Dans le cadre de « Delacroix et la couleur », nouvelle présentation des collections, le musée national Eugène-Delacroix invite les étudiants de la filière « Artistes & Métiers de l’exposition » des Beaux-Arts de Paris à investir la chambre du peintre pour faire revivre l’esprit du lieu à partir d’œuvres contemporaines .
« Pièce, habitation, abri » est un projet en dialogue avec le musée, les artistes-commissaires Fanny Irina, Amandine Massé et Caroline Rambaud proposent une sélection d’œuvres de jeunes artistes de l’École et réactivent une chambre imaginaire. Dans cette chambre où l’on a l’impression que subsistent des traces d’une ancienne présence, les artistes sèment leurs souvenirs, certains appelant à l’imagination, d’autres habitent les lieux le temps d'une rêverie.
Infos pratiques
Musée national Eugène Delacroix
6 rue de Furstemberg, Paris 6
Réservation conseillée sur le site http://www.musee-delacroix.fr/fr
Le Centre des monuments nationaux et les Beaux-Arts de Paris s’associent pour présenter une exposition intitulée « La sorcière, le bouffon, les sentinelles, le fantôme et la princesse », réalisée par les étudiants de la filière « Artistes & Métiers de l’exposition » dans le donjon du château de Vincennes. Le commissariat est assuré par les artistes-étudiants : Joséphine Berthou, Charline Gdalia, Jean-Baptiste Georjon et Clarisse Marguerite.
Le château de Vincennes constitue un décor idéal pour cette exposition qui interroge les personnages symboliques du conte et les stéréotypes associés à ce genre littéraire. À travers ce projet, qui fait du donjon du château de Vincennes un décor de fiction, les étudiants des Beaux-Arts de Paris questionnent les modèles narratifs traditionnels des contes et la mémoire collective. Le spectateur est ainsi plongé, tout au long de la visite, dans un univers magique où l’art contemporain commente les images créées par des siècles d’histoire.
Chaque espace du château est dédié à un personnage type du conte : le chemin de la ronde est, par exemple, consacré à la figure de la sentinelle. Une trentaine d'œuvres d’artistes des Beaux-Arts de Paris, sélectionnées dans le cadre d’un appel à projet, sont présentées dans le respect d’un format prédéfini, en référence aux gardes de Charles V. À l’époque, une centaine d’hommes au service du Roi peuplaient le chemin de ronde. Ensemble, ils assuraient sa protection en empêchant quiconque de pénétrer dans l’enceinte du donjon. Aujourd’hui, les fantômes de ces gardes continuent d’habiter les couloirs…
D’autres œuvres, inspirées de figures archétypales sont essaimées dans le donjon du château. Le personnage de la sorcière apparait sur la « pelouse maudite », le bouffon s’incarne dans la salle du conseil, la princesse réside au deuxième étage de la tour et le fantôme hante le rez-de-chaussée. Œuvres plastiques et performatives se rencontrent et dialoguent entre elles, à l’instar du jeu de l’oie grandeur nature dessiné sur l’herbe par Clarisse Marguerite, qui servira de base à la performance de Chloé Poitevin, réalisée le jour du vernissage. Le plateau géant lui permettra de dessiner les contours de son univers magique, où, à travers un travail sur le costume et ses symboles, elle revisitera les personnages du conte pour en activer leurs stéréotypes.
Artistes exposés : Juliette Barthe, Amélie Bigard, Joséphine Berthou, Sacha Cambier, Caroline Delhom, Nathan Ghali, Charline Gdalia, Jean-Baptiste Georjon, Anna Giner, Yvan Ivanovic, Maya Kafian, Léa Le Floch, Lena Long, Clarisse Marguerite, Nicole Mera, Nos Lèvres Révoltées, Chloé Poitevin, Loïs Saumande, Alisson Schmitt, Liv Schulman, Masha Silchenko.
Exposition à retrouver sur latlas.beauxartsparis.fr, la galerie virtuelle des Beaux-Arts de Paris, avec une interview exclusive de l’artiste Jean Bedez et de la commissaire d’exposition Emmanuelle Brugerolles.
En raison des dernières dispositions gouvernementales l'exposition Jean Bedez, De Sphaera Mundi n'est pas accessible au public dans l’immédiat. Elle est ouverte pour le moment uniquement sur rendez-vous aux professionnels dans le plus strict respect des conditions sanitaires.
L’exposition présente un ensemble d’œuvres inédites de l’artiste, notamment une série éponyme créée en 2019, ainsi que des œuvres exceptionnelles réalisées pour l’occasion. Elle offre une exploration cosmique revisitant des mythes, en résonance avec les collections de l’École.
Les dessins à la mine de graphite de Jean Bedez proposent des représentations du monde contemporain qui fonctionnent comme des allégories modernes : entre pouvoir politique et religieux, culture du spectacle ou encore rôle du citoyen, ils explorent les rapports de domination dans nos sociétés. De sphaera mundi – Sur la sphère du monde, est l'occasion de présenter un ensemble d'œuvres inédites de l'artiste, notamment une série éponyme créée en 2019, ainsi que trois œuvres exceptionnelles réalisées pour l'exposition.
