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Léa de Cacqueray

Prix des Amis des Beaux-Arts de Paris

Née en 1996, elle est en 5e année dans les ateliers Paris, Cogitore et Sarcevic. « Je me suis intéressée aux nombreux cyberespaces et leurs vies virtuelles, créés puis désertés depuis une quinzaine d’années. J’ai été intriguée par l’exploration d’un environnement fictif qui n’attend pas, ou plus, notre présence. C’est dans ce contexte que je développe mon travail autour de sculptures et d’installations se déployant à la fois en vidéo et dans l’espace “réel”. Elles s’inspirent d’éléments de l’architecture urbaine, de l’assemblage d’objets et de formes de notre environnement familier et reconnaissable permettant l’échange entre fictif et réel. Je sacralise la technologie par la présentation sculpturale. Je travaille cette matière en apportant une combinaison ambivalente entre le culte de l’ancien et celui du nouveau. Ainsi, je cherche à créer une nouvelle narration de la technologie, en me réappropriant des rites néo-spirituels ». Léa De Cacqueray

 

Born in 1996, she is achieving her 5th year of studies in the Paris, Cogitore and Sarcevic studios. "I became interested in cyberspaces and their virtual lives, created and then deserted over the past fifteen years. I was intrigued by the exploration of a fictional environment that does not expect our presence. In this context I develop my work around sculptures and installations deployed both in video and in "real" space. They are inspired by elements of urban architecture, the “assemblage“ of objects and shapes from our familiar and recognizable environment allowing the exchange between fiction and reality. I regard technology as sacred by sculptural presentation. I work on this material by bringing an ambivalent combination between the cult of the Old and the New. Thus, I seek to create a new narrative of technology, by re-appropriating neo-spiritual rites ”

 

Bidelta / 30x44x104 cm / aluminium, acier, câbles, haut-parleurs, bras d'ordinateurs / 2020Hors-sol / 150x150x400cm / pompe, tuyaux, silicone noir, métal, verre) / 2019

 

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Dhewadi Hadjab

Prix du portrait Bertrand de Demandolx-Dedons

Né en 1992, il est en 3e année dans l’atelier Eitel. « La mise en scène dans le théâtre, c’est mettre en scène un discours ou bien un texte. Dans mes peintures je mets en scène des images mentales, des idées et des espaces psychologiques qui prennent la forme d’intérieurs décorés, agencés dans lesquels une figure humaine ou non apparaît. Dans mes peintures, il est donc question de mon propre théâtre avec ses décors et ses accessoires. Je m’intéresse à de nombreuses choses dans l’art pictural. Principalement la gestion des espaces et le traitement des corps qui s’y trouvent. Mes intérêts se portent aussi aux domaines de la danse et du cinéma, pour l’action et l’idée de mouvement qui les caractérisent. Le monde de la peinture, de la danse et du cinéma sont des influences satellites que je viens chercher tour à tour et mettre en relation dans mon travail. [...] » Dhewadi Hadjab

 

Born in 1993, he is following his 3rd year of studies in the Eitel studio. "Staging in the theater is staging a speech or a text. In my paintings I stage mental images, ideas and psychological spaces that take form in decorated interiors, in which a human figure or not appears. In my paintings, it is therefore a question of my own theater with its decors and accessories. I am interested in many things in pictorial art and mainly the management of spaces, and the treatment of the bodies found there. My interests also extend to the fields of dance and cinema, for these actions and ideas of movement. The world of painting, dance and cinema are influences that I come to seek in turn and put in relation in my work. [...] » Dhewadi Hadjab

 

Sans titre, 2019, huile sur toile, 195 x 130 cmDream dancing III, 2020, huile sur toile, 146 x 114 cm

 

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Olga Sabko

Prix Khalil de Chazournes

Prix coup de cœur du mécène. Hors jury.

