Félicitations à Ibrahim Meïté Sikely, diplômé et félicité des Beaux-Arts de Paris en 2025, pensionnaire 2026-2027 de la Villa Médicis en duo avec Neïla Czermak Ichti. 


« Nous souhaitons, lors de cette résidence, développer et affirmer une pratique visuelle commune. Nous nourrissons depuis plusieurs années l’idée de créer un livre illustré, pensé, peint et écrit par nos soins. »
 

Les seize pensionnaires de l’Académie de France à Rome – Villa Médicis, représentant 9 disciplines artistiques et 6 nationalités différentes, seront accueillie à partir de septembre 2026 pour une résidence de création, d’expérimentation et de recherche d’un an, et bénéficieront d’une bourse de résidence, d’un logement et d’un espace de travail.


Né en 1996, Ibrahim Meïté Sikely vit et travaille à Champigny-sur-Marne et Paris.
Il a obtenu son DNSEP à la Villa Arson à Nice en 2022 et sera diplômé de l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris en 2025. Il vient d’effectuer un échange universitaire à Séoul, Corée du Sud à k-arts.
Il a récemment participé à plusieurs expositions au CAC Brétigny, au FRAC Ile-de-France, au FRAC Lorraine, Metz, au FRAC Pays-de-Loire, Nantes, à la Villa Arson, Nice, à 100% L’EXPO à La Villette, Paris, ainsi qu’au centre d’art contemporain de Cajarc et aux Tanneries, Amilly. Il a participé à l’exposition « Après l’éclipse » aux Magasins Généraux à Pantin et a pris part au Salon de Montrouge en 2023. Mohamed Bourouissa a présenté l’un de ses tableaux dans son exposition « Signal » au Palais de Tokyo en 2024.
Ibrahim Meïté Sikely présentera sa première exposition personnelle à la galerie anne barrault en septembre 2025.
Fortement influencé par son environnement et son histoire, la pratique d’Ibrahim Meïté Sikely fusionne les langages visuels de l’iconographie classique de l’histoire de l’art, des comics, des mangas et des jeux vidéos. Utilisant une facture colorée et chatoyante, des scènes de quiétude alternent avec des scènes épiques dont l’univers fantastique et onirique rappelle tout à la fois les oeuvres de Goya et leur critique sociale tranchante, ainsi que la poésie des récits des communautés marginales décrites par Martin Wong. Par le biais du portrait et de l’allégorie, ses peintures font référence à des questions de lutte et de justice, de trauma et de guérison.


Neïla Czermak Ichti est née à Bondy en 1996, elle vit et travaille à Marseille.
Son travail évolue entre fiction et récit personnel. La représentation de scènes, en apparence quotidiennes et banales, revêtent des dimensions cachées, magiques, et invisibles.
Dans ses dessins et peintures elle met en scène celles et ceux qui accompagnent sa vie, qu’il s’agisse d’une famille de cœur, de sang, d’amis, de créatures issues de croyances ancestrales, de films horrifiques et fantastiques. Dans ses œuvres, les monstres et êtres hybrides qui peuplent son univers agissent comme des figures protectrices, des symboles de transitions, de non-dits. Neïla traite de cheminements intérieurs, de solitude, d’histoires et traumas se transmettant de génération en génération.

Diplômée de l'École des Beaux-Arts de Marseille en 2021, ses œuvres ont été présentées à la Villa Arson à Nice, au MO.CO à Montpellier, au CAC Brétigny, ainsi que dans l’exposition "Désolé" à la galerie Edouard Manet de Gennevilliers, dont Mohamed Bourouissa était le commissaire. À l’invitation d'Anna Labouze et Keimis Henni, Neïla Czermak Ichti a participé à l’exposition "Après l'éclipse" aux Magasins Généraux à Pantin, et a présenté une exposition en duo avec l’artiste Baya au Musée des Beaux-Arts de Nîmes en 2024 à l’occasion de Triennale La Contemporaine.
La même année, ses oeuvres sont présentées à l'Institut du Monde Arabe à Paris dans "AraboFuturs, Science-fiction et Nouveaux imaginaires". Son travail est actuellement visible au MAC VAL et au Centre Pompidou Metz. Elle prépare actuellement une exposition personnelle qui sera présentée au Palais de Tokyo à partir de juin 2026.


Crédits photo : Ibrahim Meïté Sikely © Manuela Obadia-Wills / Neïla Czermak Ichti © Elise Ortiou Campion