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Thomas Besset

Prix Joseph Epstein, sculpture

Les sculptures et les installations de Thomas Besset habitent l’espace comme des machines célibataires. Même si elles sont dotées d’ossatures précises et de moteurs fonctionnels, elles refusent la perfection glacée de la régularité qui les éloignerait trop du monde vivant. Ses sculptures, imprimées en 3D, présentent des ressemblances avec le corps humain : on décèle çà et là un cœur, des poumons, des cages thoraciques, des lèvres, tout ce qui permet à un être de produire un son soufflé. Les tuyaux-en cuivre, en laiton ou en plastique- rappellent autant les artères et les veines que la machinerie d’un orgue. Depuis quelques temps, les formes de Thomas Besset sont de plus en plus organiques, acceptant la mollesse et la couleur. Des fleurs s’épanouissent au sein de l’orchestre des respirations. Leur fragilité est là pour nous rappeler la délicatesse des fonctions vitales : inspirer, exhaler, être somme toute le réceptacle permanent d’un gaz nécessaire à notre survie et réussir à le transformer par la parole ou par le chant.  
Camille Paulhan, extraits 


Thomas Besset’s sculptures and installations inhabit the space like single machines. Even if they have precise frameworks and functional engines, they refuse the frozen perfection of regularity which would distance them too far from the living world. His sculptures, printed in 3D, present resemblances to the human body: here and there we detect a heart, lungs, rib cages, lips, everything that allows a being to produce a blown sound. The pipes - made of copper, brass or plastic - are as reminiscent of arteries and veins as the machinery of an organ. For some time now, Thomas Besset's shapes have become more and more organic, accepting softness and color. Flowers bloom within the orchestra of breathing. Their fragility is there to remind us of the delicacy of vital functions: to inhale, to exhale, to be, in short, the permanent receptacle of a gas necessary for our survival and to succeed in transforming it through speech or song.  
Camille Paulhan, extracts

 

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Léa Le Floc’h

Prix Maurice Colin-Lefranc, peinture

La pratique de Léa Le Floc’h est basée sur une recherche autour du paysage, plaçant des personnages et des animaux dans des espaces naturels, dans une atmosphère qui aspire à la contemplation. 
Elle cherche à retranscrire des sensations, et à représenter des moments suspendus, comme pour garder en mémoire des événements éphémères et anodins. Tout en s’inspirant de l’imagerie médiévale, la narration et la poésie occupent une place centrale dans son travail. Les paysages sont construits pour accueillir des scènes de la vie quotidienne à la limite du rêve. La notion d’immersion est cruciale dans sa manière d’élaborer et de penser une image, pour que l'on puisse prendre part mentalement à ce qui se déroule dans le tableau. 
A travers la relation des protagonistes avec le paysage, Léa Le Floc’h interroge notre rôle dans l’environnement qui nous entoure, en montrant à la fois sa fragilité et sa splendeur.


Léa Le Floc’h’s practice is based on research around the landscape, placing people and animals in natural spaces, in an atmosphere that aspires to contemplation. 
She seeks to transcribe sensations, and to represent suspended moments, as if to remember ephemeral and trivial events. While drawing inspiration from medieval imagery, narration and poetry occupy a central place in his work. The landscapes are constructed to accommodate scenes of daily life bordering on dreams. The notion of immersion is crucial in the way of developing and thinking about an image, so that we can mentally take part in what is happening in the painting. 
Through the protagonists' relationship with the landscape, Léa Le Floc'h questions our role in the environment that surrounds us, showing both its fragility and its splendor.

