Le 5 octobre, l’association des Amis des Beaux-Arts de Paris a décerné 6 prix aux étudiants de l’Ecole choisis par un jury de personnalités du monde des arts et de la culture. Ces distinctions sont décernées par de fidèles et généreux mécènes passionnés par la jeune création.

 

Prix agnès b.
Randa MADDAH - Atelier Pagès

Prix Thaddaeus Ropac
Théo AUDOIRE - Ateliers Cogitore, Trouvé et Burki

Prix du Cabinet Weil, Gotshal & Manges
Raphaël MAMAN - Atelier Trouvé

Une exposition de Adrien van Melle au musée Jean-Jacques Henner quatrième artiste invité en résidence au musée dans le cadre d’un partenariat avec les Beaux-Arts de Paris.

 

Un Voyage s’enracine dans celui que l’artiste a effectué en juillet 2020, de Paris à Rome, du musée Jean-Jacques Henner à la Villa Médicis, dans les pas de son prédécesseur, lauréat en 1858 du prestigieux Prix de Rome avec Adam et Ève trouvant le corps d’Abel (Paris, École nationale supérieure des Beaux-Arts, dépôt au musée Jean-Jacques Henner).

 

VIA FERRATA est une classe préparatoire intégrée aux Beaux-Arts de Paris depuis 2016.

Cette classe préparatoire publique prépare, durant un an, 50 élèves issus de la diversité sociale, géographique et culturelle aux examens et concours d’entrée dans les établissements supérieurs d’enseignement artistique (95% de taux de réussite).


VIA FERRATA propose une formation pratique et théorique, et un accompagnement pédagogique personnalisé. 

Julien

Sirjacq

Chef d'atelier

Né en 1974. Vit et travaille à Paris.
Pôle Impression / Multiples Sérigraphie, vidéo, son, peinture…

Julien Sirjacq déploie son travail artistique à travers différentes plateformes qu’il module selon ses inspirations du moment avec différents collaborateurs. Du côté du son, il a co-fondé « The Bells Angels » en 2009 avec l’artiste Simon Bernheim (musicien du groupe « 10lec6 », label Ed Banger). Ensemble, ils répondent à des commandes qui leur permettent de développer leurs stratégies éditoriales au sein de l’exposition : productions sonores, installations, ateliers radiophoniques, identité visuelle, catalogues d’expositions… Côté peinture, techniques d’impression et photogrammes, il travaille en duo avec Thomas Fougeirol sous le nom de « Suzzanne Wirz ».

Après avoir enseigné aux Beaux-Arts de Bourges et d’Angers, il a pris la direction de l’atelier de sérigraphie aux Beaux-Arts de Paris où il coordonne avec Aurélie Pagès et Catherine de Smet (historienne du design graphique) un module de pratique éditoriale sur les questions de production / diffusion éditoriale. Cet atelier implique le photosensible autant que la peinture et prend en compte l’obsolescence des mediums à l’ère numérique. Il crée donc un pont entre procédés mécaniques, chimiques et numériques. Son intense implication est complétée par l’organisation de conférences au sein de l’école sur les problématiques de sémiologie de l’image, la performance et les sous- cultures.

 

Crédit photo : © Hugo Aymar

Aurélie

Pagès

Cheffe d'atelier

Née à Saint-Martin d’Hères en 1975. Vit et travaille à Paris. Avec Aurélie Pagès, l’édition est une pratique artistique à part entière dans laquelle le geste de l’artiste est appréhendé dans toute sa singularité.

Ses recherches en matière graphique portent sur l’image et les procédés de reproduction, dont ceux liés à l’écriture et au montage. Dans son atelier, les processus d’impression sont mis au service des particularités de chacun. Il s’agit de développer sa propre méthodologie de travail et affiner au mieux les outils adaptés à son projet. Peindre, écrire, dessiner, photographier, enregistrer… Quel que soit le geste artistique, qu’il soit manuel, machinique ou photomécanique, il trouve sa diffusion. Diplômée de l’ENSAD à Paris en gravure, Aurélie Pagès a auparavant enseigné aux Beaux-Arts de Quimper et d’Angers. Elle a collaboré avec de nombreux artistes et structures d’édition : Jim Dine, Jose Maria Sicilia, Michael Woolworth Publications, L’Œil d’Or, La Barque… Elle expose régulièrement en France comme à l’étranger.


 

Wernher

Bouwens

Chef d'atelier

Né à Standdaarbuiten (Pays-Bas) en 1969. Vit et travaille à Paris depuis 1994.

Fasciné par la perception des couleurs et l’expérience visuelle par excellence, Wernher Bouwens a développé une pratique qui se déploie dans l’édition, mais aussi dans le dessin, la peinture, et dans des installations monumentales qui explorent la relation entre couleur et volume, étudient les transparences, les trames, les superpositions, le mouvement ou les vibrations.

