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Ymane Chabi-Gara

Prix de peinture Rose Taupin - Dora Bianka - Fondation de France

Hikikomori 1, acrylique sur contreplaqué, 122 x 244 cm, 2020

L'isolement, la solitude, le corps en rapport avec le monde et avec la condition d’être social…

Les peintures de Ymane Chabi-Gara représentent des individus dans des univers et situations miroirs de leur intériorité. Espaces domestiques ou friches industrielles servent de support à la narration, guidée par des impressions formelles et colorées. Le corps sert de point de convergence vers lequel toute l’expérience tend et trouve du sens. Un dessin très détaillé qui détermine la structure de la composition, et la peinture, pour elle-même, qui ouvre à des possibilités sensibles.

 

Isolation, loneliness, body in relation to the world et social condition… Ymane Chabi-Gara’s paintings represent people in universes and situations that mirror their interiority. Domestic spaces and industrial wastelands serve as a support for narration, guided by formal and colourful impressions. Body serves as a point of convergence to which the whole experience extends and finds meaning. Very detailed drawings that determine the structure of the composition, and painting, for itself, that opens to sensitives possibilities.

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Table Ronde

Prix d’aide au projet collectif De Hatvany - Fondation de France

Table ronde de la Direction des Beaux-Arts de Paris, photographie, © Beaux-Arts de Paris,  2021

Le projet Table Ronde est initié par Éditions Burn~Août qui est une petite structure éditoriale co-fondée par des étudiants des Beaux-Arts de Paris et de Lyon. Projet indépendant ayant comme noyau dur un groupe affinitaire qui se disperse à travers ses collaborations et partenariats. À la fois surface de réception, lieu de réflexion et lieu de consultation, Table Ronde accueille des individus qui travaillent ou réfléchissent les champs investis par la publication à l’honneur. Conférences, tables rondes, rencontres donneront lieu à de multiples éditions et fanzines.

 

The Table Ronde project is carried by Burn~Août Editions, a small editorial structure co-founded by Beaux-Arts de Paris and Lyon’s students. An independent project with an affinity group that disperses through its collaborations and partnerships. At once a reception area, a place of reflection and a place of consultation, Table Ronde welcomes people who are working or reflecting on the fields invested by publishing. Conferences, workshops, meetings will give rise to several editions and fanzines.         

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La Marge

Prix d’aide au projet collectif De Hatvany - Fondation de France

Vue de l’espace Aimé Césaire (Gennevilliers), l’un des lieux de l’exposition itinérante investi par le collectif, 2021

Le collectif La Marge a mis en contact plusieurs jeunes artistes à travers le monde. Profitant de l’expérience inédite du confinement, et inspiré par la restitution d’œuvres africaines, les artistes veulent permettre à des œuvres animées par une sensibilité commune, d’exister en différents lieux. Une exposition d’une vingtaine d’artistes, dont beaucoup issus des Beaux-Arts de Paris, aura lieu en 2022 en Guadeloupe (Biennale intercontinentale d’art contemporain) et à Gennevilliers (Espace culturel et social Aimé Césaire).

 

The collective La Marge has brought together several young artists from all around the world. Taking advantage of the unprecedented experience of the lockdown and inspired by the restitution of African works, the artists want to enable works that are animated by a same sensibility to exist in different places. An exhibition of some twenty artists, many of whom are Beaux-Arts de Paris graduates, will be organized in 2022 in Guadeloupe (Biennale intercontinentale d’art contemporain) and in Gennevilliers (Espace culturel et social Aimé Césaire).

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Rudus Flora

Prix d’aide au projet collectif Dream Big and Grow Fast - Fondation de France

Ravers, Léa Simhony, huile sur toile, 75 x 108cm, 2020

Porté par Léa Simhony et Max Blotas, Rudus Flora est un collectif artistique qui vise à permettre le développement d’un ensemble de pratiques artistiques collectives. Les œuvres multimédias des artistes réfléchissent à la manière de concevoir des structures systémiques alternatives fondées sur la sensibilisation, la réflexion, le soutien et les soins. Le nom “Rudus Flora” fait référence à une flore qui pousse sur des terres en friche, précédemment surexploitées par l’agriculture humaine. Exposition réelles et virtuelles sont envisagées.

 

Carried by Léa Simhony and Max Blotas, Rudus Flora is an artistic collective which aims to allow the development of a set of artistic and collaborative practices. The artists’ multimedia artworks reflect upon how to conceive alternative and systemic structures based on awareness, reflection, support and care. The name “Rudus Flora” refers to a flora that grows on wastleland previously overused by human agriculture. Real and virtual exhibitions are planned.        