La série de dessins De Sphaera mundi confronte des planisphères du XIIe siècle tirés de La théorie des planètes de Gérard de Crémone aux images d'une comète observée par la sonde spatiale Rosetta ; les cartographies médiévales se téléscopent à la plus récente technologie spatiale. Les trois grands dessins réalisés s'inspirent d'une sculpture de Michel-Ange, datée d'environ 1530 et très abîmée par le temps, représentant le combat le combat d'Hercule contre Cacus. Dans les œuvres de Jean Bedez, le grand Hercule, faisant mordre la poussière à Cacus, redevient poussière lui-même. Son bras droit, celui même qui tient son arme fétiche, a disparu. La ruine le gagne, lumière et ténèbres s'affrontent dans un paysage chaotique. C’est cet Héraclès, abîmé, fragile, qu’évoque Jean Bedez, du moins son aptitude médiocre à parvenir jusqu’à nous intègre, fidèle à lui-même, propriétaire sans concession de la puissance inouïe qui lui était échue. Mais la mythologie n'est pas la seule affaire de l'artiste, chaque motif est chez lui l'écho d'une réalité alchimique, astrophysique, politique, poétique, ésotérique. C'est ce que donnent à voir ses œuvres, détails d'une cosmogonie infinie et labyrinthe qui n'en est qu'à ses débuts.
Diplômé des Beaux-Arts de Paris en 2001, Jean Bedez reçoit dès 1999 le prix artistique de peinture Lucien Quintard à l’académie de Stanislas de Nancy pour un travail graphique conceptuel questionnant la notion d’œuvre autographe et le rapport au Temps. À la fois sculpteur et dessinateur, il a notamment exposé au Crac Languedoc Roussillon, à la galerie Suzanne Tarasiève, à la galerie Albert Baronian, au Musée des Arts Décoratifs ou encore au Palais de Tokyo.
Fruit des regards croisés de deux disciplines souvent opposées, l’histoire de l’art et l’histoire, cette exposition propose une lecture documentée de ce moment particulier de l’histoire contemporaine, les années 1968-1974, où l’art et le politique, la création et les luttes sociales et politiques furent intimement mêlés.
L’exposition n’est pas une histoire visuelle du politique mais une histoire politique du visuel. Elle présente des affiches, des peintures, des sculptures, des installations, des films, des photographies, des tracts, des revues, des livres et des magazines, dont quelque 150 publications consultables dans le cadre d’une bibliothèque ouverte.
C’est donc un long cortège qui est ici dévoilé, qui commence dans les grandes manifestations contre la guerre du Vietnam, s’attarde dans l’Atelier populaire des Beaux-Arts en mai et juin 1968 pour, dans les années suivantes, parcourir les boulevards parisiens, occuper les usines, les mines, les universités, les prisons et tant d’autres lieux dans toute la France.
Infos pratiques
Palais des Beaux-Arts du mardi au dimanche de 13h à 19h 13 quai Malaquais Paris 6e
Tarif : 7,50€ Tarif réduit : 4,00€ Gratuité pour les étudiants
Commissaires : Philippe Artières et Éric de Chassey
Riche de plus de 40 000 dessins d’architecture, les Beaux-Arts de Paris dévoilent cet automne une partie de cette collection, en exposant trente-quatre aquarelles portant sur des projets d'architecture conçus lors de la formation des jeunes architectes sous le Second Empire.
Les dessins exposés, datés entre 1848 et 1867, constituent une véritable mémoire visuelle de l’enseignement académique dispensé aux élèves de la section d’architecture et un miroir où se reflètent les modes architecturales de cette seconde moitié du XIXe siècle.
Commissariat : Emmanuelle Brugerolles.
2 octobre 2018 au 12 janvier 2019 14, rue Bonaparte 75006 Paris
Nairy Baghramian est l'invitée du Festival d'Automne 2018 à Paris. Née en 1971 à Isfahan (Iran), elle vit et travaille à Berlin. L’an passé son travail a été présenté au sein de plusieurs grandes manifestations internationales comme la Documenta de Cassel, le Skulptur Projekt de Münster et la Biennale de Lyon. Plusieurs expositions monographiques lui ont été consacrées récemment dans des musées comme le musée de la Reina Sofia à Madrid (2018), le Walker Art Museum de Mineapolis (2017), le SMAK de Gand (2017) ou le Museo Tamayo de Mexico (2015).
Elle présentera aux Beaux-Arts sa première exposition monographique en France.
13 octobre 2018 au 6 janvier 2019 14, rue Bonaparte 75006 Paris
La découverte de l’œuvre de Georges Focus produite lors de son enfermement aux Petites Maisons suscite aujourd’hui l’étonnement, pour ne pas dire un choc, qui nous bouleverse. Elle nous inspire le sentiment de l’inédit, du jamais vu, et remet en cause nos idées reçues.
