d’une voiture. De petites créatures s’y installent, transformant ces vestiges du quotidien professionnel en terrains de jeu vivants, presque oniriques.
L'artiste a construit une histoire en images de synthèse afin de réaliser trois vidéos où le spectateur découvre une architecture de bureaux chamboulée par un tremblement de terre qui vient faire vaciller objets et mobilier d'une salle d'archives, d'un bureau et d'une salle de repos.
L'œuvre exposée fait partie d’un projet au long cours d’observation et de recherche autour de la photographie vernaculaire, des images que l’on garde, que l’on archive, que l’on classe, que l’on use ; celles que l’on range dans les boîtes à chaussures, dont on protège les coins et qui suivent les déménagements.
Darya Danilovich a passé une enfance bercée par de nombreuses émissions de télévision imprégnées de théories complotistes ou éloignées de sa réalité quotidienne. Entourée de ses parents, elle s'emploie à décrypter les messages diffusés afin d'identifier les contenus mensongers.
Un randonneur peine en portant un rocher au fond de la forêt de Fontainebleau. César Kaci crée une fable absurde parodiant mythes, aventures épiques et nature romantique. Il nous rappelle le célèbre mythe de Sisyphe qui remplit une tâche interminable et ardue et décide de vivre son châtiment en toute conscience.
L'appareil imaginé par Alžbeta Wolfová, « Le Grand Ornithoscope » permet d'inspecter les cycles des oiseaux. Inspirée par les jouets optiques du XIXe siècle, la structure multi-circulaire du Grand Ornithoscope est basée sur l’horloge astronomique de Prague, la ville d'origine de l'artiste.
Ces images ont été tournées à Kiruna, une ville en plein déménagement. Reposant sur la plus grande mine de fer d'Europe, elle est menacée de s'effondrer. Chaque maison du centre ville doit être déplacée de trois kilomètres vers l’est donnant naissance à un étrange ballet sur la neige.
À travers ces trois œuvres, Célia Boutilier entend créer une passerelle entre deux échelles fondamentalement lointaines. « Photographier les objets signifie les donner à voir, mais aussi les transformer. Transformer les choses évidentes m’intéresse énormément », explique l’artiste.