 

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Louis Lanne

Prix Roger Bataille, peinture

Dans un imaginaire empreint d’une ironie bon enfant, Louis Lanne capture tout ce qui lui traverse l’esprit : ses œuvres témoignent de la spontanéité du coup de crayon qui génère des idées saugrenues… Il exploite un support peu conventionnel : le tableau blanc magnétique ou tableau Velléda. Sur cette surface froide, des strates de matières a priori incompatibles, telles que la peinture à l’huile, le feutre, la colle, la résine ou le goudron, se superposent entre translucidité et dissimulation pour former des microcosmes saturés de couleurs et de signes.
Anne-Laure Peressin, extraits


In an imagination imbued with good-natured irony, Louis Lanne captures everything that crosses his mind: his works bear witness to the spontaneity of the stroke of the pencil which generates absurd ideas... He uses an unconventional medium: the magnetic whiteboard or Velleda painting. On this cold surface, layers of apparently incompatible materials, such as oil paint, felt, glue, resin or tar, are superimposed between translucency and concealment to form microcosms saturated with colors and signs. .
Anne-Laure Peressin, extracts

 

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David Mbuyi

Prix Alberic Rocheron, peinture

Dans les peintures de David Mbuyi, il existe comme une tension à savoir ce que l’on regarde… Le peintre aime les petits faits vrais, sans pour autant chercher le réalisme…Sa façon de délimiter, par des traitements spécifiques, des jeux de lumières, des zones d’intérêt, traduit quelque chose d’un jeu sur les perceptions et l’histoire des genres… Dans chaque toile, il parvient à donner l’impression au spectateur d’être à deux secondes de l’action, à deux secondes du cadre. Pas tout à fait là, mais juste à côté.
Extrait d’un texte de Henri Guette


In David Mbuyi's paintings, there is a tension in knowing what we are looking at... The painter likes small, true facts, without seeking realism... His way of delimiting, through specific treatments, plays of light , areas of interest, translates something of a game on perceptions and the history of genres... In each painting, he manages to give the viewer the impression of being two seconds from the action, two seconds of the frame. Not quite there, but right there.
Extract from a text by Henri Guette

 

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Yanma Fofana

Prix de peinture Rose Taupin-Dora Bianka

Des toiles habitées par une mélancolie pleine de panache. Les peintures de Yanma Fofana sont intimistes, pour la plupart inspirées par des photos familiales. « Je me sens un peu dépassée par le temps et j’ai toujours eu cette impression assez étrange de le retranscrire », dit celle qui prend également de nombreuses photographies argentiques et numériques de sa famille. Elle capture des moments suspendus de sa vie quotidienne. Des moments secrets aussi... Les toiles de Yanma Fofana tentent de figer l’éphémère. Une volonté proustienne peut-être… palpable aussi dans ses portraits d’enfants et dans cette omniprésence de la couleur violette. Qui génère une impression de rêve spectrale. Halo mauve. Les nuits américaines, irréelles, presque imaginaires, qui l’on marquée lorsqu’elle était en année d’échange à Los Angeles en 2022, en étaient parées. De l’Amérique, on perçoit aussi l’influence des peintres afro-américains Henry Taylor et Kerry James Marshall avec lesquels elle partage, outre l’attrait pour le quotidien, une appétence pour les couleurs vives. Chez cette artiste, le motif entoure le personnage, le décontextualise, focalise l’attention sur le regard de ses sujets, et crée… une intimité inédite et profonde. Marjorie Bertin, extraits


Canvases inhabited by a melancholy full of panache. Yanma Fofana's paintings are intimate, most of them inspired by family photos. “I feel a little overwhelmed by time and I have always had this rather strange feeling of transcribing it,” says the woman who also takes numerous film and digital photographs of her family. She captures suspended moments of her daily life. Secret moments too... Yanma Fofana's paintings attempt to freeze the ephemeral. A Proustian desire perhaps... also palpable in his portraits of children and in this omnipresence of the color purple. Which generates a spectral dreamlike feeling. Purple halo. The American nights, unreal, almost imaginary, which marked her when she was on an exchange year in Los Angeles in 2022, were adorned with them. From America, we also perceive the influence of African-American painters Henry Taylor and Kerry James Marshall with whom she shares, in addition to the attraction for everyday life, an appetite for bright colors. With this artist, the motif surrounds the character, decontextualizes it, focuses attention on the gaze of her subjects, and creates... an unprecedented and profound intimacy. Marjorie Bertin, extracts
 

