Martin François-René Martin a étudié la science politique à l’Institut d’études politiques de Strasbourg et l’histoire de l’art et l’archéologie à l’université Marc-Bloch de Strasbourg. Docteur en science politique et en histoire de l’art, sa thèse dans cette seconde matière portait sur Grünewald et ses critiques (XVIe - XXIe siècle), sous la direction de Roland Recht.
Habilité à diriger les recherches, il a été récemment directeur de recherche au Centre allemand d’histoire de l’art à Paris et chercheur invité au Getty Center à Los Angeles et au Clark Institute à Williamstown. Professeur d’histoire générale de l’art aux Beaux-Arts de Paris, il est également coordinateur de la recherche à l’École du Louvre. Il travaille sur les mythes artistiques, sur des questions d’historiographie et sur Ingres et Raphael.
Historienne de l’art contemporain et critique d'art, Guitemie Maldonado a consacré sa thèse au biomorphisme dans l’entre-deux-guerres (Le Cercle et l’amibe, 2006), la prolongeant dans des études plus ponctuelles et monographiques (consacrées à Jean Arp, Wassily Kandinsky, Joaquin Torres Garcia, Sonia Delaunay, Henry Moore …) et par un intérêt constant pour les situations d’entre-deux (art-nature, art-science, abstraction-figuration).
Elle s’est ainsi attachée à la situation de l’abstraction après la Seconde Guerre mondiale, en particulier à travers une monographie sur Nicolas de Staël. À la faveur de diverses rencontres et circonstances, elle a commencé à écrire sur l’art contemporain, pour des expositions (Bernard Piffaretti, Djamel Tatah, Sophie Dubosc, Antony Gormley, Rachel Whiteread, Pierre Buraglio, Frédérique Lucien…) et des magazines (Artforum, artpress, Roven et actuellement The Art Newspaper).
Crédit photo : © Adrien Thibault
Thierry Leviez est directeur du Pavillon Bosio, École supérieure d’arts plastiques de Monaco spécialisée en art et scénographie. De 2016 à 2021, il a été responsable des expositions aux Beaux-Arts de Paris. Il y a assuré de nombreux commissariats et avait la charge de la filière « Artistes & Métiers de l’exposition », d’une résidence pour jeunes commissaires et de « L’entour », un séminaire consacré à l’histoire et à la technique de la scénographie d’exposition réunissant des étudiants des Beaux-Arts de Paris et de l’École d’architecture Paris-Malaquais.
Auparavant, il était commissaire des expositions au Printemps de septembre où il a développé un grand nombre de projets : du décor permanent de Jorge Pardo pour le musée des Augustins à diverses rétrospectives et productions inédites pour la ville de Toulouse.
Rédacteur en chef de la revue Art Press (1991-1999), membre du comité de rédaction de la Revue Perpendiculaire (1995-1998), Jean-Yves Jouannais a enseigné l’art contemporain à l’Université Paris 8. Entre autres expositions : Topographies de la guerre, Le Bal, Paris, 2011; La Force de l’art, Grand Palais (avec J.-L. Froment et D. Ottinger), 2009 ; L’Idiotie, Expérience Pommery # 2, Reims, 2005; Histoire de l’infamie, Biennale de Venise, 1995; Un art contemporain d’Afrique du sud, La Défense, 1994. Entre autres publications : Artistes sans œuvres (1997); L’Idiotie (2004); L’Usage des ruines (2012); MOAB, Épopée en 22 chants (2018).
Depuis 2008, il se consacre au cycle de conférences « l’Encyclopédie des guerres », rendez-vous mensuel au Centre Pompidou.
Christian Joschke est historien de l’art et s’intéresse particulièrement aux rapports entre arts et politique et à l’histoire de la photographie. Entre 2007 et 2020, il a enseigné successivement comme maître de conférences à l’Université Lumière Lyon 2 et à l’Université Paris Nanterre. Il a occupé à deux reprises une chaire de professeur suppléant à l’Université de Lausanne, a été Research Fellow à l’IFK de Vienne, au Ryerson Image Center de Totonto, au département d’histoire de l’art et d’archéologie de l’Université de Princeton (New Jersey, États-Unis) et à l’université Humboldt de Berlin (chaire Rudolf Arnheim, 2023).
Il a traduit des livres de Hans Belting – dont il était l’assistant au Collège de France (2003) – et de Horst Bredekamp. Il a publié Les Yeux de la nation. Photographie amateur et société dans l’Allemagne de Guillaume II (Dijon, Presses du réel, 2013). Il a co-organisé l’exposition Photographie, arme de classe. Photographie sociale et documentaire en France 1928-1936 au Centre Pompidou (catalogue chez Textuel, 2018) et a fondé avec Olivier Lugon la revue Transbordeur. Photographie histoire société aux éditions Macula et dirige avec lui la collection « Transbordeur » chez le même éditeur.
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Michel Salerno est diplômé de la Villa Arson. Il suit également une formation en serrurerie, dinanderie, restauration, forge, acier fin, montage en bronze et taillanderie. Spécialisé dans le travail du métal, Michel Salerno arrive à allier avec dextérité un savoir-faire ancestral délicat avec une vision contemporaine du medium.
Dans sa démarche personnelle, il a pour habitude de confronter la qualité intemporelle du métal avec des formes naturalistes qui soulignent le caractère éphémère et fragile de la nature. Un goût pour la vanité qui transparait également à travers le motif récurent du miroir. Michel Salerno a récemment montré son travail à Leila Heller Gallery (New York, 2019) et au Design Miami (2017).
Rémy Pommeret est diplômé de l’École Nationale Supérieure d’Art et de Design de Nancy en 2019. Il grandit en région parisienne où il développe un intérêt pour plusieurs disciplines artistiques : musique, théâtre, cinéma, dessin. Intéressé par les sciences naturelles et les créatures des mythes ou du cinéma depuis l’enfance, il crée son univers majoritairement animal autour de la sculpture et de la gravure. Il s’empare des codes historiquement reliés aux arts décoratifs, à l’art hiératique, au statuaire ou encore aux sciences naturelles pour créer des hybrides visant à délivrer une poésie sombre sur notre époque. La céramique devient pour lui à la fois un medium écologique ainsi qu’une matière organique rappelant le vivant, la métamorphose ou encore la mort.