 

Née en 1990, elle est en 3e année dans l’atelier Bouwens. « Mes œuvres sont plutôt abstraites, et pourtant dans cette abstraction je me pose des questions. L'espace et le temps, et dans l'espace sont des objets, des idées, notre vie. Le mouvement dans le temps, comme le mouvement du temps est irréversible. Cependant le temps domine absolument tout ce qui est accessible à la compréhension humaine, tout en lui reste incompréhensible. On peut le mesurer, le remarquer, mais comment comprendre sa nature ? Mes pensées sans fin à ce sujet se sont transformées en travail sur le projet. Je crée les sculptures, les dessins, pour qu'ils existent pendant une certaine période, pour qu'ils soient les témoins de mes émotions. Et aussi comme la preuve matérielle de la vie dans l'environnement où je me trouve aujourd’hui ». Olga Sabko

 

Born in 1990, she is doing her 3rd year of study at the Bouwens studio. “My works are mostly abstract, but in this abstraction I ask question to myself. Space and time, and in space there are objects, ideas, our life. The movement in time, as well as the movement of time, is irreversible. Although time dominates absolutely everything that is accessible to human understanding, everything in it remains incomprehensible. One can measure it, observe it, but how to explain its nature? My endless thoughts transformed into work on the project. I create sculptures, drawings, that exist for a while, to be the witnesses of my emotions. And also, as the material proof of life in the environment where I am today”. Olga Sabko

 

Shapes of incertitude 84x55x50cm céramique 2020Shapes of incertitude 100X70X70cm céramique 2020

 

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Raphaël Maman

Prix du Cabinet Weil, Gotshal & Manges

 

Né en 1993, il est en 3e année dans l’atelier Trouvé. Formé au métier de design graphique, c’est dans l’exercice appliqué de cette discipline que Raphaël Maman a nourri sa pratique artistique. La tradition veut que le designer soit au service des normes. Mais le XX e siècle a apporté avec lui une redéfinition et une hybridation des métiers. Une certaine artification du graphisme est apparue, ce processus qui fait évoluer une pratique non-artistique vers l’art et dans lequel s’est engouffré Raphaël Maman. Sa pratique croisée de sculpteur et de designer naît d’une volonté de révéler la norme en lui donnant corps, pour mieux dévoiler sa logique. Avec ce processus de création, il matérialise l’invisible pour que nous puissions à notre tour nous interroger sur l’existant et éveiller un imaginaire encore inexploré. Les normes deviennent ses règles du jeu, un système de mesure propre qui déborde en un critère de création. [...] Anne Bourrassé

 

Born in 1993, he is doing his 3rd year in the Trouvé studio. Trained in the craft of graphic design, it is in the exercise of this discipline that Raphaël Maman nourished an artistic practice. Tradition dictates what designers serve. But the 20th century brought a redefinition and hybridization of this profession. A certain artification of graphic design has emerged, this process which transforms a non-artistic practice to art and in which Raphaël Maman is engulfed. His cross-cutting practice as a sculptor and designer is born from a desire to reveal standards by giving it substance, to better reveal its logic. With this process of creation, it materializes the invisible so that we can in turn question ourselves on the existing and awaken an imaginary still unexplored. Standards become the rules of the game, a system of own measurement that goes beyond a criterion of creation. [...] Anne Bourrassé

 

Diplôme de Raphael MamanDiplôme de Raphael Maman

 

Crédits photos : Adrien Thibault

 

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Théo Audoire

Prix Thaddaeus Ropac

Né en 1996, il vit et travaille à Paris. II est en 5eannée dans les ateliers Cogitore, Trouvé et Burki. “L’œuvre de Théo Audoire nous parle de cet inframonde, de cette fragile limite qui sépare l’indifférence visuelle de l’émotion intime. Au milieu des maisons vides, mouvantes, fractionnées ou fantoches, on s’interroge sur ce qui fait foyer, sur ce que signifie réellement « chez soi » […]. L’artiste opère à la manière d’un historien ou d’un archéologue, il collecte les traces, thésaurise les documents, accumule les témoignages. Pourtant, il ne s’agit pas ici de reconstituer quoi que ce soit, mais de donner à voir et à imaginer, en creux, notre rapport à la mémoire, à la famille ; à nous révéler avec une tendresse inouïe l’univers sensible qui se cache derrière le quotidien le plus banal.” Lucas Belloc

 

