Thomas Lefèvre, diplômé 2021, est lauréat d’un appel à projet proposé par RM Yachts, constructeur de voiliers de croisière en bois, aux étudiant.es et jeunes diplômé.es de l’École. Son projet, intitulé La Vague, sera remis au gagnant de la prochaine course amicale destinée aux propriétaires de bateaux RM, qui a lieu du 18 au 20 mai à la Rochelle. Ce trophée, réalisé à partir de matériaux entrant dans la composition des bateaux (plastique issus de récupération des océans, bois précieux, laiton)  sera remis en jeu à chaque édition de ce rendez-vous annuel.

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Juliette Barthe

Boy/cott

Il s’agit d’un monochrome noir, issu d’un tissu permettant une réfraction de la lumière bien particulière. Par différents médiums et techniques, j’enrichis et altère les diverses irisations réagissant à son environnement direct ainsi qu’au point de vue que l’on opte pour la regarder. Grâce à ces procédés, lorsque l’espace de la toile est pris en photo, et uniquement avec un flash actif, une autre image de la peinture apparaît sur l’écran. 

Une fois la toile activée, le spectateur peut choisir de circuler de part et d’autre de la toile : les couleurs et la lumière de la surface varieront sur leurs écrans, mais seules les empreintes laissées par la main ou les outils dans les strates supérieures de la peinture resteront fixes et résistantes, atténuant ou empêchant totalement la captation de lumière par la machine. 

Je suis convaincue qu’à cause de l’hyper-digitalisation et de l’omniprésence des écrans, nous regardons la peinture différemment. Le format de l’œuvre est supposé rappeler les formats des écrans présents dans notre environnement proche, dans nos lieux de vie ou d’intimité tels que nos foyers. Je parie sur l’observation de l’œuvre dans laquelle une identification pourrait avoir lieu. L’observation des gestes dans l’abstraction peut jouer comme un miroir dans le corps de celui qui les regarde, on lit la signification du geste par l’identification physique. Je me permets alors d’emprunter les propos suivant à l’artiste David Reed : « During the Renaissance and Baroque periods they had a wonderful religious light that always came from above. Now we have technological light of a TV or a movie screen, which is directionless - homogenous across the screen - and increase the intensity of every color. Since we see this light or through machines, it seems beyond the human, even immortal. To that extent, it’s similar to the divine light on the older paintings. Technological light can be suggested in an abstract painting, but made more sensual and material than it is on a screen or in a photograph»*. 

Quelle forme d’archéologie de nos gestes restera-t-elle si le monde tend vers une digitalisation totale ? Comment résister à cette absorption du digital engendrée par la superpuissance technologique ? Comment jouer sur le contraste entre la lenteur de la peinture et la rapidité de nos ordinateurs ? Comment jouer avec la physicalité de la peinture et le monde non-palpable de nos réseaux ?"

David Reed interviewé par Stephen Ellis en 1989 et publié dans Between Artists : Twelve Contemporary American Artists Interview Twelve Contemporary American Artists, édité par Lucinda Barnes, Miyoshi Barosh, William S. Bartman, Rodney Sappington (Los Angeles : A.R.T. Press, 1996).

@juliette_barthe_

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Louise Faure

après l'orage (extrait)

Le poids de l’engourdissement qui s’accroche, comme des chaînes invisibles drapées sur mes bras, m’obligeant à les remonter pour effacer le sommeil qui s’attarde. Mes paumes dessinent des lignes erratiques sur mon visage, tentant de dissiper les vestiges de l’obscurité. Les yeux, lourds de sommeil, s’ouvrent lentement sur un monde teinté de nuances, une vision embrumée de la réalité qui s’impose. Dans cet instant, une pensée impromptue me traverse : «Merde». Un murmure, une rébellion intérieure contre la lumière crue de la journée qui s’annonce. Un instant suspendu, presque sacré, dans lequel le silence règne en maître, brisé seulement par le souffle de mon soupir. Et puis, dans cette quiétude fragile, mes pieds trouvent le sol, un contact tangible avec la réalité qui m’attend au-delà des songes. C’est le début d’une nouvelle journée, un pas vers l’incertain, un réveil qui est aussi un renouveau. Les fleurs, semblent émerger d’un sommeil profond, prêtes à embrasser une nouvelle journée malgré l’orage passé.

