Inventif, poète, artiste, acteur, témoin engagé pour la liberté et les libertés, le grand dessinateur Wolinski est célébré par les Beaux-Arts de Paris.
Juliette Green, lauréate du prix des Amis ex aequo, est en 5e année dans l’atelier Delprat
" Pendant mon adolescence, j’ai mis au point un système d’écriture pour prendre des notes à l’école. Les textes y rencontraient des dessins, des pictogrammes, des cartes, des plans d’architecture, des personnages et des bulles de bande dessinée. Fidèle à cette méthode, je m’en sers désormais pour raconter des histoires que j’invente de toutes pièces et qui ont souvent pour point de départ des questions existentielles : qui a fabriqué les objets qui nous entourent ? Qu’est-ce qui fait naître les vocations ? Comment la vision qu’on a de notre avenir évolue-t-elle au fil de notre vie ? Comment les symboles transcendent-ils les cultures ? Etc. Le ton de mes récits est souvent léger et empreint d’humour. "
Juliette Green, a Friends' Award winner, is in her 5th year in the Delprat workshop
"As a teenager, I developed a writing system for taking notes in school. The text met drawings, pictograms, maps, architectural plans, characters and comic bubbles. Faithful to this method, I now use it to tell stories that I invent from scratch and that often have as a starting point existential questions: who made the objects that surround us? What gives rise to vocations? How does the vision we have of our future evolve throughout our lives? How do symbols transcend cultures? Etc. The tone of my stories is often light and humorous."
Elise Nguyen Quoc, lauréate du prix Thaddaeus Ropac, st en 3e année dans les ateliers Calais et Figarella.
« Avec un rapport à l’automatisme, à la répétition et suivant ce même modèle qui structure nos vies et psychismes, les motifs que je représente viennent comme créer une double peau, une image méliorative de soi-même. La différence, l’écart que je cherche, se trouve dans l’acte-même de regarder, ce moment de crise où ce que notre corps perçoit, n’est pas ce qui est montré. Dans une relation quasi d’auto-exploitation, à l’aide d’un outil commun, le stylo à bille. La ligne, le fil, outil d’oppression sous le patriarcat, est ici tissé comme une forme de résistance, où, mobilisant tout mon corps au travail, chaque geste contient une intention inhérente à sa réalisation. Il y a l’image de ce que je montre et l’image du faire, invoquant une histoire féminine, domestique, d’un travail chronophage, ici, se voulant plus brutal, imposant. Mes peintures sont une tentative de rendre justice à ces lignes qui ne disent rien, à ces infra-vies qu’on ne regarde pas, la continuité d’un témoignage de l’effort passé sous silence. »
Elise Nguyen Quoc, winner of the Thaddaeus Ropac Prize, is in her third year at the Calais and Figarella studios.
"With a relationship to automatism, to repetition and following the same pattern that structures our lives and psyches, the motifs I represent come to create a double skin, a meliorative image of oneself. The difference, the gap that I am looking for, is found in the act of looking itself, this moment of crisis where what our body perceives, is not what is shown. In an almost self-exploiting relationship, using a common tool, the ballpoint pen. The line, the thread, a tool of oppression under the patriarchy, is here woven as a form of resistance, where, mobilizing my whole body at work, each gesture contains an inherent intention to its realization. There is the image of what I show and the image of doing, invoking a feminine, domestic history of a time-consuming work, here, wanting to be more brutal, imposing. My paintings are an attempt to do justice to these lines that say nothing, to these infra-vies that we do not look at, the continuity of a testimony of the effort passed under silence."

Emma Passera, lauréate du prix Weil, est en 5e année dans l’atelier Paris.
« Ma pratique artistique traite de la mise en image et en objets du réel à travers différents principes de représentation. Je rends compte des enjeux contemporains de notre société par l’étude de certains territoires et pratiques qui reflètent les violences et les désordres mondiaux actuels. Ma génération grandit dans des villes où des milliers de personnes dorment sous des tentes et dans les rues. Partout dans le monde, surgissent de nouvelles frontières, et de nouvelles techniques de traçages d’une certaine partie de la population dont le corps est devenu lui-même une barrière. En découle la différenciation entre plusieurs parties de la population mondiale : ceux qui peuvent circuler librement/ceux dont les déplacements sont contrôlés, migrants économiques, climatiques, réfugiés de guerre... Témoin de ces bouleversements, je suis partie en 2016 faire mon premier projet photographique Z.I. des Dunes à la Jungle de Calais qui est un territoire symptomatique de l’institutionnalisation des frontières. »
Emma Passera, winner of the Weil Prize, is in her 5th year in the Paris studio.