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La Volonté 93

Prix d’aide au projet collectif Dream Big and Grow Fast - Fondation de France

Vue de l’exposition « Both Ends Burning », mai 2021. De gauche à droite, les œuvres de Mario Picardo, Séquoia Scavullo et Alexander Raczka.

Installé à Saint-Ouen depuis 2017, le collectif propose une douzaine d’expositions par an qui diffuse le travail de nombreux artistes et commissaires. La friche apparaît pour La Volonté 93 comme un espace raisonnable et salutaire, afin qu’artistes et néophytes passionnés se rencontrent, cherchent, travaillent et vivent ensemble. Cette aventure a besoin aujourd’hui de soutien pour conforter son travail de recherche et son audience.

 

Located in Saint-Ouen since 2017, the collective offers a dozen of exhibitions per year, showing the work of many artists and curators. For La Volonté 93, the wasteland is a reasonable and healthy space, that allows artists and passionate neophytes to meet, research, work and live together. Today, this adventure needs support to consolidate its research work.

 

Christian Boltanski, immense artiste et professeur aimé des Beaux-Arts de Paris : « Je disais à mes élèves : si quelqu’un vous dit : T’es con, t’es moche, mais ta dernière œuvre est belle. Embrasse-le. Le reste n’a aucune importance. »

Un ami auquel l’Ecole doit beaucoup. Hommage

 

Christian Boltanski (1944 - 14 juillet 2021).

Reconnu comme l’un des principaux artistes contemporains français et sur la scène internationale, Christian Boltanski a été professeur aux Beaux-Arts de Paris durant 23 ans de 1986 à 2009 .

The Inner Show, une proposition de Big Dumb Object qui se déroulera vendredi 16 et samedi 17 juillet de 13h à 19h.

Dans le cadre de l'exposition CRÛ du Théâtre des Expostions Acte 3

 

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Arnaud Adami

Prix du Portrait Bertrand de Demandolx-Dedons

Arnaud Adami en 3e dans l’atelier Childress, est lauréat du prix du Portrait Bertrand de Demandolx-Dedons

« Arnaud nomme le prolétariat contemporain : celles et ceux que l’on croise quotidiennement sans y prêter attention car on ne les regarde pas. Un hommage à ces travailleurs de l’ombre, avec qui il tisse par sa peinture attentive, précise et puissante une relation d’intimité. Alors que les scènes relèvent d’un contexte urbain très actuel, les positions des protagonistes sont quant à elles inspirées des grands thèmes de l’histoire de l’art, comme sa première série issue des portraits des rois de France, ou encore comme la représentation d’objets de notre monde moderne tels sacs à dos ou casques présentés comme des natures mortes.En ce moment « le focus » souhaité par l’artiste, selon ses propres mots, est celui de la chute. Celle des livreurs à vélo employé par Deliveroo ou UberEats. Thème récurrent de l’histoire de l’art notamment via la chute du personnage d’Icare mort en volant trop près du soleil, illustrée par Pieter Brueghel l’Ancien au XVIe siècle et plus récemment par Bas Jan Ader ou Yves Klein.Cette métaphore est plus qu’une invitation à la réflexion sur les valeurs de notre société en perdition. Elle ressemble plutôt à une humble incitation à une plus grande considération de ces invisibles ».

Marianne Dollo

 

Arnaud Adami in 3rd grade in the Childress workshop, is the winner of the Bertrand de Demandolx-Dedons Portrait Prize

"Arnaud names the contemporary proletariat: those whom we pass every day without paying attention to them because we don't look at them. A tribute to these shadow workers, with whom he weaves an intimate relationship through his attentive, precise and powerful painting. While the scenes are from a very current urban context, the positions of the protagonists are inspired by the great themes of art history, like his first series of portraits of the kings of France, or like the representation of objects of our modern world such as backpacks or helmets presented as still lifes.At this time "the focus" desired by the artist, according to his own words, is that of the fall. The one of the bike delivery men employed by Deliveroo or UberEats. A recurring theme in the history of art, notably via the fall of the character of Icarus who died flying too close to the sun, illustrated by Pieter Brueghel the Elder in the 16th century and more recently by Bas Jan Ader or Yves Klein. This metaphor is more than an invitation to reflect on the values of our society in perdition. It looks rather like a humble incitement to a greater consideration of these invisible ones ".

Marianne Dollo

 

Accident, 2020, Huile sur toile, 100 x 81 cmSans Titre, 2021, Huile sur toile, 115 x 115 cm

 

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Barbana Bojadzi

Prix Khalil de Chazournes

Barbana Bojadzi, lauréate du prix Khalil de Chazournes, est en 5e année dans l’atelier Figarella.

