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Théo Audoire

Prix Thaddaeus Ropac

Né en 1996, il vit et travaille à Paris. II est en 5eannée dans les ateliers Cogitore, Trouvé et Burki. “L’œuvre de Théo Audoire nous parle de cet inframonde, de cette fragile limite qui sépare l’indifférence visuelle de l’émotion intime. Au milieu des maisons vides, mouvantes, fractionnées ou fantoches, on s’interroge sur ce qui fait foyer, sur ce que signifie réellement « chez soi » […]. L’artiste opère à la manière d’un historien ou d’un archéologue, il collecte les traces, thésaurise les documents, accumule les témoignages. Pourtant, il ne s’agit pas ici de reconstituer quoi que ce soit, mais de donner à voir et à imaginer, en creux, notre rapport à la mémoire, à la famille ; à nous révéler avec une tendresse inouïe l’univers sensible qui se cache derrière le quotidien le plus banal.” Lucas Belloc

 

Born in 1996, he lives and works in Paris. He is achieving his 5th year in the Cogitore, Trouvé and Burki studios. “Théo Audoire's work tells us about this underworld, this fragile boundary between visual indifference from intimate emotion. In the midst of empty, moving, fragmented or puppet houses, we wonder about what makes home, what "at home" really means […]. The artist operates like an historian or an archaeologist, he collects traces, hoards documents, accumulates testimonies. However on the point is not to reconstitute anything, but to give to see and imagine, in depth, our relationship to memory, to the family; to reveal us with incredible tenderness the sensitive universe that hides behind the most banal everyday life. " Lucas Belloc

 

Muret (2018, sculpture : briques et roulettes)
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Randa Maddah

Prix agnès b.

Née en 1983 à Majdal Shams, elle est en 5e année dans l’atelier Pagès. Née dans le village de Majdal Shams (Golan syrien occupé) sur la ligne de cessez-le feu entre la partie du Golan occupée et annexée par Israël, Randa Maddah est, de ce fait, sans nationalité. Profitant de la possibilité offerte aux jeunes du Golan d’aller étudier en Syrie, elle se forme à la sculpture et au dessin à la faculté des Beaux-Arts de Damas. De retour à Mjadal Shams en 2005, elle y co-fonde et anime le Fateh Al Mudarris Center for Arts and Culture. Sur le plan artistique, elle développe un style figuratif expressionniste où des corps défigurés flottent « entre une terre qui s’ouvre et un ciel indifférent » à l’image de l’oubli où sombrent les histoires douloureuses des exilés du Golan.

 

Born in 1983 in Majdal Shams, Randa is achieving her 5th year in the Pagès studio. Born in the village of Majdal Shams (occupied Syrian Golan) on the ceasefire line between the part of the Golan annexed by Israel and the Syrian Golan, Randa Maddah has no nationality. Taking advantage of the opportunity offered to young people from the Golan to study in Syria, she trained in sculpture and drawing at the Faculty of Fine Arts in Damascus. Returning to Mjadal Shams in 2005, she co-founded and hosted the Fateh Al Mudarris Center for Arts and Culture. Artistically, she developed an expressionistic figurative style where disfigured bodies float "between an opening earth and an indifferent sky", like the oblivion into which the painful stories of the Golan exiles sink.

 

Image extraite du film 3ACTES

 

Le 5 octobre, l’association des Amis des Beaux-Arts de Paris a décerné 6 prix aux étudiants de l’Ecole choisis par un jury de personnalités du monde des arts et de la culture. Ces distinctions sont décernées par de fidèles et généreux mécènes passionnés par la jeune création.

 

Prix agnès b.
Randa MADDAH - Atelier Pagès

Prix Thaddaeus Ropac
Théo AUDOIRE - Ateliers Cogitore, Trouvé et Burki

Prix du Cabinet Weil, Gotshal & Manges
Raphaël MAMAN - Atelier Trouvé

Une exposition de Adrien van Melle au musée Jean-Jacques Henner quatrième artiste invité en résidence au musée dans le cadre d’un partenariat avec les Beaux-Arts de Paris.

