Emma Bigé – danseuse, chorégraphe et philosophe – et Gisèle Vienne – artiste, chorégraphe et metteure en scène interviennent autour de la question de l’archive comme endroit de luttes et de résistance.
Du répertoire scénique à la performance, le corps, envisagé comme archive vivante, enregistre et transmet des mémoires, des récits, des batailles. La rencontre est conçue et modérée par Audrey Illouz et le collectif Bapperf (Camille Pailloux, Salomé Daheron, Baptiste Agnero-Rigot et Raphaëlle Louise) une association créée par et pour des étudiantes et étudiants en 2025 afin de soutenir la performance en archivant et diffusant les créations des artistes des Beaux-Arts de Paris.
Conférence précédée à 18h de la performance Depths from deep cuts, une articulation réimaginée du solo de Brian Campbell (où chant, danse, musique et geste brasse nos imaginaires de l’érotique et des écosystèmes) avec les étudiantes et étudiants de l’atelier Hyunh.
Emma Bigé étudie, écrit, improvise et traduit entre les champs des arts, des études transpédébigouines et des inhumanités environnementales. Agrégée et docteure en philosophie, elle est notamment l’autrice de Mouvementements. Écopolitiques de la danse (2023) et d’Écotransféminismes (avec Clovis Maillet, 2025). Danseuse et curatrice, elle développe des installations et des performances-ateliers qui intègrent les histoires des somactivismes écologiques et neuro/queers (et ce sera un endroit..., 2021 ; Temporary Landing Zones, 2024 ; Archive Fever, 2025). Au sein des collectives dansmalangue et t4t, elle traduit des livres de poésie et de théorie queer (Sara Ahmed, River Barad, Alexis Pauline Gumbs, Jack Halberstam, ...). Professeure en études du mouvement à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon, elle enseigne également la philosophie et les études queers au Centre national de danse contemporaine à Angers et au Centre national des arts du cirque à Châlons. Le reste du temps, elle vit près d’une forêt dans le Périgord, et dès qu'elle peut, elle fait la sieste.
Gisèle Vienne est une artiste, chorégraphe et metteure en scène franco-autrichienne. Après des études de philosophie et de musique, elle se forme à l’Ecole Supérieure Nationale des Arts de la Marionnette.
Depuis 20 ans, ses mises en scènes et chorégraphies tournent en Europe et sont présentées régulièrement en Asie et en Amérique, parmi lesquelles : Showroomdummies #1, #2, #3, #4, (2001 – 2020), I Apologize (2004), Kindertotenlieder (2007), Jerk (2008), This is how you will disappear (2010), LAST SPRING : A Prequel (2011), The Pyre (2013), The Ventriloquists Convention (2015), Crowd (2017), L’Etang (2020) et EXTRA LIFE (2023). En 2021 elle réalise le film Jerk et en 2024 Kerstin Kraus.
Gisèle Vienne expose régulièrement ses photographies et installations dans des musées dont le Whitney Museum de New York, le Centre Pompidou, au Museo Nacional de Bellas Artes de Buenos Aires, Le Centre d’art Contemporain de Genève, Le Musée d’Art Moderne de Paris. En 2024/2025, elle présente deux nouvelles expositions pour le centre d’art contemporain Haus am Waldsee et pour le Georg Kolbe Museum, inaugurées dans le cadre de la Berlin Art Week 2024.
Elle a publié plusieurs livres dont This consciousness to Fracture, nouveau livre de photographies de ses œuvres conçues en collaboration avec Estelle Hanania et Elsa Dorlin, publié chez Spector Books à l’automne 24. Son travail a fait l’objet de plusieurs publications et les musiques originales de ses pièces de plusieurs albums.
Crédits photos :
Visuel SOS © Création 2026 / Design : © DACM / Gisèle Vienne / Photographe : © Jean Louis Fernandez Affiche correspondant à une performance passée au Palais de Tokyo - Archive Fever, avec Emma Bigé, Hélène Giannecchini, Marcela Santander Corvalán © Photo Makoto Ôkubo / Collage Théo Storf
