Tailleur de pierre formé en Bavière, Götz Arndt est diplômé des Beaux-Arts de Paris en 1992 et dirige collégialement le laboratoire matière / espace avec Fabrice Vannier et Philippe Renault. Sculpteur, ses œuvres minérales, minimalistes et pleines de poésie sont la plupart du temps faites in situ. Au cœur de l’espace public ou privé, elles jouent avec l’architecture présente quitte à créer d’intéressants décalages. La résistance au temps est donc l’une des préoccupations de Götz Arndt, en plus du rapport qu’entretient le volume avec l’espace.
Béton, coquillages, granit, acier… les matériaux utilisés sont aussi massifs qu’ils ont l’air fragiles et légers dans des sculptures qui défient l’apesanteur. Son atelier explore les matériaux, leurs enjeux et leur façonnage en tenant compte de l’espace, des lignes de force, de la densité des matières et de multiples déclinaisons possibles dans les formes. Il a réalisé des commandes publiques en Allemagne, au Luxembourg, en France et expose en Europe comme en Asie. Ses œuvres sont présentes dans des collections privées et publiques.
Pascale Accoyer est conservatrice et restauratrice d’œuvres peintes, spécialisée en art moderne et contemporain. Son intervention à l’École se fait au travers de cours réguliers dans l’atelier et de rendez-vous ponctuels individualisés avec les étudiant·es pour répondre à des questions spécifiques.
Elle travaille pour des institutions publiques comme le Centre Pompidou, le CNAP, le Musée national Picasso-Paris et le centre Pompidou- Metz. En parallèle, elle est chargée de cours en conservation-restauration de l’art contemporain dans le Master Pro « L’art contemporain et son exposition » à la Sorbonne-Nouvelle.
Née en 1967, Valérie Sonnier est diplômée des Beaux-Arts de Paris en 1993.
En 2003, elle y est nommée professeure de dessin et morphologie.
À travers l’utilisation de mediums variés, dessin, peinture, photographie et film super8, Valérie Sonnier déploie un univers explorant les liens entre souvenirs intimes et mémoire collective de l’enfance, les notions de présence et d’absence, les apparitions fantomatiques. Une série de ses photographies de la Galerie Huguier est entrée dans la collection photographique de l’école. Son exposition personnelle Tout dit dans l’infini quelque chose à quelqu’un évoquant les liens qu’entretenait Victor Hugo avec le spiritisme s’est tenue dans la maison de l’écrivain à Paris et s’est inscrite dans le parcours d’art contemporain de la Nuit Blanche 2022.
Une monographie a paru récemment dans la collection Gratitudes des Éditions des Beaux-Arts de Paris. Elle est représentée par la galerie Nadja Vilenne en Belgique et la galerie Dilecta lui a consacré une exposition personnelle en 2023.
Elle est lauréate du Prix Château Kirwan qui lui a été attribué dans le cadre de la foire BAD+ de Bordeaux en 2024.
Daniel Schlier est diplômé des Arts Décoratifs de Strasbourg (atelier Sarkis).
Professeur de peinture à la HEAR Strasbourg et à la HEAD Genève, il est ensuite nommé aux Beaux-Arts de Paris. À la fois peintre, dessinateur et graveur, Daniel Schlier tente de contenir la complexité du monde dans sa peinture. Multipliant les supports – toile, marbre, verre, bois – ses œuvres sont autant de possibilités de générer un monde nouveau.
Les figures, paysages et grotesques divers sont comme des organismes, en débat permanent avec les éléments mêmes qui les constituent. Il a notamment exposé au Grand Palais (Paris, 2006), au MAMC de Strasbourg (2007) et à la Beijing International Art Biennale (2009).
Par la technique du dessin, de la peinture, des installations et du land art, Jack McNiven explore les formes en mouvement. Il utilise la morphologie afin de disséquer ses sujets – Homme, animaux, nature – les réduisant à leurs lignes, leurs plis, leurs rides. Réalisés à la craie sur tableau noir, ses dessins apparaissent, disparaissent et retrouvent le caractère éphémère de tout mouvement. Sous forme d’installations, ses dessins habitent momentanément des paysages marins, urbains et champêtres et témoignent des interactions entre création artistique et nature.