@lbfau

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Brieuc Bouwens

Chaise (°4)

La chaise Monobloc est la pièce de mobilier la plus produite dans le monde. Construite d’un seul morceau de plastique, facilement empilable, résistante à l’eau, quasiment indestructible et surtout bon marché, ce design omniprésent est également lisse de toute forme de séduction.

Usuellement empilées, leur organisation suivant un système chaotique numérique permet d’apprécier cet objet sous un tout nouveau jour. On en redécouvre alors la silhouette, appréciant ses courbes, ses vides et ses pleins. Aujourd’hui, cette chaise incarne un paradoxe : objet idéal au rôle social car accessible à tous moindre coût ou désastre écologique car faite de plastique et produite en masse ?

Brieuc Bouwens (né en 2001) est un artiste multidisciplinaire français. Diplômé des Beaux-Arts de Rennes en 2020, il intègre par la suite les Beaux-Arts de Paris dans l’atelier de Stéphane Calais. Il a tenu sa première exposition personnelle à Zürich en octobre dernier et a pris part à de nombreuses expositions collectives.

@brieucbouwens

Atravessemos ! – Portrait de la ville de São Paulo s’inscrit dans la série des portraits de ville élaborée par Emmanuelle Huynh et Jocelyn Cottencin depuis 2016.

Une traversée en gestes, mouvements et récits, d’une ville monstre, fleuve… 21 millions d’habitants, plus de 150 000 hectares de superficie. Une étendue urbaine. Une variation de gris sans fin. Des communautés. Des fractures. Des danses. Des musiques.

C’est avec émotion que nous avons appris la disparition de Monique Poncelet le 6 mai dernier, première femme Professeure aux Beaux-Arts de Paris.
 

Née en 1931, Monique Poncelet fut tout d’abord étudiante à l’École dans l'atelier de Jean Souverbie avant de devenir la première femme professeure aux Beaux-Arts de Paris à la fin des années 1960. Cheffe d’atelier peinture en 1967 durant un an, Monique Poncelet sera nommée professeure en charge de l’atelier dessin et enseignera durant une vingtaine d’années jusqu’en 1988.
 

Les étudiantes, étudiants et commissaires de la filière « Artistes & Métiers de l’exposition » proposent autohistorias, une exposition collective inspirée de Gloria Anzaldúa, théoricienne, activiste et poète féministe chicana. Dans un texte inédit, elle propose l’écriture comme une manière de se définir par la théorie, la fiction, les mythologies, les jeux linguistiques et la poésie. À travers les histoires individuelles et la fiction, il est question de construire un récit collectif, pensé comme un outil alternatif aux narrations dominantes.

Le deuxième « salon d’édition » co-organisé par La Fab. et les étudiant•es du pôle impression/édition des Beaux-Arts de Paris les 17, 18 et 19 mai

Vernissage live et dj set le vendredi 17 mai de 17h à 21h
 

Samedi 18 mai, 12h / 20h

Performances et lectures

Dimanche 19 mai, 12h / 20h

Sieste électronique : les visiteur•euses seront invité•es à s’installer confortablement au centre de la galerie et à écouter un dj set ambiant tout en découvrant les différentes éditions du salon.

Une proposition de la base digitale et de la filière Fresque & Art en situation des Beaux-Arts de Paris en partenariat avec le Jardin des Serres d’Auteuil

(((écho écho))) est une exposition sonore "située", composée de 9 autoportraits créés en miroir avec les plantes du jardin et des serres d’Auteuil par des étudiant·es des Beaux-Arts de Paris et de Stockholm, accompagné·es par l’artiste Nadine Schütz.

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