À l’occasion d’une soirée consacrée à l’artiste Frank Bowling, la commissaire d’exposition Julia Marchand et le conteur d’expositions Chris Cyrille ont souhaité faire dialoguer plusieurs voix avec son œuvre poétique, celle de l’artiste et saxophoniste Dimitri Milbrun et de la poétesse et pawolèz Simone Lagrand.

 

Sept lieux, sept expositions : Laurent Le Bon, président du Centre Pompidou, revient sur sa pratique curatoriale à travers quelques expositions – de Dada à Dioramas en passant par Vides. Une rétrospective et Chefs d’œuvres ?

 

Cet événement est organisé conjointement par l’École d’architecture Paris-Malaquais et les Beaux-arts de Paris, en lien avec l’enseignement « L’entour ». Il sera modéré par Audrey Illouz et Yann Rocher.

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Romain Moncet

good vibes

Romain Moncet filme des micro-événements du quotidien ou phénomènes optiques, captés lors de promenades. L’artiste nous fait découvrir “la banalité qui, observée sous le bon angle, devient énigmatique”. 

L’artiste commente : “les jeux ondulatoires de la lumière, et de ce qu’elle renvoie, créent une poésie optique qui questionne autant le monde qui nous entoure que la perception que nous en avons. La succession de ces plans fixes crée une forme de langage visuel, une porte ouverte vers un imaginaire, la possibilité d’une narration à la fois collective et individuelle.”


In this series of three videos, Romain Moncet films everyday micro-events or optical phenomena, captured during walks. The artist shows us “the banality which, observed from the right angle, becomes enigmatic”. 

The artist comments: “The undulatory play of light, and of what it reflects, creates an optical poetry that questions both the world around us and our perception of it. The succession of these still shots creates a form of visual language, an open door to the imaginary, the possibility of a narrative that is both collective and individual.”
 

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Anaïs Legros

L’Équilibriste

« Du risque elle en a le goût. Réglée comme du papier à musique, chaque jour elle s’élance dans le vide, à la conquête d’exploits un peu plus fous. L’œil fixé sur son cadran suisse, insensible au vertige, elle tient le monde entre ses mains, l’équilibriste ». 

L’artiste décrit ainsi sa série L’Équilibriste composée de trois vidéos. On y observe un avatar qui progresse sur un fil tendu, personnage fictif modélisé et animé en 3D par Anaïs Legros à l’aide du logiciel Blender. 

Ce dernier entraîne le spectateur dans une sorte de parenthèse méditative fantasmagorique. Il arpente des paysages digitaux conçus à l’aide d’une intelligence artificielle, composant ainsi une gymnastique de tableaux numériques.


“She has a taste for risk. Like clockwork, every day she leaps into the void, in pursuit of even greater feats. With her eye fixed on her Swiss dial, impervious to vertigo, she holds the world in her hands, like a tightrope walker. 

This is how the artist describes her L'Équilibriste series, where three videos shows an avatar moving along a tightrope, a fictional character modeled and animated in 3D by Anaïs Legros using Blender software. 

The viewer is drawn into a kind of meditative, phantasmagorical parenthesis. He strolls through digital landscapes designed with the help of artificial intelligence, composing a gymnastics of digital tableaux.
 

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Elina Huneman-Külich

Les oiseaux

Dans ce dessin animé des oiseaux se rencontrent et fusionnent pour en créer de nouveaux, en leur transmettant des parties d’eux-mêmes comme leur plumage ou des taches colorées. Elina Huneman-Kulich s’intéresse à la transmission, à l’hérédité et à l’épigénétique (transmission de modifications d’expressions de gènes suite à une expérience vécue). 

Une plante envahit progressivement l’intérieur d’un wagon de métro. Ce wagon qui conduit d’un point A à un point B, est comparé à un gène, qui va transporter un matériel génétique d’une génération à l’autre. Ce « wagon-héritage » va être envahi par une plante faisant évoluer l’environnement et donnant les marques épigénétiques.

Ces scènes sont réalisées en stop-motion, chaque dessin étant réalisé à la main, à l’aquarelle et à l’encre, puis pris en photo et mis bout-à-bout. Ce procédé requiert douze dessins pour une seconde de vidéo.


In this work, composed of three videos, Elina Huneman-Kulich focuses on transmission, heredity and epigenetics (the transmission of changes in gene expression as a result of experience). 

Here, birds meet and merge to create new ones, passing on parts of themselves such as their plumage or colored spots.
A plant gradually invades the interior of a subway car. This carriage, which leads from point A to point B, is compared to a gene, which carries genetic material from one generation to the next. This “heritage car” will be invaded by a plant, causing the environment to evolve and giving rise to epigenetic marks.

These scenes are created in stop-motion, each drawing being hand-drawn in watercolor and ink, then photographed and put together. This process requires twelve drawings for one second of video.
 

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Claire Beriel-Rodriguez

TéVé

Dans cette série de trois vidéos, Claire Beriel-Rodriguez aborde avec humour les relations entre les individus et la télévision.

Elle met en scène des comportements considérés comme "stupides", primitifs ou même absurdes, dans un cadre minimaliste. Son intention est de créer un contraste entre les actions des acteurs et les images diffusées à l'écran. Ces dernières sont des visages générés par une intelligence artificielle, suscitant un malaise entre des personnages virtuels et des corps réels agissant de manière étrange. 

Bien que ne constituant pas une critique stricte du rôle des technologies dans notre société, “TéVé” se moque autant des images omniprésentes dans notre quotidien que des comportements qu'elles engendrent.