Français d’adoption depuis 1994, ce diplômé de la Kunstacademie Saint Joost de Brada aux Pays-Bas qui a enseigné aux Beaux-Arts de Quimper (2002-2006) puis aux Arts Décoratifs à Paris (2004-2009) a fait ses classes comme lithographe aux Éditions Michael Woolworth (1994-1999), un maître d’ouvrage à la pointe en matière d’éditions d’art. Là, Bouwens apprend les techniques d’impression traditionnelles et lance de nombreux projets : la revue « Nomades », les cahiers d’art « Étincelle » et le projet d’improvisation « Printjam ». En 2009, il ouvre son propre atelier à Paris, et se consacre autant à l’impression qu’à la peinture, au dessin et bientôt à l’installation monumentale. L’imprimerie est pour lui un outil de création à part entière. Il expose régulièrement en France et à l’étranger.

 

Crédit photo : © Hugo Aymar

Fabrice

Vannier

Chef d'atelier

Né en 1963, à Savigny (France). Vit et travaille à Paris.

Enseigne aux Beaux-Arts depuis 2005.

Après des études en Lettres et Civilisations ibériques et latino-américaines à Paris IV-Sorbonne, Fabrice Vannier étudie aux Beaux-Arts de Paris et à la Facultat de Belles-Arts de Barcelona.

Fondé sur l’énigme et la paralipse, son travail révèle, tel un système de correspondances et de réminiscences poétiques, mythiques et biographiques, un espace méditerranéen intime dont l’imaginaire est tour à tour développé, dévoyé ou renié. Celui-ci apparaît dans des œuvres telles que, Premières stances sur le nom de Louganis (2005), Lithographies (2008-2010), Elles persistent (2012), Victoire des petites Aphrodites (2017), souvent présentées in situ, en lien avec la nature, l’architecture ou les collections muséales, notamment aux musées du Louvre, d’Évreux et d’Égine (Grèce)…

Son trouble à l’égard des fragments, son approche de la notion de l’image morcelée (de l’abacule au pixel numérique), ainsi que sa maîtrise des processus du « travail à mosaïque », sont les bases d’un enseignement qui – lié à la peinture ou à un parti anti-pictural – est résolument orienté vers des propositions artistiques novatrices, il se nourrit de l’histoire des mosaïques, des liens qui l’unissent à d’autres disciplines et de l’influence qu’elle exerce sur la création d’artistes majeurs.

Fabrice Vannier dirige collégialement le Laboratoire matière / espace avec Götz Arndt et Philippe Renault.

 

 

Philippe

Renault

Chef d'atelier

Né en 1961, vit et travaille à Paris.
Silicone, plâtre, cire, résine… quel que soit le matériau, sa plasticité, son absorption de la lumière, sa porosité, sa densité et son échelle, Philippe Renault en connait les subtilités matérielles qui en permettront son moulage. Initié au moulage par son père en 1978, il travaille à la manufacture de porcelaine de Villeneuve-la-Grande l’année suivante.

Aux Beaux-Arts de Paris, c’est Robert Nogues qui lui transmet les secrets de sa pratique dès 1983. Il inaugure son propre atelier en 1987 et démarre alors une carrière de restaurateur mais aussi de créateur en matière de moulage. Il répond notamment aux commandes d’exigeants commanditaires tels que les Monuments Historiques et le Patrimoine National entre autres : l’Assemblée Nationale, les cathédrales de Reims ou d’Amiens, la Banque de France, le Grand Palais, L’Hôtel Plaza Athénée, le restaurant l’Ambroisie, les musées Bourdelle ou Maillol, la Fondation Dina Vierny… Il travaille aussi avec des artistes contemporains tels qu’Anne et Patrick Poirier, Etienne Martin, Robert Couturier… Philippe Renault dirige collégialement le laboratoire matière / espace avec Fabrice Vannier et Götz Arndt.

 

Götz

Arndt

Chef d'atelier

Né en 1962 à Calw (Allemagne). Vit et travaille à Paris. Tailleur de pierre de forme en Bavière, Götz Arndt est diplômé des Beaux-Arts de Paris en 1992 et dirige collégialement le laboratoire matière / espace avec Fabrice Vannier et Philippe Renault.

Sculpteur, ses œuvres minérales, minimalistes et pleines de poésie sont la plupart du temps faites in-situ pour l’extérieur. Au cœur de l’espace public ou privé, elles jouent avec l’architecture présente quitte à créer d’intéressants décalages. La résistance au temps est donc l’une des préoccupations de Götz Arndt, en plus du rapport qu’entretient le volume avec l’espace. Béton, coquillages, granit, acier… les matériaux utilisés sont aussi massifs qu’ils ont l’air fragiles et légers dans des sculptures qui défient l’apesanteur. Son atelier explore les matériaux, leurs enjeux et leur façonnage en tenant compte de l’espace, des lignes de force, de la densité des matières et de multiples déclinaisons possibles dans les formes. Il a réalisé des commandes publiques en Allemagne, au Luxembourg, en France et expose en Europe comme en Asie. Ses œuvres sont présentes dans les collections privées et publiques.

 

Le festival Premiers Films est né d’un constat : l’envie de montrer son travail et de voir ceux des autres puis d’en discuter. Mais s’érigeait alors la difficulté de trouver un espace de projection où il est possible de prendre le temps nécessaire au partage et à la discussion. Une question restait en suspens : où trouver cet espace qui n’est pas uniquement réservé aux réalisateurs ou artistes confirmés ? Le festival Premiers Films est donc né d’une grande curiosité de découvrir le travail de l’autre et de la difficulté de trouver un espace pour le faire.