De l’ensemble Trouble, 2020 Tirage jet d’encre sur papier baryté contre-collé sur aluminium encadré aluminium noir 60 x 90 cm et 22 x 32 cm Courtesy Le Fresnoy - Studio National des Arts Contemporains et Neuflize Obc
Tirages couleurs RC procédé RA4- marouflé sur aluminium, encadré sous verre. 66,5 x 89 cm Courtesy Galerie Les filles du calvaire et Camille Cuisset © Adagp, Paris, 2020
Huile sur toile, 23 × 20 cm Don de Jacques-Edouard Gatteaux, 1883 Beaux-Arts de Paris, MU 58 Peinture réalisée à la chambre claire
Le travail de Chloé Mossessian et sa vision du paysage s’approche d’un sublime qu’on ne peut qu’observer, bouche bée. Embarqué.e.s dans le balais des nageurs, happé.e.s par l’apparition et disparition des Lucioles, notre corps tout entier est suspendu dans l’image, en son intérieur. Le cadre ne contient qu’une seule chose et se concentre sur les mouvements et leurs rythmes naturels. La concentration nécessitée par le plan fixe, fait de ces courtes vidéos des images étirées, qui se regardent en boucle, nous laissant en apesanteur.
" Pour moi, les photographies de paysages doivent être habitables, et non visitables. Ce désir d’habitation, si je l’observe bien en moi-même, n’est ni onirique [...], ni empirique [...], il est fantasmatique, relève d’une sorte de voyance qui semble me porter en avant, vers un temps utopique, ou me reporter en arrière, je ne sais où de moi-même [...]. Devant ces paysages de prédilection, tout se passe comme si j’étais sûr d’y avoir été ou de devoir y aller. "
R. Barthes (La Chambre Claire)
The work of Chloé Mossessian and her vision of the landscape approaches a sublime that we can only observe, speechless. Embarked in the swimmers' broom, caught up in the appearance and disappearance of the Fireflies, our whole body is suspended in the image, in its interior. The frame contains only one thing and focuses on the movements and their natural rhythms. The concentration required by the still shot, makes these short videos stretched images, which are watched in a loop, leaving us weightless.
"For me, landscape photographs must be inhabitable, not visitable. This desire to inhabit, if I observe it well within myself, is neither dreamlike [...], nor empirical [...], it is phantasmatic, a kind of clairvoyance that seems to carry me forward, towards a utopian time, or to carry me backwards, I don't know where of myself [...]. In front of these favourite landscapes, everything happens as if I were sure to have been there or to have to go there. "
R. Barthes (La Chambre Claire)
Le travail de Chloé Mossessian et sa vision du paysage s’approche d’un sublime qu’on ne peut qu’observer, bouche bée. Embarqué.e.s dans le balais des nageurs, happé.e.s par l’apparition et disparition des Lucioles, notre corps tout entier est suspendu dans l’image, en son intérieur. Le cadre ne contient qu’une seule chose et se concentre sur les mouvements et leurs rythmes naturels. La concentration nécessitée par le plan fixe, fait de ces courtes vidéos des images étirées, qui se regardent en boucle, nous laissant en apesanteur.
" Pour moi, les photographies de paysages doivent être habitables, et non visitables. Ce désir d’habitation, si je l’observe bien en moi-même, n’est ni onirique [...], ni empirique [...], il est fantasmatique, relève d’une sorte de voyance qui semble me porter en avant, vers un temps utopique, ou me reporter en arrière, je ne sais où de moi-même [...]. Devant ces paysages de prédilection, tout se passe comme si j’étais sûr d’y avoir été ou de devoir y aller. "
R. Barthes (La Chambre Claire)
The work of Chloé Mossessian and her vision of the landscape approaches a sublime that we can only observe, speechless. Embarked in the swimmers' broom, caught up in the appearance and disappearance of the Fireflies, our whole body is suspended in the image, in its interior. The frame contains only one thing and focuses on the movements and their natural rhythms. The concentration required by the still shot, makes these short videos stretched images, which are watched in a loop, leaving us weightless.
"For me, landscape photographs must be inhabitable, not visitable. This desire to inhabit, if I observe it well within myself, is neither dreamlike [...], nor empirical [...], it is phantasmatic, a kind of clairvoyance that seems to carry me forward, towards a utopian time, or to carry me backwards, I don't know where of myself [...]. In front of these favourite landscapes, everything happens as if I were sure to have been there or to have to go there. "
R. Barthes (La Chambre Claire)
Le projet Tabula se construit en deux temps.
Gaspar Nicoulaud depuis plusieurs années code un paysage grâce à des techniques de génération 3D procédurale qui permettent de reproduire les mouvements naturels géologiques tels que l’érosion mais aussi différentes textures du sol.
Ces techniques consistent à donner à un ordinateur des impératifs précis sur la création des formes 3D qui composent le terrain tout en lui laissant faire des choix aléatoires, tant que ces choix respectent les règles qui régissent un paysage montagneux.
Sarkis Torossian, photographe, se promène dans ces paysages virtuels, capturant des vues paysagères exceptionnelles pour ensuite en faire des tirages avec des techniques anciennes.
La gomme bichromatée est utilisée pour ces trois images.
Ces paysages existent-ils vraiment ? Le bruit numérique disparaît avec le traitement de l’image à la gomme, la datation de l’image et son identification en sont perturbées.
The Tabula project is built in two stages.
Gaspar Nicoulaud has been coding a landscape for several years using procedural 3D generation techniques that allow the reproduction of natural geological movements such as erosion, but also of different soil textures.
These techniques consist of giving a computer precise imperatives on the creation of the 3D shapes that make up the terrain while letting it make random choices, as long as these choices respect the rules that govern a mountainous landscape.
Photographer Sarkis Torossian walks through these virtual landscapes, capturing exceptional landscape views and then making prints of them using ancient techniques.
Gum bichromate is used for these three images.
Do these landscapes really exist? The digital noise disappears with the gum treatment of the image, the dating of the image and its identification are disturbed.