 

Un Voyage s’enracine dans celui que l’artiste a effectué en juillet 2020, de Paris à Rome, du musée Jean-Jacques Henner à la Villa Médicis, dans les pas de son prédécesseur, lauréat en 1858 du prestigieux Prix de Rome avec Adam et Ève trouvant le corps d’Abel (Paris, École nationale supérieure des Beaux-Arts, dépôt au musée Jean-Jacques Henner).

 

VIA FERRATA est une classe préparatoire intégrée aux Beaux-Arts de Paris depuis 2016.

Cette classe préparatoire publique prépare, durant un an, 50 élèves issus de la diversité sociale, géographique et culturelle aux examens et concours d’entrée dans les établissements supérieurs d’enseignement artistique (95% de taux de réussite).


VIA FERRATA propose une formation pratique et théorique, et un accompagnement pédagogique personnalisé. 

Julien

Sirjacq

Chef d'atelier

Né en 1974. Vit et travaille à Paris.
Pôle Impression / Multiples Sérigraphie, vidéo, son, peinture…

Julien Sirjacq déploie son travail artistique à travers différentes plateformes qu’il module selon ses inspirations du moment avec différents collaborateurs. Du côté du son, il a co-fondé « The Bells Angels » en 2009 avec l’artiste Simon Bernheim (musicien du groupe « 10lec6 », label Ed Banger). Ensemble, ils répondent à des commandes qui leur permettent de développer leurs stratégies éditoriales au sein de l’exposition : productions sonores, installations, ateliers radiophoniques, identité visuelle, catalogues d’expositions… Côté peinture, techniques d’impression et photogrammes, il travaille en duo avec Thomas Fougeirol sous le nom de « Suzzanne Wirz ».

Après avoir enseigné aux Beaux-Arts de Bourges et d’Angers, il a pris la direction de l’atelier de sérigraphie aux Beaux-Arts de Paris où il coordonne avec Aurélie Pagès et Catherine de Smet (historienne du design graphique) un module de pratique éditoriale sur les questions de production / diffusion éditoriale. Cet atelier implique le photosensible autant que la peinture et prend en compte l’obsolescence des mediums à l’ère numérique. Il crée donc un pont entre procédés mécaniques, chimiques et numériques. Son intense implication est complétée par l’organisation de conférences au sein de l’école sur les problématiques de sémiologie de l’image, la performance et les sous- cultures.

 

Crédit photo : © Hugo Aymar

Aurélie

Pagès

Cheffe d'atelier

Née à Saint-Martin d’Hères en 1975. Vit et travaille à Paris. Avec Aurélie Pagès, l’édition est une pratique artistique à part entière dans laquelle le geste de l’artiste est appréhendé dans toute sa singularité.

Ses recherches en matière graphique portent sur l’image et les procédés de reproduction, dont ceux liés à l’écriture et au montage. Dans son atelier, les processus d’impression sont mis au service des particularités de chacun. Il s’agit de développer sa propre méthodologie de travail et affiner au mieux les outils adaptés à son projet. Peindre, écrire, dessiner, photographier, enregistrer… Quel que soit le geste artistique, qu’il soit manuel, machinique ou photomécanique, il trouve sa diffusion. Diplômée de l’ENSAD à Paris en gravure, Aurélie Pagès a auparavant enseigné aux Beaux-Arts de Quimper et d’Angers. Elle a collaboré avec de nombreux artistes et structures d’édition : Jim Dine, Jose Maria Sicilia, Michael Woolworth Publications, L’Œil d’Or, La Barque… Elle expose régulièrement en France comme à l’étranger.


 

Wernher

Bouwens

Chef d'atelier

Né à Standdaarbuiten (Pays-Bas) en 1969. Vit et travaille à Paris depuis 1994.

Fasciné par la perception des couleurs et l’expérience visuelle par excellence, Wernher Bouwens a développé une pratique qui se déploie dans l’édition, mais aussi dans le dessin, la peinture, et dans des installations monumentales qui explorent la relation entre couleur et volume, étudient les transparences, les trames, les superpositions, le mouvement ou les vibrations.

