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Shumeng Li

Entre vent et voix

La vidéo montre une main touchant, sentant, et appuyant sur l’écorce d’un arbre brûlé, suivant  les lignes de sa surface. Filmée à la frontière entre la France et la Catalogne, sur la montagne de Portbou, elle capte le souffle du vent qui fait voler les poussières. La présence de shakurachi évoque celle du vent, une force invisible mais palpable. À travers cette scène, l'humain se retrouve face à la nature, dans un moment d'intimité et d'écoute, où l'empreinte laissée par l'arbre et le souffle du vent sont les témoins d'une relation fragile. La vidéo interroge l'absence et la présence, explorant ce qui demeure dans l’espace entre l’humain, la nature, l’histoire et la mémoire.

Porté par le vent, le voyage vers Portbou suit les traces de Walter Benjamin, entre ascension vers la frontière et lecture collective. La vidéo explore l’absence et la présence, interrogeant ce qui subsiste entre l’humain, la nature, l’histoire et la mémoire.

The video shows a hand touching, feeling and pressing on the bark of a burnt tree, following the lines of its surface. Filmed on the border between France and Catalonia, on the mountain of Portbou, it captures the wind blowing the dust. Shakurachi's presence evokes that of the wind, an invisible yet palpable force. Through this scene, humans come face to face with nature, in a moment of intimacy and listening, where the imprint left by the tree and the breath of the wind bear witness to a fragile relationship. The video questions absence and presence, exploring what remains in the space between human beings, nature, history and memory.

Carried by the wind, the journey to Portbou follows in Walter Benjamin's footsteps, between ascent to the frontier and collective reading. The video explores absence and presence, questioning what remains between man, nature, history and memory.
 

https://li-shu-meng.github.io/
@jesuiswanaisa

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Colette Dornic

Long Life

Une jeune fille se retrouve confrontée à l'absence d'un être cher. Entre les espaces vides que cette personne a laissés derrière et les souvenirs qui surgissent, elle entame un voyage introspectif.
Long Life est un court-métrage inspiré du tableau éponyme de Marlène Dumas, explorant l’acceptation du deuil. En plongeant dans la réminiscence des souvenirs, le film apporte une réflexion sur l’attachement de la vie liée à la frayeur extrême de la perte, ainsi que sur notre humanité face à un destin commun. Des objets, des gestes anodins deviennent des traces silencieuses oscillant entre nostalgie et désir d’avancer. Le personnage principal cherche non pas à effacer la douleur, mais à lui donner un nouveau sens, à trouver une façon d’aller de l’avant sans oublier.
Ce film a été réalisé à partir de scan 3D, procédé permettant de reconstruire un objet ou un environnement en 3D à partir d’une série de photographies prises sous différents angles. Ce choix de médium permet de créer une couche émotionnelle caractérisée par son aspect imparfait et s’inscrit dans une expérimentation onirique.

A young girl finds herself confronted by the absence of a loved one. Between the empty spaces this person has left behind and the memories that arise, she embarks on an introspective journey.
Long Life is a short film inspired by Marlène Dumas' painting of the same name, exploring the acceptance of grief. By delving into the reminiscence of memories, the film reflects on the attachment of life to the extreme fear of loss, and on our humanity in the face of a shared destiny. Anodyne objects and gestures become silent traces, oscillating between nostalgia and the desire to move forward. The main character seeks not to erase the pain, but to give it new meaning, to find a way to move forward without forgetting.
The film was made using 3D scanning, a process that enables an object or environment to be reconstructed in 3D from a series of photographs taken from different angles. This choice of medium creates an emotional layer characterized by its imperfect appearance, and is part of a dreamlike experiment.

Exposition de fin de thèse de Célia Boutilier diplômée 2019 et doctorante SACRe de l’Université PSL aux Beaux-Arts de Paris 

L'exposition photographique explore trois écosystèmes uniques, fragiles et menacés : les déserts de l’Ouest américain (Californie, Arizona et Utah en 2022), la vieille forêt tropicale de la Mare Longue sur l’île de la Réunion (2023) et la Hêtraie méditerranéenne de la Réserve Naturelle de la Massane (2023).

Michel Poivert qualifie de « néoanalogues » des pratiques photographiques mettant en œuvre des processus de création qui affirment le rôle de la matérialité et de l’expérimentation primant sur la production d’une image. 

Il ouvre ainsi sur la notion globale de « culture analogique » définie comme le pendant de la « culture numérique ». L’analogique ne désigne plus un fait technique mais un fait culturel. Ce qui caractérise le néoanalogue est une forte conscience « écosophique », soit une perception de l’ère anthropocène comme cadre général historique.


Prix Dior de la Colle Noire 2026

Créé en lien avec la chaire « Habiter le paysage – Pratique artistique d’hospitalités pour le vivant». 

Du Vendredi 4 avril 2025 au Samedi 5 avril 2025

12H00 - 20H00

POUSH

153 avenue Jean Jaurès, Aubervilliers

GRATUIT SUR INSCRIPTION

Douze artistes diplômé·es des Beaux-Arts de Paris sont en résidence de recherche et de production pour deux mois à POUSH, en partenariat avec les Beaux-Arts de Paris.

Dans le cadre d’un post-diplôme vie professionnelle, ils et elles ont bénéficié d’un espace de travail partagé de plus de 200 m² et d’un accompagnement par les critiques d’art Anne-Laure Peressin et Elsa Vettier.

Liselor Perez est lauréate du Prix Rubis Mécénat 2025 en partenariat avec les Beaux-Arts de Paris

Étudiante en 5e année, dans l’atelier de Dominique Figarella, Liselor Perez bénéficie d’un accompagnement critique de Julia Marchand, commissaire invitée de cette 5e édition, et d’une aide à la production pour concevoir une installation artistique inédite qui sera présentée à l'église Saint-Eustache en octobre prochain. Elle interviendra avec une installation présentant un ensemble de pantins mis en situation se fondant dans les motifs architecturaux du lieu.

Mercredi 23 avril 2025

14H00 - 20H00

Palais des Beaux-Arts

13 quai Malaquais, 75006 Paris

BILLETTERIE RESPONSABLE

Autour de l'exposition Chère Melpomène 

De 14h à 16h | Atelier de traduction
Atelier de traduction de contes en écriture inclusive et post binaire avec Léna Salabert Triby pour « Pays de Glossolalie ».

Samedi 19 avril 2025

15H00 - 17H00

Palais des Beaux-Arts

13 quai Malaquais, 75006 Paris

GRATUIT SUR INSCRIPTION

Autour de l'exposition Chère Melpomène 

De 15h à 17h | Atelier Gourmand
Par Éloïse Bayard

Sara Favriau est avant tout sculpteuse : une cabane, une pirogue, un arc, un arbre… sont des éléments qui font partie de son vocabulaire formel et conceptuel, et portent leur propre dramaturgie.
L’artiste interroge à la fois l’œuvre et son écosystème ; sa circularité comme un arbre-pirogue qui traverse une mer, pour retrouver une forêt. Elle convoque des formes, des symboles et des procédés de nature populaire pour les transposer. Le bois est l’un de ses matériaux de prédilection, qu’il soit envisagé à une macro ou micro-échelle.