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Amandine Massé

Prix Marguerite et Méthode Keskar, volume-installation

C’est une collection mémorielle, des techniques féériques qui utilisent avec grâce le folklore provençal pour capter l’essence du souvenir… Des empreintes de carrelage, des veilleuses désuètes, métamorphosées par des dessins d’enfant qu’elle a brodés… Cette mémoire, Amandine Massé la fusionne avec des techniques parfois apprises en Afrique et nous offre la beauté d’un artisanat onirique et unique. Marjorie Bertin, extraits


It is a memorial collection, magical techniques which gracefully use Provençal folklore to capture the essence of memory... Imprints from tiles, obsolete night lights, transformed by children's drawings that she embroidered... This memory, Amandine Massé merges it with techniques sometimes learned in Africa and offers us the beauty of a dreamlike and unique craftsmanship. Marjorie Bertin, extracts
 

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Second Tiers payant par le collectif STP, projet art et thérapie

Aide au projet collectif Guillaume Dethan/Dream Big and Grow Fast

L’association STP organise un programme de résidence-création pour artistes intitulé Second Tiers Payant. Ce programme propose à des psychiatres ou psychologues hospitaliers la possibilité de solliciter la présence d’un.e artiste, au sein d’une prise en charge thérapeutique en cours. Le projet est réalisé en partenariat avec l’Hôpital de la Pitié Salpétrière.
A l’issue de cette résidence (constituée d'un nombre de séances successives déterminé conjointement par le.a patient.e, l'artiste, et le.a psychiatre ou psychologue), l'artiste propose une œuvre. L’hypothèse est qu’une œuvre produite dans ce contexte puisse participer aux soins en cours. Cette situation particulière invite à repenser l’ensemble du processus de création (du choix du médium, au format, à la présentation de l’œuvre, à sa diffusion etc) au prisme de l’intérêt thérapeutique pour le.a patient.e. L’artiste se fait l’interprète des souffrances psychiques du patient, il est un intermédiaire mais aussi un intervenant actif dans le processus de soins. 


The STP association organizes a residency-creation program for artists entitled Second Tiers Payant. This program offers hospital psychiatrists or psychologists the possibility of requesting the presence of an artist, as part of ongoing therapeutic care. The project is carried out in partnership with the Pitié Salpétrière Hospital.
At the end of this residency (consisting of a number of successive sessions determined jointly by the patient, the artist, and the psychiatrist or psychologist), the artist proposes a work. The hypothesis is that a work produced in this context can contribute to ongoing care. This particular situation invites us to rethink the entire creative process (from the choice of medium, to the format, to the presentation of the work, to its distribution, etc.) through the prism of the therapeutic interest for the patient. The artist interprets the patient's psychological suffering, he is an intermediary but also an active participant in the care process.

Diplômé en 2021, Swann Ronné est lauréat en 2023 de la 1ère édition de la bourse de la Fondation Zao Wou-Ki, issue d’un partenariat avec les Beaux-Arts de Paris, qui consiste en l’attribution de 4 bourses par an, destinées à favoriser les parcours artistiques d’étudiant⸱es et diplômé⸱es français⸱es et chinois⸱es des Beaux-Arts de Paris et de la China Academy de Hangzhou.

Le 7e Prix Dior de la photographie récompense Chia Huang, étudiante aux Beaux-Arts de Paris 4e année, ateliers Jouve et Cogitore, pour sa série émouvante sur l'autisme Silence Is Speaking, qui mêle photographie documentaire et peinture amateur. Les travaux de la gagnante 2024 sont exposés aux côtés de ceux des douze autres artistes au sein de La Lampisterie, du 1er juillet au 29 septembre 2024.
 

Dans une volonté de s’engager dans des actions de responsabilité sociale et de développement durable en limitant leurs déchets et en favorisant le réemploi de leurs matériaux, les Beaux-Arts de Paris signent un partenariat avec l’association Fabrique Pointcarré organisme à but non lucratif œuvrant dans le domaine de l'insertion et du développement durable.

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