Français d’adoption depuis 1994, ce diplômé de la Kunstacademie Saint Joost de Brada aux Pays-Bas qui a enseigné aux Beaux-Arts de Quimper (2002-2006) puis aux Arts Décoratifs à Paris (2004-2009) a fait ses classes comme lithographe aux Éditions Michael Woolworth (1994-1999), un maître d’ouvrage à la pointe en matière d’éditions d’art. Là, Bouwens apprend les techniques d’impression traditionnelles et lance de nombreux projets : la revue « Nomades », les cahiers d’art « Étincelle » et le projet d’improvisation « Printjam ». En 2009, il ouvre son propre atelier à Paris, et se consacre autant à l’impression qu’à la peinture, au dessin et bientôt à l’installation monumentale. L’imprimerie est pour lui un outil de création à part entière. Il expose régulièrement en France et à l’étranger.

 

Crédit photo : © Hugo Aymar

Fabrice

Vannier

Chef d'atelier

Né en 1963, à Savigny (France). Vit et travaille à Paris.

Enseigne aux Beaux-Arts depuis 2005.

Après des études en Lettres et Civilisations ibériques et latino-américaines à Paris IV-Sorbonne, Fabrice Vannier étudie aux Beaux-Arts de Paris et à la Facultat de Belles-Arts de Barcelona.

Fondé sur l’énigme et la paralipse, son travail révèle, tel un système de correspondances et de réminiscences poétiques, mythiques et biographiques, un espace méditerranéen intime dont l’imaginaire est tour à tour développé, dévoyé ou renié. Celui-ci apparaît dans des œuvres telles que, Premières stances sur le nom de Louganis (2005), Lithographies (2008-2010), Elles persistent (2012), Victoire des petites Aphrodites (2017), souvent présentées in situ, en lien avec la nature, l’architecture ou les collections muséales, notamment aux musées du Louvre, d’Évreux et d’Égine (Grèce)…

Son trouble à l’égard des fragments, son approche de la notion de l’image morcelée (de l’abacule au pixel numérique), ainsi que sa maîtrise des processus du « travail à mosaïque », sont les bases d’un enseignement qui – lié à la peinture ou à un parti anti-pictural – est résolument orienté vers des propositions artistiques novatrices, il se nourrit de l’histoire des mosaïques, des liens qui l’unissent à d’autres disciplines et de l’influence qu’elle exerce sur la création d’artistes majeurs.

Fabrice Vannier dirige collégialement le Laboratoire matière / espace avec Götz Arndt et Philippe Renault.

 

 

Philippe

Renault

Chef d'atelier

Né en 1961, vit et travaille à Paris.
Silicone, plâtre, cire, résine… quel que soit le matériau, sa plasticité, son absorption de la lumière, sa porosité, sa densité et son échelle, Philippe Renault en connait les subtilités matérielles qui en permettront son moulage. Initié au moulage par son père en 1978, il travaille à la manufacture de porcelaine de Villeneuve-la-Grande l’année suivante.

Aux Beaux-Arts de Paris, c’est Robert Nogues qui lui transmet les secrets de sa pratique dès 1983. Il inaugure son propre atelier en 1987 et démarre alors une carrière de restaurateur mais aussi de créateur en matière de moulage. Il répond notamment aux commandes d’exigeants commanditaires tels que les Monuments Historiques et le Patrimoine National entre autres : l’Assemblée Nationale, les cathédrales de Reims ou d’Amiens, la Banque de France, le Grand Palais, L’Hôtel Plaza Athénée, le restaurant l’Ambroisie, les musées Bourdelle ou Maillol, la Fondation Dina Vierny… Il travaille aussi avec des artistes contemporains tels qu’Anne et Patrick Poirier, Etienne Martin, Robert Couturier… Philippe Renault dirige collégialement le laboratoire matière / espace avec Fabrice Vannier et Götz Arndt.