Exposition des quatre candidats et du ou de la lauréat.e du Prix du dessin contemporain 2021, décerné par l’association Le Cabinet des amateurs de dessin des Beaux-Arts de Paris. L’artiste primé.e reçoit 4 500€ et une ou plusieurs de ses œuvres sont acquises par le Cabinet Bonna pour enrichir ses collections.

 

Jeudi 23 septembre de 18h à 20h

Vendredi 24 septembre de 14h à 17h

Samedi 25 septembre de 14h à 17h

 

Liste des nominés 2021

Cassius Beau Baron, étudiant en 4e année atelier James Rielly

Le bas-relief « Crucifixion » de François Marchand s’absente pour laisser place à un drapé de cire en suspension réalisé par Juliette Minchin. Le crucifié a disparu : il ne reste plus que le tissu qui cachait sa nudité. Faisant écho au pagne porté par Jésus -le Perizonium- très présent dans l’imagerie de la crucifixion, l’œuvre apparaît comme un tissu sacré. 

 

Ce tissu fait également référence à la « Descente de la croix » où un drap aide les personnages à soutenir et porter le corps du Christ et sert ensuite de linceul.

 

Mimosa
Echard

Cheffe d'atelier

Née en 1986 à Alès, France. 
Vit et travaille à Paris.

Mimosa Echard puise dans la recherche en biologie, l'histoire du cinéma expérimental et sa biographie personnelle pour créer des œuvres qui mêlent sexualité, perception, et artifice.

Julien
Creuzet

Chef d'atelier

Julien Creuzet crée une œuvre protéiforme qui intègre la poésie, la musique, la sculpture, l’assemblage, le cinéma et l’animation. En évoquant les échanges postcoloniaux trans-océaniques et leurs multiples temporalités, l’artiste place son héritage passé, présent et futur au cœur de sa production. Faisant fi des récits globaux et du réductionnisme culturel, l’œuvre de Julien Creuzet met souvent en lumière les anachronismes et les réalités sociales pour construire des objets irréductibles.

L’exposition présente les 10 lauréats 2020 des prix et bourses décernés par l’association des Amis des Beaux-Arts de Paris

Randa MADDAH - Prix agnès b.
Théo AUDOIRE - Prix Thaddaeus Ropac
Raphaël MAMAN - Prix du Cabinet Weil, Gotshal & Manges
Olga SABKO - Prix Khalil de Chazournes - Prix « coup de cœur » choisi par le mécène
Dhewadi HADJAB - Prix du portrait Bertrand de Demandolx-Dedons
Léa de CACQUERAY - Prix des Amis des Beaux-Arts de Paris
Clément BOUISSOU - Bourse des Amis
Jean-Charles BUREAU - Bourse des Amis

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Francisco Pinzon Samper

Bourse de dessin Hélène Diamond

Sans titre, crayons de couleur sur papier multimédia, format A4, 2021

Né à Bogota, Francisco Pinzon Samper reçoit une éducation française en Colombie. Après avoir été accepté à Via Ferrata (classe préparatoire de l’École), il intègre les Beaux-Arts de Paris en 2020. Intéressé par la subjectivité et l’introspection, il dessine ce qu’il voit : son reflet, ses amis, des films, des caricatures, des œuvres de musées. Il est attaché au petit format comme certains artistes auxquels il se réfère. Forrest Bess pour qui le petit format faisait écho à la taille d’un livre et que cela aidait à la lecture. Et Francesca Woodman dont les dimensions de ses photographies obligeaient le public à ne faire qu’un avec celles-ci.

 

Born in Bogota, Francisco Pinzon Samper received a French education in Colombia. After being accepted to Via Ferrata (preparatory school), he entered Beaux-Arts de Paris in 2020. Interested in subjectivity and introspection, he draws what he sees: his reflection, his friends, films, cartoons, museum works. He is attached to the small format like certain artists to whom he refers. Forrest Bess to whom the small format echoed the size of a book and that it helped reading. And Francesca Woodman whose photographs' dimensions forced the public to become one with them.

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Hakim Sahiri

Bourse de dessin Hélène Diamond

Sleeping in, graphite et encre sur papier, 15 x 19,5cm, 2021

« Quelle vie, c’est le nom que j’ai choisi de donner à des images prises à la volée. C’est l’illustration du langage non verbal, l’ensemble des comportements qui nous trahissent aux autres parfois le temps d’une seconde. Dans un monde de convergences humaines, où l’on se croise, se côtoie sans se regarder, c’est l’indifférence du monde qui nous rend invisible. C’est l’observation de ce monde qui précède ma pratique. Créer dépasse alors la simple démarche de représentation et me permet d’illustrer une appréhension sociologique de mon environnement. »

 

“What a life is the name I chose to give to pictures taken on-the-fly. It is the illustration of a non-verbal language, the set of behaviors that betray us to others, sometimes just for a second. In a world of human convergences, where we cross paths, we rub shoulders without looking at each other, it is the indifference of the world that make us invisible. It is the observation of the world that precedes my practice. Then creation overtakes the simple representation and allows me to illustrate a sociological understanding of my environment.”

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Charles Mornaud

Bourse de dessin Hélène Diamond

Porte-étendard, crayon sur papier, 21 x 29,7cm, 2021

« Le dessin me permet de représenter et comprendre ce qui m’entoure, d’imaginer des plans pour concevoir des espaces ou des sculptures, et surtout de ressentir le plaisir inhérent à cette technique. Le travail dans mes différents carnets de croquis est fondamental pour l’élaboration de mes pièces. Il me permet à la fois d’exercer quotidiennement mon dessin, mais aussi d’emmagasiner de nombreuses images que je croise chaque jour et que je pioche dans l’architecture des Beaux-Arts, dans les rues de Paris, à travers mes nombreux voyages ou les souvenirs de mon enfance. Mes dessins forment, avec le temps, un véritable catalogue dans lequel je viens puiser pour la réalisation de mes grands formats. »

 

“Drawing allows me to represent and understand what surrounds me, to imagine plans and conceive spaces and sculptures, and above all, to feel the inherent pleasure of this technique. My work in my many sketchbooks is fundamental to elaborate my artworks. It allows me to practice my drawing on a daily basis, but also to “store” several images that I come across every day and that I pick up in the architecture of Beaux-Arts de Paris, in the streets of Paris, through my many trips or in the memories of my childhood. My drawings are, with time, a true catalog from which I can draw to realize my large size artworks.”

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Willy Guéné

Bourse de dessin Hélène Diamond

Vitrine, crayon et graphite sur papier, 10 x 13,5 cm, 2020

Willy Guéné envisage le dessin comme une pratique intellectuelle, exigeante, compulsive et quotidienne. C'est pour lui un acte de traduction, d'analyse, un outil de compréhension du monde à peu de frais qui nécessite à la fois une prise de parti permanente et un abandon de soi face à la complexité. Un jeu sérieux qui lui permet d'édifier à pas de fourmi sa bibliothèque idéale des savoirs.

 

Willy Guéné considers drawing as an intellectual, demanding, compulsive and daily practice. It is for him an act of translation, of analysis, a tool for understanding the world at low cost, that requires both a permanent commitment and a surrender of oneself in front of complexity. A serious game that allows him to build, at a steady pace, his ideal library of knowledges.

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