In this series of three videos, Claire Beriel-Rodriguez takes a humorous look at the relationship between individuals and television. 

She stages behaviors considered “stupid”, primitive or even absurd, in a minimalist setting. Her intention is to create a contrast between the actors' actions and the images broadcast on screen.The latter are faces generated by artificial intelligence, creating an unease between virtual characters and real bodies acting in strange ways. 

Although not a strict critique of the role of technology in our society, “TéVé” pokes fun as much at the omnipresent images in our daily lives as at the behaviors they engender.
 

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Matthieu Hemmer

Skydive

“Skydive” (plongée dans le ciel) présente trois ballets réalisés en chute libre à 200km/h en défiant la gravité et parmi l’infinie beauté du ciel. La captation de ces sauts rend aussi compte de la technicité des gestes employés pour se déplacer dans des conditions que le corps humain n’a pas l’habitude d’expérimenter.

“Il y a dans cet exercice une sorte de dés-automatisation nécessaire pour réaliser des figures dangereuses dans un espace où il n’y a plus ni de haut ni de bas.” L’artiste précise aussi “Ces mouvements sont le rêve d’une forme de danse différente de celle que l’on trouve sur Terre, ils sont semblables à ceux d’un poisson flottant dans l’eau et dont un coup de nageoire permettrait de le propulser un peu plus loin ou au subtil déploiement de l’aile d’un oiseau faisant remonter tout à coup sa trajectoire.”


“Skydive” captures the memory of three ballets performed in tailspin at 200km/h in defiance of gravity, amid the infinite beauty of the sky. Capturing these jumps also reflects the technical nature of the gestures used to move in conditions that the human body is not accustomed to experiencing

“In this exercise, there's a kind of de-automatization necessary to perform dangerous figures in a space where there's no longer any up or down.” The artist also explains, “These movements are the dream of a form of dance different from that found on Earth, they are similar to those of a fish floating in the water whose flipper stroke would propel it a little further, or to the subtle unfolding of a bird's wing causing its trajectory to suddenly rise again.”
 

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Louise-Margot Decombas

Topographie d’un cœur

L'œuvre exposée fait partie d’un projet au long cours d’observation et de recherche autour de la photographie vernaculaire, des images que l’on garde, que l’on archive, que l’on classe, que l’on use ; celles que l’on range dans les boîtes à chaussures, dont on protège les coins et qui suivent les déménagements. 

Les battements de cœur de ballons en aluminium viennent célébrer et rythmer une imagerie aussi proche de l’intime que de l’universel dans un système de représentation d’une mémoire commune, affective ou éloignée, propre à chacun.


The work exhibited is part of a long-term project of observation and research into vernacular photography, images that are kept, archived, filed and used; those that are stored in shoeboxes, whose corners are protected and which follow moves. 

The heartbeat of aluminum balloons celebrates and gives rhythm to imagery as close to the intimate as it is to the universal, in a system of representation of a shared memory, affective or distant, specific to each individual.
 

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Clément Erhardy

Earthworks

L'artiste a construit une histoire en images de synthèse afin de réaliser trois vidéos où le spectateur découvre une architecture de bureaux chamboulée par un tremblement de terre qui vient faire vaciller objets et mobilier d'une salle d'archives, d'un bureau et d'une salle de repos.

Chaque scène est vue de dos proposant comme point de fuite des fenêtres donnant sur un ciel bleu. L'angle choisi place le spectateur comme protagoniste de la scène. L'auteur propose ainsi différentes échelles de perspectives qui s'entremêlent afin que le spectateur puisse se croire acteur des scènes qu'il visualise.
« Je cherche à bousculer notre perception par divers jeux d'inversion d'échelle et d'état » explique l'artiste.


The artist constructed a story in computer-generated images to create three videos where the viewer discovers an office architecture turned upside down by an earthquake that shakes objects and furniture in an archive room, an office and a break room. 

Each scene is seen from the back, with windows looking out onto a blue sky. The angle chosen makes the viewer the protagonist of the scene. In this way, the author proposes different scales of perspective that intermingle to make the viewer feel like an actor in the scenes he or she is visualizing.
“I seek to shake up our perception through a variety of scale and state inversion games,” explains the artist.

 

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Anna Giner

Les 3 tours

L'artiste propose trois saynètes burlesques et colorées. Anna Giner apparaît sous les traits d'une coiffeuse puis d'une marquise et d'une magicienne. Travaillés comme des "tableaux vivants", ces minis spectacles intitulés "Séchage", "La Marquise" et "Le Tour du Lapin", sont mis en scène à l'aide de collages vidéo sur un fond vert.

Anna Giner, à coups d’illusions et de trucages visuels, interroge la figure de l’artiste. Elle en fait, dans ces trois vidéos autoportraits, un personnage clownesque et divertissant, protagoniste d’images publicitaires. De cette façon, l’artiste tourne en dérision un désir de perfection à la fois intime et universel, et réenchante les images de soi.


The artist presents three burlesque and colorful playlets. Anna Giner appears as a hairdresser, then as a marquise and a magician. Worked like “tableaux vivants”, these mini-shows entitled “Séchage”, “La Marquise” and “Le Tour du Lapin” are staged using video collages on a green background.

Using illusions and visual tricks, Anna Giner questions the figure of the artist. In these three self-portrait videos, she turns the artist into a clownish, entertaining character, the protagonist of advertising images. In this way, the artist mocks a desire for perfection that is both intimate and universal, and re-enchants images of the self.

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