Parmi ses expositions en 2022 : Les professeurs gribouillent aussi, Beaux-Arts de Paris ; Bibliothèque Forney – Nuit Blanche et Mullion Cove, Cornouailles.
Frédérique Loutz manipule, brouille et brusque les formes.
Dictées par son dessin, elles sont le plus souvent hybrides. L’artiste mélange les techniques non pour les associer ou les confondre mais pour que le contraste les distingue. Elle tente en permanence de renouveler ce qu’elle trace et y parvient justement sans y parvenir. Le vocabulaire qu’elle utilise, répète et interprète à nouveau sans cesse nous emmène dans un univers souvent fantastique et fantasmagorique où monstres gentils et personnages familiers dénaturés cohabitent.
Normalienne, agrégée et docteure en esthétique, Clélia Zernik est professeure de philosophie de l’art aux Beaux-Arts de Paris.
Ses premières recherches portent sur la relation entre art et sciences, telle qu’elle est élaborée par les psychologues de l’art et par les phénoménologues (cf. Perception-cinéma, Vrin, Paris, 2012 ; L’œil et l’objectif, Vrin, 2014). Celles-ci s’orientent désormais vers le cinéma (Les Sept samouraïs d’Akira Kurosawa, éditions Yellow Now, Paris, 2013, L’attrait du café, éditions Yellow Now, Paris 2017, L’attrait du fantôme, éditions Yellow Now, Paris, 2019) et l’art contemporain japonais, grâce à des séjours d’études à l’université de Waseda et à l’université de Tokyo. Elle travaille sur la question de la doublure des images (surfaces et profondeurs japonaises) et collabore régulièrement à des revues comme Critique d’art et Art Press.
Docteure en études cinématographiques, Clara Schulmann mène – en parallèle de son enseignement en école d’art – une activité d’écriture critique. Elle coordonne des projets éditoriaux : Jeux sérieux. Cinéma et art contemporain transforment l’essai (HEAD/Mamco, 2015), Palmanova (Form(e)s, 2016), Laura Mulvey, Au-delà du plaisir visuel. Féminisme, énigmes, cinéphilie (Mimesis, 2017). Sa thèse a été publiée aux Presses du réel (Les Chercheurs d’or. Films d’artistes, Histoires de l’art, 2014).
Sa dernière parution s’intitule Zizanies (Paraguay Press, 2020) – un récit à la première personne dédié aux voix de femmes.
Architecte également diplômé du CNSMDP et de l’EHESS, Yann Rocher se consacre à la construction de lieux scéniques entre 1998 et 2008. De 2002 à 2011, il dirige le collectif Théâtre électronique et crée une série d’installations sonores en France et à l’étranger.
Il enseigne depuis 2005 à Paris-Malaquais, et depuis 2019 codirige avec Thierry Leviez « L’entour », séminaire sur la scénographie d’exposition. En 2012 il est nommé commissaire de la Saline Royale d’Arc-et-Senans, aboutissant en 2013 à l’exposition Théâtres en utopie.
De 2015 à 2018 il est commissaire de l’exposition Globes à la Cité de l’architecture et du patrimoine. Sa dernière exposition Moi cristal s’est tenue au Centre d’art contemporain de Lacoux à l’été 2022.
Patricia Ribault est professeure de Performative Design Research à la weißensee kunsthochschule Berlin et Principal Investigator du Cluster d’Excellence «Matters of Activity » de l’Université Humboldt de Berlin. Elle a commencé sa carrière par des études en arts appliqués et en céramique à Paris et par un apprentissage du verre soufflé en Angleterre, à Murano et en Tunisie.
Elle a co-dirigé les Essais de Bricologie avec Thomas Golsenne (EHESS, 2015) et dirigé l’édition d’un livre intitulé Design, Gestaltung, Formatività. Philosophies of Making (Birkhäuser, 2022). Ses recherches portent sur le corps, le geste, le travail, la technique, les arts et le design, mais aussi sur les interspécificités et le post-humanisme.