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Yanma Fofana

Prix de peinture Rose Taupin-Dora Bianka

Des toiles habitées par une mélancolie pleine de panache. Les peintures de Yanma Fofana sont intimistes, pour la plupart inspirées par des photos familiales. « Je me sens un peu dépassée par le temps et j’ai toujours eu cette impression assez étrange de le retranscrire », dit celle qui prend également de nombreuses photographies argentiques et numériques de sa famille. Elle capture des moments suspendus de sa vie quotidienne. Des moments secrets aussi... Les toiles de Yanma Fofana tentent de figer l’éphémère. Une volonté proustienne peut-être… palpable aussi dans ses portraits d’enfants et dans cette omniprésence de la couleur violette. Qui génère une impression de rêve spectrale. Halo mauve. Les nuits américaines, irréelles, presque imaginaires, qui l’on marquée lorsqu’elle était en année d’échange à Los Angeles en 2022, en étaient parées. De l’Amérique, on perçoit aussi l’influence des peintres afro-américains Henry Taylor et Kerry James Marshall avec lesquels elle partage, outre l’attrait pour le quotidien, une appétence pour les couleurs vives. Chez cette artiste, le motif entoure le personnage, le décontextualise, focalise l’attention sur le regard de ses sujets, et crée… une intimité inédite et profonde. Marjorie Bertin, extraits


Canvases inhabited by a melancholy full of panache. Yanma Fofana's paintings are intimate, most of them inspired by family photos. “I feel a little overwhelmed by time and I have always had this rather strange feeling of transcribing it,” says the woman who also takes numerous film and digital photographs of her family. She captures suspended moments of her daily life. Secret moments too... Yanma Fofana's paintings attempt to freeze the ephemeral. A Proustian desire perhaps... also palpable in his portraits of children and in this omnipresence of the color purple. Which generates a spectral dreamlike feeling. Purple halo. The American nights, unreal, almost imaginary, which marked her when she was on an exchange year in Los Angeles in 2022, were adorned with them. From America, we also perceive the influence of African-American painters Henry Taylor and Kerry James Marshall with whom she shares, in addition to the attraction for everyday life, an appetite for bright colors. With this artist, the motif surrounds the character, decontextualizes it, focuses attention on the gaze of her subjects, and creates... an unprecedented and profound intimacy. Marjorie Bertin, extracts
 

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Amandine Massé

Prix Marguerite et Méthode Keskar, volume-installation

C’est une collection mémorielle, des techniques féériques qui utilisent avec grâce le folklore provençal pour capter l’essence du souvenir… Des empreintes de carrelage, des veilleuses désuètes, métamorphosées par des dessins d’enfant qu’elle a brodés… Cette mémoire, Amandine Massé la fusionne avec des techniques parfois apprises en Afrique et nous offre la beauté d’un artisanat onirique et unique. Marjorie Bertin, extraits


It is a memorial collection, magical techniques which gracefully use Provençal folklore to capture the essence of memory... Imprints from tiles, obsolete night lights, transformed by children's drawings that she embroidered... This memory, Amandine Massé merges it with techniques sometimes learned in Africa and offers us the beauty of a dreamlike and unique craftsmanship. Marjorie Bertin, extracts
 

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Second Tiers payant par le collectif STP, projet art et thérapie

Aide au projet collectif Guillaume Dethan/Dream Big and Grow Fast

L’association STP organise un programme de résidence-création pour artistes intitulé Second Tiers Payant. Ce programme propose à des psychiatres ou psychologues hospitaliers la possibilité de solliciter la présence d’un.e artiste, au sein d’une prise en charge thérapeutique en cours. Le projet est réalisé en partenariat avec l’Hôpital de la Pitié Salpétrière.
A l’issue de cette résidence (constituée d'un nombre de séances successives déterminé conjointement par le.a patient.e, l'artiste, et le.a psychiatre ou psychologue), l'artiste propose une œuvre. L’hypothèse est qu’une œuvre produite dans ce contexte puisse participer aux soins en cours. Cette situation particulière invite à repenser l’ensemble du processus de création (du choix du médium, au format, à la présentation de l’œuvre, à sa diffusion etc) au prisme de l’intérêt thérapeutique pour le.a patient.e. L’artiste se fait l’interprète des souffrances psychiques du patient, il est un intermédiaire mais aussi un intervenant actif dans le processus de soins. 


The STP association organizes a residency-creation program for artists entitled Second Tiers Payant. This program offers hospital psychiatrists or psychologists the possibility of requesting the presence of an artist, as part of ongoing therapeutic care. The project is carried out in partnership with the Pitié Salpétrière Hospital.
At the end of this residency (consisting of a number of successive sessions determined jointly by the patient, the artist, and the psychiatrist or psychologist), the artist proposes a work. The hypothesis is that a work produced in this context can contribute to ongoing care. This particular situation invites us to rethink the entire creative process (from the choice of medium, to the format, to the presentation of the work, to its distribution, etc.) through the prism of the therapeutic interest for the patient. The artist interprets the patient's psychological suffering, he is an intermediary but also an active participant in the care process.

Diplômé en 2021, Swann Ronné est lauréat en 2023 de la 1ère édition de la bourse de la Fondation Zao Wou-Ki, issue d’un partenariat avec les Beaux-Arts de Paris, qui consiste en l’attribution de 4 bourses par an, destinées à favoriser les parcours artistiques d’étudiant⸱es et diplômé⸱es français⸱es et chinois⸱es des Beaux-Arts de Paris et de la China Academy de Hangzhou.

Le 7e Prix Dior de la photographie récompense Chia Huang, étudiante aux Beaux-Arts de Paris 4e année, ateliers Jouve et Cogitore, pour sa série émouvante sur l'autisme Silence Is Speaking, qui mêle photographie documentaire et peinture amateur. Les travaux de la gagnante 2024 sont exposés aux côtés de ceux des douze autres artistes au sein de La Lampisterie, du 1er juillet au 29 septembre 2024.
 

Le prix du dessin contemporain, remis le 27 juin 2024, est attribué à Mathieu SANTORI-LAMBERTI, étudiant en 4e année, ateliers Rielly et Trouvé. Il reçoit une dotation décernée par l’association Les Amateurs de dessins des Beaux-Arts de Paris, qui acquiert l’une de ses œuvres pour les Beaux-Arts de Paris, afin d’enrichir la collection de dessins contemporains.

La Fondation de France, en partenariat avec les Beaux-Arts de Paris, a remis les Prix des Fondations le 28 juin 2024.

Les jurys 2024

Prix par technique : Aude de Bourbon Parme, critique d’art et journaliste, Sofia Grimou, directrice adjointe Continua Paris, Anna Milone, directrice du centre culturel Jean Cocteau – Les Lilas, Horya Maklouf, critique d’art et coordinatrice artistique au Palais de Tokyo, Romain Leclère, président du CAC Synagogue de Delme.

Emmanuel
Van der Meulen

Chef d'atelier

« Avec un miroir dans l’œil, on peut chercher hors-champ, au-delà de l’image pour comprendre ce qui, au vu et au su de tou·te·s, se montrait sans que l’on n’ose le voir. Passée la sidération première et dans un regard plus tempéré, les tableaux cessent d’être des images, et donnent à voir les traces d’un faire, d’un temps plus long que celui de la stupeur. Celui de la peinture, abandonnée à elle-même sur la surface de la toile. À la fulgurance de l’effroi elle répond avec indolence.

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