« Ce sont des recherches sur les empreintes du mouvement, de traces, qui résultent des gestes du corps, natifs d'une préhension immédiate que l'organisme a de son milieu. Mes outils ressemblent autant à des armes qu’à des jouets, ils sont tachés, vivants. Ils se greffent à moi et me proposent, par leur forme et fonctions propres, un geste unique à chacun d'eux. Ils deviennent organes, et correspondent à une dévoration particulière du monde. Cette métamorphose advient et les gestes, ajoutés, soutenus ou recouverts, s’amplifient dans l’espace. Par l’introduction de scènes atmosphériques, de fragments de ciels, de formes photographiques, et de symboles, les différents corpus de matières et de signes entrent en collision : la confrontation prend une tournure dialectique. De cette relation conflictuelle entre gestes et matières résulte une blessure. La bataille finit par révéler ce qu’il y a de nécessaire en elles, et de cette lutte naît l’équilibre. Une accrétion de réseaux, logée dans l’horizon, constitue un noyau pictural, une « Gemeinwesen » de signes. Comme dans un système nerveux, des pluies d’informations, de symboles, de mouvements électriques sont positionnés, et se dispersent dans le désordre organique du monde. »

 

Barbana Bojadzi, winner of the Khalil de Chazournes prize, is in her 5th year in the Figarella studio.

"These are researches on the prints of movement, of traces, which result from the gestures of the body, born of an immediate grasp that the organism has of its environment. My tools look as much like weapons as toys, they are stained, alive. They graft themselves to me and propose to me, by their own form and functions, a gesture unique to each of them. They become organs, and correspond to a particular devouring of the world. This metamorphosis occurs and the gestures, added, supported or covered, are amplified in the space. By the introduction of atmospheric scenes, fragments of skies, photographic forms, and symbols, the different bodies of materials and signs collide: the confrontation takes a dialectical turn. From this conflicting relationship between gestures and materials results a wound. The battle ends up revealing what is necessary in them, and from this struggle is born the balance. An accretion of networks, lodged in the horizon, constitutes a pictorial core, a "Gemeinwesen" of signs. As in a nervous system, showers of information, symbols, electrical movements are positioned, and disperse in the organic disorder of the world."

 

Es was eins Bauren Töchterlein (phase I), 2021, diverses techniques sur plaque, environ 120 x 100 cmSecular painting (1) (phase I), 2020, diverses techniques sur plaque, environ 100 x 110 cm

 

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Max Coulon

Prix des Amis

Max Coulon, lauréat du prix des Amis ex aequo, est en 5e année dans l’atelier Rochette

« J'ai commencé à développer ma pratique de la sculpture figurative par le bois, qui est, à mon avis, dans sa constitution, avec ses veines et ses nœuds, son sens et sa complexité, un matériau analogue au corps des humains et des animaux.
Cheval, groupe de rock, pièce de théâtre, sept nains, crucifixion, gargouilles, colonne, requin, visite de tombe, histoire d’amour : c’est par le jeu que j’avance vers les sujets qui m’entraînent. Les sujets sont des mots autour desquels je tourne. 
La destruction d’une forme, la réparation d’une cassure, la perte et la reprise du contrôle sur la matière sont pour moi des étapes de travail fondamentales. Le bois me fait penser à de la chair, le béton à de la pierre.
Les objets que je découvre et collectionne peuvent tout aussi bien être le point de départ d’une sculpture que son dénouement.
Je travaille avec une certaine économie de moyen, de temps, des sculptures ludiques, qui partagent l’aventure de leur fabrication. »

 

Max Coulon, winner of the Prix des Amis ex aequo, is in his 5th year at the Rochette workshop

"I began to develop my figurative sculpture practice through wood, which I believe is, in its constitution, with its veins and knots, its meaning and complexity, a material analogous to the bodies of humans and animals.
Horse, rock band, play, seven dwarfs, crucifixion, gargoyles, column, shark, tomb visit, love story: it is through play that I move towards the subjects that draw me. The subjects are words around which I turn. 
The destruction of a form, the repair of a break, the loss and regaining of control over the material are fundamental stages of my work. Wood reminds me of flesh, concrete of stone.
The objects that I discover and collect can just as easily be the starting point of a sculpture as its conclusion.
I work with a certain economy of means, of time, playful sculptures, which share the adventure of their making."

 

Zwerk beton, pigment 60x30cm  (x7), 2020

 

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