Cette rencontre est organisée en partenariat avec le programme de recherche « (D)écrire les œuvres, (re)penser les cartels », dirigé par Anne Dressen (ENS Ulm – SACRe – PSL) et Yaël Kreplak (Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, HiCSA, Chaire Delphine Lévy).

Du mercredi 15 octobre 2025 au lundi 19 janvier 2026

Tous les jours, sauf le mardi, de 11h à 18h

Musée national Jean-Jacques Henner

43, avenue de Villiers 75017 Paris

Elina Kulich, diplômée 2023, présente son exposition de fin de résidence au Musée Jean-Jacques Henner. En partenariat avec les Beaux-Arts de Paris.


Échos explore la mémoire des lieux du Musée à travers le dessin et la peinture. Durant cinq mois passés dans l'atelier surplombant le jardin d’hiver, Elina Kulich a mené un travail de recherche et de création autour des différentes strates historiques du bâtiment, ancien hôtel particulier de l’artiste Guillaume Dubufe, lui-même construit par Roger Jourdain à la fin du 19e siècle.

Dans ses œuvres, Elina Kulich superpose les temporalités : à l’encre noire, elle dessine sur le motif les salles du musée tel qu’il se présente aujourd’hui ; à l’encre bleue, elle fait réapparaître l’agencement du lieu tel qu’il était du temps des Dubufe, d’après des archives, gravures et inventaires anciens. Les escaliers, éléments architecturaux originels, deviennent un fil conducteur visuel et symbolique, porteurs de mémoire et de transmission. Les époux Dubufe, les visiteurs, les objets, les réceptions d’hier et les événements culturels d’aujourd’hui s’y croisent dans un jeu de couches picturales.

L'exposition Échos est un dialogue sensible entre passé et présent, où chaque trait réveille la mémoire du lieu et révèle l’âme d’une maison devenue musée.

Elina Kulich est la septième artiste en résidence invitée à créer au musée Jean-Jacques Henner. Mise en place en 2017, cette collaboration avec les Beaux-Arts de Paris permet à des talents émergents de construire une œuvre en résonance avec les lieux et les collections de ce musée.


Elina Kulich est artiste plasticienne diplômée des Beaux-Arts de Paris en 2023. Lauréate du Prix des Amis des Beaux-Arts de Paris (2023) et du prix GIDE (2024), elle a également été finaliste à deux reprises du Prix du Dessin Contemporain (2022-23). Ayant remporté l'appel à projet des Vedettes de Paris, ses dessins ont été imprimés sur la coque d'un de leurs bateaux en juin 2025. Elle a également obtenu la bourse Bredin Prat (2023), ainsi que la bourse de dessin Hélène Diamond (2020). Elle a remporté le prix de Bande-Dessinée de la Société Française de Physique (2022), et celui de Libération-Apaj (2017). Elle fut lauréate du concours vidéo du C.R.O.U.S. de Strasbourg (2018).

Son travail a été présenté dans de nombreuses expositions collectives, notamment aux Estivales de Sceaux, à la biennale de la gravure de Sarcelle, aux Beaux-Arts de Paris, à la Halle de Fontenay, et à la galerie Marie de Holmsky. Elle a également participé à des projets internationaux, comme la Biennale de Venise (vidéo pour l’architecte Inessa Hansch) ou les Rencontres Internationales à la Haus der Kulturen der Welt à Berlin. Elle a été accueillie en résidence à la HfBK de Hambourg (programme ASA) et à Cartels, à La Défense.


Infos pratiques
Musée national Jean-Jacques Henner
43, avenue de Villiers
75017 Paris
Exposition du 15 octobre 2025 au 19 janvier 2026

Crédit visuel : © Elina Kulich
 

Du vendredi 14 novembre 2025 au jeudi 4 décembre 2025

Entrée libre du lundi au samedi de 11h à 19h

Centre Wallonie-Bruxelles

127-129 rue Saint Martin, Paris 4

Les Beaux-Arts de Paris sont heureux de participer à la 6e édition de LABO_DEMO, un dispositif qui entend valoriser des signatures artistiques encore non identifiées et émergentes afin d’attester autant des traits de démarcations des formations associées des écoles supérieures en art, belges et françaises, que de leur intrication, à l’heure où les parcours artistiques s’internationalisent.


L’exposition rejoue, dans sa scénographie même, le simulacre d’un espace de travail corporate. Mais ce coworking fictif est troué de failles, saturé de bugs, hanté par des fantômes. Il devient le théâtre d’une multitude de tentatives de résistance visant à désenvoûter les logiques capitalistes et bureaucratiques. Certaines œuvres font ressurgir les émotions refoulées et les voix étouffées de métiers disparus et d’usines désertées. D'autres inventent des fictions d’entreprise ou se greffent à l’administration pour la faire dérailler. Dans ce paysage instable, peuplé d’insectes mangeurs d’œuvres, et de bots nostalgiques, les team buildings virent au conte dystopique. Les slogans tournent au récit d’effondrement. Par endroits, des rêves d’évasion percent la surface aseptisée du réel, comme autant de lumières au bout du tunnel.