"My artistic practice deals with putting reality into images and objects through different principles of representation. I reflect contemporary issues in our society through the study of certain territories and practices that reflect current global violence and disorder. My generation grew up in cities where thousands of people sleep in tents and on the streets. All over the world, new borders are emerging, and new techniques of tracing a certain part of the population whose body has itself become a barrier. The result is the differentiation between several parts of the world's population: those who can move freely/those whose movements are controlled, economic migrants, climatic migrants, war refugees... Witnessing these upheavals, I left in 2016 to make my first photographic project Z.I. des Dunes in the Calais Jungle, which is a territory symptomatic of the institutionalization of borders."

Valentin Ranger, lauréat du prix agnés b. , est en 3eannée dans les ateliers Trouvé, Mesiti, Janssens.
« C’est au cœur de la fragmentation d’un corps sacré, et de la naissance d’un futur Théâtre que se réapproprie mon intimité en lien aux nouvelles technologies et la prise de conscience de monde invisibles, microscopiques et virtuels. Ce bouleversement endogène traduit un lien entre fluidité du corps et accès à d’autres réalités. Du dessin, à la vidéo 3D et à l'installation sculpturale, mon travail vient construire un univers immersif qui trace de nouvelles trajectoires. L’univers qui se construit célèbre une orgie permanente, un écosystème résiliant où les êtres mutants s’interpénètrent horizontalement dans leur mode d’existence pour créer une transcendance. Un monde imaginaire, sur ce que nous ne pouvons pas voir et qui pourtant rentre en nous, nous recrée en mutations et nouvelles histoires permanentes. Incandescent et éphémère, communiant et contaminant positifs d’un futur milieu. »
Valentin Ranger, winner of the agnés b. prize, is in his 3rd year in the Trouvé, Mesiti, Janssens workshops.
"It is at the heart of the fragmentation of a sacred body, and the birth of a future theater that my intimacy is reappropriated in connection with new technologies and the awareness of invisible, microscopic and virtual worlds. This endogenous upheaval translates a link between fluidity of the body and access to other realities. From drawing, to 3D video and sculptural installation, my work builds an immersive universe that traces new trajectories. The universe that is built celebrates a permanent orgy, a resilient ecosystem where mutant beings interpenetrate horizontally in their mode of existence to create a transcendence. An imaginary world, about what we cannot see and yet enters us, recreates us in mutations and new permanent stories. Incandescent and ephemeral, communicating and contaminating positive of a future environment."
Inventif, poète, artiste, acteur, témoin engagé pour la liberté et les libertés, le grand dessinateur Wolinski est célébré par les Beaux-Arts de Paris.
du lundi 12 au dimanche 18 juillet 2021
Exposition / installations
14h-20h - Entrée libre
Vernissage le 12 juillet à partir de 18h
Marie Robert est conservatrice en chef au musée d’Orsay, chargée de la photographie. Auteure d’une dizaine d’accrochages de la collection marqués par les sciences sociales, elle a également été co-commissaire des expositions Misia, Reine de Paris (2011), Splendeurs et Misères. Images de la prostitution (2015) et Qui a peur des femmes photographes ? (2015). Avec Luce Lebart, elle a codirigé en 2020 Une histoire mondiale des femmes photographes, aux éditions Textuel. Ses recherches actuelles portent sur les relations croisées entre la photographie et d’autres media.
Découvrez les 19 prix de fondations, dont 6 attribués en partenariat avec la Fondation de France, remis aux artistes étudiants ou diplômés des Beaux-Arts de Paris. Grâce à la générosité des donateurs, prix, aides et bourses récompensent projets collectifs et pratiques individuelles (peinture, dessin, vidéo...).