Born in 1996, he lives and works in Paris. He is achieving his 5th year in the Cogitore, Trouvé and Burki studios. “Théo Audoire's work tells us about this underworld, this fragile boundary between visual indifference from intimate emotion. In the midst of empty, moving, fragmented or puppet houses, we wonder about what makes home, what "at home" really means […]. The artist operates like an historian or an archaeologist, he collects traces, hoards documents, accumulates testimonies. However on the point is not to reconstitute anything, but to give to see and imagine, in depth, our relationship to memory, to the family; to reveal us with incredible tenderness the sensitive universe that hides behind the most banal everyday life. " Lucas Belloc

 

Muret (2018, sculpture : briques et roulettes)
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Randa Maddah

Prix agnès b.

Née en 1983 à Majdal Shams, elle est en 5e année dans l’atelier Pagès. Née dans le village de Majdal Shams (Golan syrien occupé) sur la ligne de cessez-le feu entre la partie du Golan occupée et annexée par Israël, Randa Maddah est, de ce fait, sans nationalité. Profitant de la possibilité offerte aux jeunes du Golan d’aller étudier en Syrie, elle se forme à la sculpture et au dessin à la faculté des Beaux-Arts de Damas. De retour à Mjadal Shams en 2005, elle y co-fonde et anime le Fateh Al Mudarris Center for Arts and Culture. Sur le plan artistique, elle développe un style figuratif expressionniste où des corps défigurés flottent « entre une terre qui s’ouvre et un ciel indifférent » à l’image de l’oubli où sombrent les histoires douloureuses des exilés du Golan.

 

Born in 1983 in Majdal Shams, Randa is achieving her 5th year in the Pagès studio. Born in the village of Majdal Shams (occupied Syrian Golan) on the ceasefire line between the part of the Golan annexed by Israel and the Syrian Golan, Randa Maddah has no nationality. Taking advantage of the opportunity offered to young people from the Golan to study in Syria, she trained in sculpture and drawing at the Faculty of Fine Arts in Damascus. Returning to Mjadal Shams in 2005, she co-founded and hosted the Fateh Al Mudarris Center for Arts and Culture. Artistically, she developed an expressionistic figurative style where disfigured bodies float "between an opening earth and an indifferent sky", like the oblivion into which the painful stories of the Golan exiles sink.

 

Image extraite du film 3ACTES

 

Le 5 octobre, l’association des Amis des Beaux-Arts de Paris a décerné 6 prix aux étudiants de l’Ecole choisis par un jury de personnalités du monde des arts et de la culture. Ces distinctions sont décernées par de fidèles et généreux mécènes passionnés par la jeune création.

 

Prix agnès b.
Randa MADDAH - Atelier Pagès

Prix Thaddaeus Ropac
Théo AUDOIRE - Ateliers Cogitore, Trouvé et Burki

Prix du Cabinet Weil, Gotshal & Manges
Raphaël MAMAN - Atelier Trouvé

Une exposition de Adrien van Melle au musée Jean-Jacques Henner quatrième artiste invité en résidence au musée dans le cadre d’un partenariat avec les Beaux-Arts de Paris.

 

Un Voyage s’enracine dans celui que l’artiste a effectué en juillet 2020, de Paris à Rome, du musée Jean-Jacques Henner à la Villa Médicis, dans les pas de son prédécesseur, lauréat en 1858 du prestigieux Prix de Rome avec Adam et Ève trouvant le corps d’Abel (Paris, École nationale supérieure des Beaux-Arts, dépôt au musée Jean-Jacques Henner).

 

VIA FERRATA est une classe préparatoire intégrée aux Beaux-Arts de Paris depuis 2016.

Cette classe préparatoire publique prépare, durant un an, 50 élèves issus de la diversité sociale, géographique et culturelle aux examens et concours d’entrée dans les établissements supérieurs d’enseignement artistique (95% de taux de réussite).


VIA FERRATA propose une formation pratique et théorique, et un accompagnement pédagogique personnalisé. 

Julien
Sirjacq

Chef d'atelier

Né en 1974. Vit et travaille à Paris. Pôle Impression / Multiples Sérigraphie, vidéo, son, peinture…

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