Artistes des Beaux-Arts de Paris : Joséphine Berthou, Ruoxi Jin, Raphaël Maman, Sara Noun, Clarisse Pillard et Éditions Burn Aout.

Infos pratiques
Du 14 novembre au 4 décembre
Centre Wallonie-Bruxelles
Galerie, 127-129 rue Saint Martin, Paris 4
Entrée libre du lundi au samedi de 11h à 19h
 

Felicità 2025 est le catalogue de l’exposition sous le commissariat de Mathieu Kleyebe Abonnenc. Il consacre les œuvres de 24 artistes émergents félicités par le jury 2025 et présente également le travail des 80 artistes diplômés de la promotion 2025, dont les félicités.
Ce catalogue édité par Beaux-Arts de Paris éditions capture, comme chaque année, un moment charnière : celui où de jeunes créateurs et créatrices d'exception s'apprêtent à transformer le monde de l'art contemporain.

Du vendredi 7 novembre 2025 au dimanche 16 novembre 2025

Tous les jours de 13h à 19h

Cour Bonaparte et Cour vitrée

14 rue Bonaparte, 75006 Paris

En partenariat avec PhotoSaintGermain, les Beaux-Arts de Paris et l’École nationale supérieure de la photographie à Arles s’associent pour organiser une exposition intitulée Paradis artificiels, présentée dans différents espaces des Beaux-Arts de Paris.


Cette exposition se présente comme une dérive autour de la technologie et tout particulièrement de l’intelligence artificielle et des bouleversements qu’elle induit dans toutes les strates de la société. Elle s’intéresse aux détournements de l’outil et de la technique comme champ des possibles, les prompts ayant notamment ouvert la voie à de nouvelles licences poétiques et créatrices. 
Plus largement, l’exposition pose la question de l’artifice et d’un monde halluciné où les catastrophes, les fake-news, les mers de plastique peuplent les réseaux sociaux autant que les pages des journaux.

Paradis artificiels dresse un panorama des approches photographiques telles qu’elles sont pratiquées aux Beaux‑Arts de Paris et à l’École nationale supérieure de la Photographie à Arles.

Pilotée par Audrey ILLOUZ et Vincent LAMBERT, assistés de Geoffrey SOGHOMONIAN, avec la complicité de Tatiana ROSETTE et Olivier VERNHES.


Artistes des Beaux-Arts de Paris : William Basseux, Léonard Berthou, Léa Citi, Simon Deterre, Léa Farant, Eric Godin, Chia Huang, Anjeyanne Huynh, Shumeng Li, Melina Malheurty, Olivier Pérusat, Ilona Plissonneau, Ingrid Portal, Colombe Thaller, Emmanuel van der Elst.

Artistes de l’ENSP Arles : Ulysse Barry, Aure Baucher, Cécile Blaque, Mathis Clodic, Valentin Derom, Fiona Faivre, Orane Grunenwald, JINGDI, Eva Sustar, Morgane Ubaldi, Charlotte Van de Walle, Baptiste Vitorino, Samuel Vorms.
 

Avec le soutien de la Fondation d'entreprise Neuflize OBC, mécène de la chaire Photo Extra-Large des Beaux-Arts de Paris, et de Dupon.photo.art.
 

Infos pratiques
Du 7 au 16 novembre
Cour Bonaparte et cour vitrée
Entrée libre de 13h à 19h
14 rue Bonaparte, Paris 6
 

Crédits photos : Chia Huang, Océan temporaire, 2018
Baptiste Vitorino, Sous le soleil, 2025
 

Mercredi 19 novembre 2025

18H00 - 19H30

Amphithéâtre d'Honneur

14 rue Bonaparte, 75006 Paris

ENTRÉE LIBRE

Retour sur la biographie d’un raconteur


À l’occasion du festival Un Week-End à l’Est, qui met cette année à l’honneur la scène artistique roumaine, Cristian Mungiu, parrain de cette 9e édition, évoque la fabrique de son livre Une vie roumaine dans lequel il interroge son rapport à la vérité et rappelle que raconter reste un acte de résistance. En conversation avec Arnaud Laporte, journaliste et producteur à France Culture.