Georges Focus, membre de l'Académie royale de peinture et de sculpture sous Louis XIV, eut une double production artistique, académique d'une part, personnelle et intime, d'autre part.
L'étonnant corpus réuni en France pour la première fois au Palais des Beaux-Arts, soit environ 80 dessins ainsi que des estampes et des peintures provenant de l’université d’Édimbourg, de collections particulières et d’institutions publiques dont les Beaux-Arts de Paris, rend compte de sa trajectoire unique.
Une occasion d'explorer l'œuvre exceptionnelle et singulière d'un artiste de l'époque de Louis XIV, atteint de folie.
Commissariat : Emmanuelle Brugerolles
13 octobre 2018 au 6 janvier 2019 Palais des Beaux-Arts 13, Quai Malaquais 75006 Paris
En parallèle de l'exposition Georges Focus (1644-1708), La folie d'un peintre sous Louis XIV, l’exposition Robert Walser - Grosse kleine Welt Grand petit monde présente pour la première fois en France un choix d’une cinquantaine de microgrammes de l’écrivain Robert Walser.
Sur des fragments de papiers d’origines diverses (télégrammes, pages de calendrier, lettres d’éditeur), Robert Walser composa au crayon dans une écriture minuscule des textes en prose ou des poèmes. Ces microgrammes ne furent déchiffrés et retranscrits que longtemps après sa mort.
Une exposition conçue par Marie José Burki et Richard Venlet.
« Formes Limites » est une exposition dédiée à la céramique, qui rassemble des œuvres d’art, des travaux de céramistes, des objets de design ou des éléments issus de l’industrie. Elle met en évidence le potentiel sculptural de ces matériaux. Chacune des œuvres présentées témoigne d’une approche spécifique de la céramique, et de sa mise en forme. Enseignée aux Beaux-Arts de Paris, elle s’inscrit dans notre époque par ses qualités tant techniques qu'esthétiques. L’exposition, qui se tient dans la Chapelle des Petits-Augustins, au centre d’un décor unique de copies sculptées et peintes hérité du XIXe siècle, témoigne d'un regain d’intérêt pour une technique qui valorise les savoir-faire et la fabrication manuelle.
Artistes présentés : Philippe Barde, Karen Bennicke, Emmanuel Boos, Pia Camil, Tony Cragg, Ceràmica Cumella, Martine Damas, Richard Deacon, Helen Marten, Koyo Matsui, Ryo Mikami, Emilie Pedron, Bettina Pousttchi, Lucie Rie, Fumio Shimada, Ettore Sottsass, Takashi Tanaka, Makoto Toyofuku, Kato Toyohisa, Marc Uzan, Élise Vandewalle, Betty Woodman, Naoki Yamamoto.
Commissaire et scénographe : Jessica Boubetra.
Du 25 janvier au 24 février 2019 du mardi au dimanche de13h à 19h
Chapelle des Petits Augustins 14, rue Bonaparte 75006 Paris Entrée libre
Les Beaux-Arts de Paris rendent hommage à Léonard de Vinci et ses contemporains, en exposant trente dessins de maîtres de la Renaissance italienne, témoignant des pratiques d'atelier de la fin du
XVe siècle et du début du XVIe siècle.
À cette occasion, les Beaux-Arts de Paris présentent pour la première fois un ensemble de chefs-d’œuvre in situ, dont quatre dessins de Léonard de Vinci reçus en don en 1883 et 1908, ainsi que des dessins de peintres prestigieux, contemporains du maître : Raphaël avec trois dessins exécutés avant son départ pour Rome, en particulier une étude pour une Madone à l’Enfant et des études de draperie et de profil d’homme, mais aussi Benozzo Gozzoli et Filippino Lippi dont les feuilles séduisent par leur technique à la pointe de métal sur papier coloré, très prisée à Florence à cette époque.
Commissariat : Emmanuelle Brugerolles
Du 25 janvier au 19 avril 2019 Tous les jours sauf le lundi de 13h à 18h Entrée libre
Beaux-Arts de Paris Cabinet des dessins Jean Bonna 14, rue Bonaparte 75006 Paris
Léonard de Vinci (Vinci, 1452 - Amboise, 1519) Études de balistique Plume et encre brune. H. 0,200 ; L. 0,280 m Inv. n° EBA 423
Léonard de Vinci (Vinci, 1452 - Amboise, 1519) Tête de vieillard de trois quart Pointe d’argent sur papier légèrement préparé ocre rosé. H. 0,095 ; L. 0,085 m. Inv. n°EBA427
Raffaello Sanzio, dit Raphaël (Urbino, 1483 – Rome, 1520) Études pour la Madone au baldaquin (recto) Plume et encre brune, esquisse à la pierre noire sur papier beige. H. 0, 228 ; L. 0, 312 m Inv. n° EBA 310