#FemmeVieLiberté #Womanlifefreedom #ZanZendegiAzadi depuis cinq mois ces mots sont synonymes de lutte et d’espoir pour les Iraniennes et Iraniens qui se battent pour leur liberté et pour leurs droits, au prix de leur vie et de celle de leurs proches.

 

La mort de Mahsa Amini, jeune femme kurde tuée par la police des mœurs le 16 septembre 2022, a déclenché un mouvement de protestation qui s'est emparé de toutes les villes d'Iran. Nombre de femmes iraniennes sont descendues dans la rue, soutenues par les hommes pour crier leur colère face au régime et à la loi instaurée depuis la révolution islamique de 1979. Toutes et tous réclament plus de libertés, notamment la fin du port du voile obligatoire, et des changements profonds dans le pays. Le régime iranien répond par la violence, la répression, la torture et inflige aux personnes arrêtées de lourdes peines, menant parfois à la condamnation à mort.

 

Depuis le début des émeutes, les galeries, les centres d’art, les fondations, et les théâtres sont à l’arrêt, refusant de normaliser la situation. En écho, les artistes iraniens et internationaux et notamment les graphistes, soutiennent et documentent ce mouvement révolutionnaire par la création d’images, d'affiches, de vidéos d’animation ou de pochoirs. Puisant dans la culture iconographique iranienne et le langage visuel international, ces artistes mêlent la calligraphie perse, le graphisme et les codes visuels contemporains pour porter en images la voix de celles et ceux qui risquent leur vie au quotidien en Iran.

 

À partir du 8 mars, à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, les Beaux-Arts de Paris, le Palais de Tokyo, le Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris et le Palais de la Porte Dorée habillent leurs façades et espaces intérieurs avec des affiches créées par des artistes iraniens et internationaux et réalisées en 7 000 exemplaires par l’atelier de sérigraphie de l’École.

En affichant et en diffusant ces posters, les institutions et structures culturelles donnent une visibilité aux images de ce combat et réaffirment leur soutien aux Iraniennes et aux Iraniens face à la répression, ainsi que leur attachement aux valeurs d’émancipation et de liberté.

 

Un grand nombre d’établissements partenaires partout en France ont souhaité se joindre au mouvement de soutien.

 

À Paris et en Ile de France :

Réseau art contemporain Paris Ile-de-France, (TRAM)
Le Centre Pompidou
La Halle Saint-Pierre
La Cité Internationale des Arts
L'Institut des Cultures de l'Islam
L'Institut du monde arabe
Le 104
Le Conservatoire national des arts et métiers (CNAM)
Fonds d’art contemporain, Paris Collection
Lafayette Anticipations - Fondation d'entreprise Galeries Lafayette
Immanence, centre d'artiste autogéré
La Terrasse espace d’art de Nanterre
Maison d'Art Bernard Anthonioz, fondation des Artistes (MABA)
École Municipale des Beaux Arts, Galerie Édouard Manet
Maison de l'Amérique latine
L’École et Espace d’art Camille Lambert
Cité de l'architecture et du patrimoine

 

À travers la France :

Le Musée d’art contemporain de Lyon (MAC)
Le Musée d’art contemporain de Montpellier (MO. CO.)
Les Abattoirs, Musée d’art contemporain de Toulouse
Le Musée d’art contemporain de Bordeaux (CAPC)
Lille Métropole Musée d'art moderne, d'art contemporain et d'art brut (LaM)
L'Ecole supérieure d’arts & médias de Caen/Cherbourg (Édam)
Association nationale des écoles supérieures d'art (ANdÉA)
Centre d'art contemporain, la synagogue de Delme
L’Espace de l’Art Concret, centre d’art contemporain de Mouans-Sartoux
Le Point du Jour Centre d’art/ Éditeur, Cherbourg
L'Association française de développement des centres d’art contemporain (DCA)
Le Réseau des Fonds Régionaux d'Art Contemporain (FRAC)
Cherbourg-en-Cotentin
Le 19 Crac, centre d’art contemporain d’intérêt national, Montbéliard
Les Bains Douches, Alençon
RN 13BIS, Caen
Le FRAC Corsica
Le Confort Moderne, Poitier
Luma Arles, Parc des Ateliers