Du mercredi 26 novembre 2025 au dimanche 1 février 2026

Mercredi au dimanche 13h – 19h Nocturne le mercredi jusqu’à 21h

Palais des Beaux-Arts

13 quai Malaquais, 75006 Paris

Felicità 2025 présente les 24 artistes qui ont obtenu en 2025 leur diplôme national supérieur d'arts plastiques des Beaux-Arts de Paris avec les Félicitations du jury, présidé par Mathieu Kleyebe Abonnenc, commissaire de l'exposition. 
 

L'exposition invite à emprunter des sentiers inédits et singuliers pour construire sous un ciel commun une image renouvelée d’un monde et des cyclones qui le traversent. Comment habiter un monde alors que la catastrophe semble imminente ? Comment faire communauté, comment réparer, ralentir, représenter, réenchanter le monde, et peut-être parvenir à s'extraire du flux continu d'images et de représentations qui réduisent le réel ?

« Les œuvres réunies pour cette exposition sont celles que nous avons découvertes lors des passages de diplômes de chacun et chacune des artistes, et qui, dans leur diversité de médium et d'adresse, allant de l'installation vidéo à la sculpture ou encore la peinture, dessinent une image complexe et sensible de notre condition contemporaine. » - Mathieu Kleyebe Abonnenc, commissaire de l’exposition


Avec les artistes :
Mehdi Boualli 
Sila Candansayar 
Virgile Desbat 
Ladji Diaby
James Dosa
Marine Ducroux-gazio 
Héléna Fourmont
Yann Fonseca Rodrigues  
Cléopatra Gones 
Hugo Hectus 
Sanggu Kim 
Arya K/Nell
Adrien Lagrange 
Ibrahim Meïté Sikely
Winca Mendy 
Salomé Moindjie-Gallet 
Viktoriia Oreshko 
Liselor Perez 
Caroline Rambaud 
Rose Ras 
Apolline Régent 
yietnu (duo d'artistes, Yi ZHANG et Nu HA)
Yi YE
 

Un catalogue accompagne l’exposition.
L’exposition et le catalogue bénéficient du soutien de ICICLE.


Nocturnes autour de l'exposition : 

(Hors-Les Murs) Mercredi 14 janvier - 19h à 20h30

Programmation de films courts pour découvrir les travaux d'artistes développant une écriture cinématographique singulière. Du documentaire à la fiction, cette projection des films de Virgile Desbat, Marine Ducroux-Gaziot et Salomé Moindjie Gallet sera suivie d’une discussion avec Mathieu Abonnenc. Ils évoquent à la fois des jeux de désir et de pouvoir, l'attente d'une catastrophe à venir ou l'espoir d'une vie nouvelle.

Marine Ducroux-Gazio
The Rainmaker (II, Raingrass), 14', 2025

Virgile Desbat
Dear Ray, 5,5, 2025
Reject, 14’, 2025

Salomé Moindjie-Gallet
Uma Gota de Agua no mar, 15' , 2025
 

Christine Cinéma Club
4 rue Christine, 75006 Paris 


Médiations étudiantes - visites commentées de l'exposition :

Les mercredis à 18h.
Les jeudis et vendredis à 17h. 
Les samedis et dimanches à 16h. 

Les visites sont gratuites avec un billet d'entrée et sans inscription. 
Durée : environ 1 heure. 


Fermetures :
Fermeture de l’exposition les jeudis 25 décembre 2025 et 1er janvier 2026
Fermeture anticipée exceptionnelle à 16h les mercredis 24 et 31 décembre 2025
 

Jeudi 13 novembre 2025

19H00 - 20H30

Amphithéâtre des Loges

14 rue Bonaparte, 75006 Paris

ENTRÉE LIBRE

Pérégrinations technologiques
 

Quête d’immortalité, cryogénisation, développement personnel, épuisement des ressources, pyropictomanie (ou encore plaisir pris dans les images de la dissipation d’énergie)… de l’Ouest américain à la côte Atlantique, sur fond de catastrophe climatique, rencontre avec les auteurs de deux ouvrages consacrés au tournant technologique que nous traversons. Comment ces écritures connectées à la pratique plastique et habitées par le déplacement saisissent-elles ce tournant ?

Les images nous environnent, nous dominent, nous hantent. Certaines s’imposent en frappant les esprits quand d’autres, plus sournoises, s’insinuent et s’invitent pas surprise dans nos imaginaires. Doit-on apprendre désormais à se défendre contre elles, parce qu’elles seraient trop agressives ou trop séduisantes ?

Elizabeth Peyton, artiste en résidence au Louvre depuis mai 2024 et titulaire d’un atelier au sein du musée, a invité une dizaine d’étudiants des Beaux-Arts de Paris à venir copier avec elle, dans les salles du musée, la Sainte Anne, chef-d’œuvre inachevé de Léonard de Vinci.