C’est avec une profonde tristesse que nous avons appris la mort de Pierre Alferi, immense écrivain, poète, professeur aimé des Beaux-Arts de Paris.
Il va nous manquer.
Nous pensons à toutes celles et ceux qui l’ont aimé.

Les Beaux-Arts de Paris sont heureux d'accueillir avec Paris+ par Art Basel le projet de Jessica Warboys et la galerie Gaudel de Stampa (Paris).

La Chapelle des Petits-Augustins des Beaux-Arts de Paris accueillera une exposition de Jessica Warboys, titrée ' THIS TAIL GROWS AMONG RUINS', dans laquelle l'artiste britannique explore l'intersection entre la culture et la nature, au travers d'une installation audiovisuelle et un large collage de toiles.

Les Beaux-Arts de Paris remettent traditionnellement chaque fin d’année scolaire un ensemble de prix, aides et bourses dont ils ont la chance de pouvoir faire bénéficier les étudiants et jeunes diplômés de l’établissement, grâce à la générosité de donateurs historiques ou nouvellement impliqués en faveur de la jeune création. Ces donateurs ont, soit procédé à des dons et legs directement en faveur des Beaux-Arts de Paris, soit créé des fondations unipersonnelles abritées par la Fondation de France, comportant un ou plusieurs objets, dont le soutien aux Beaux-Arts de Paris.

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Théo PALL

Prix coup de cœur Air de Paris

Théo Pall vit et travaille à Romainville. Originaire de Savoie, il a confondu avec Eli Abenhag – avant d’être rejoint par Fanny Lallart – les éditons Burn~Août. Ensemble ils ont traversé le contexte politique de ces dernières années en participant à ses luttes et en prenant conscience de l’importance des formes imprimées et de leur dispersion. Ainsi, à l’issue de leurs formations respectives en arts, iels se sont tourné·es vers une pratique de l’édition indépendante, animé·es par une sensation d’urgence sociale, féministe et climatique. Iels pensent et inventent des outils pour chacune des étapes de la publication d’un livre : de la direction éditoriale à la production et la diffusion de leurs objets, ils expérimentent des dispositifs. Ils sont particulièrement intéressé·es par les formes légères et économiques (tracts, affiches, brochures, etc.) qui peuvent se reproduire vite, se disperser et s’échanger facilement. Ces formats reproductibles s’inscrivent dans une histoire politique de l’impression et de l’édition, dans une généalogie de la forme imprimée en tant qu’outils au service des luttes. Dans une de leurs publications : "L’histoire de Semiotext (e)", Sylvère Lotringer raconte ses rêves à Chris Kraus et dit que « Les textes sont moins importants que les maillages qu’ils produisent ensemble ». Ce sont ces maillages qui les intéressent et leur travail artistique est avant tout un prétexte pour créer une force collective, imaginer des alternatives possibles à une société centrée sur l’exploitation, la croissance et le profit.
Amira Al-Sharif

 

Théo Pall lives and works in Romainville. Originally from Savoie, he founded Burn~Août with Eli Abenhag - before being joined by Fanny Lallart. Together they have lived through the political context of recent years, taking part in the struggles and becoming aware of the importance of printed forms and their dispersal. Following their respective arts training, they turned to independent publishing, driven by a sense of social, feminist and climate urgency. They think about and invent tools for every stage in the publication of a book: from editorial direction to the production and distribution of their work, they experiment with different systems. They are particularly interested in lightweight, low-cost forms (leaflets, posters, brochures, etc.) that can be reproduced quickly, dispersed and exchanged easily. These reproducible formats are part of a political history of printing and publishing, part of a genealogy of the printed form as a tool in the service of struggles. In one of their publications, "L'histoire de Semiotext (e)", Sylvère Lotringer recounts her dreams to Chris Kraus and says that "Texts are less important than the meshes they produce together".  It's these connections that interest them, and their artistic work is above all a pretext for creating a collective force, imagining possible alternatives to a society centred on exploitation, growth and profit.
Amira Al-Sharif

 

Théo Pall

 

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Elladj LINCY

Prix Arthur de Baudry d’Asson

Vit et travaille à Paris.

Né en 1995 aux Antilles sur l’île de la Guadeloupe. A l’âge de 8 ans, Elladj quitte son île natale pour la Métropole avec sa famille. C’est un total changement, voire une révolution physique, mentale et culturelle.

À la manière de la mangrove, écosystème tropical au croisement de la forêt et du marais, où tous les arbres s’enchevêtrent et mêlent leurs racines au fond de l’eau, le geste plastique d’Elladj Lincy Deloumeaux s’étend sur les territoires de l’imaginaire et de l’histoire.

Il opère un travail d’expérimentation et de documentation, s’attachant aux images matrimoniales, symboliques et spirituelles. Il se réapproprie les lieux et les espaces traversés à travers une galerie de portraits, fragments mêlés d’un récit intime et du récit plus vaste d’un territoire unique, celui des Antilles.

Son travail est une forme de parcours initiatique, une réappropriation d’un soi ancestral qui passe par une confrontation à sa propre obscurité, avant de s’éveiller à sa propre lumière. Un passage de la méconnaissance à la connaissance de soi qui nécessite « une mise à mort » des illusions.

 

Lives and works in Paris.

Born in 1995 on the island of Guadeloupe in the West Indies. At the age of 8, Elladj left his native island for Metropolitan France with his family. It was a total change, a physical, mental and cultural revolution.

In the manner of the mangrove, a tropical ecosystem at the crossroads of forest and swamp, where all the trees intertwine and intertwine their roots at the bottom of the water, Elladj Lincy Deloumeaux's plastic gesture extends into the territories of the imaginary and of history.

His work involves experimentation and documentation, focusing on matrimonial, symbolic and spiritual images. He reappropriates the places and spaces he has travelled through through a gallery of portraits, fragments of both an intimate story and the wider narrative of a unique territory, that of the West Indies.

Her work is a kind of initiatory journey, a reappropriation of an ancestral self that involves a confrontation with its own darkness, before awakening to its own light. It's a journey from ignorance to self-knowledge, a journey that requires the 'killing' of illusions.

 

Ozali

 

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Elina HUNEMAN-KULICH

Prix des Amis

Dans mon travail plastique je cherche à rendre compte de peurs, conscientes, inconscientes ou transmises. Pour ce faire, je travaille par contradiction d’éléments antinomiques, qui s’entrechoquent et se répondent. Ainsi, je travaille par séquences, dans lesquelles je donne à voir des évènements qui se développent dans le temps. Je les mets en relation avec des images fixes, beaucoup plus calmes et figées, pour faire ressortir par contraste ces peurs.

Pour mieux traiter des peurs au sein de ces séquences, j'y fais venir l'irréel, presque fantastique, qui survient grâce à des perspectives frontales, des répétitions et transformations des motifs, des ombres et des doubles, et la saturation de mes images. S'il n'y a que des ombres humanoïdes dans mes travaux, c'est pour que l'on puisse potentiellement s'y identifier et se les approprier. Mes dessins sont principalement construits d’après mémoire ou imagination.

 

In my visual work, I try to reflect fears, whether conscious, unconscious or transmitted. To do this, I work through the contradiction of antinomic elements, which clash and respond to each other. I work in sequences, showing events that develop over time. I place them in relation to still images, which are much calmer and frozen, to bring out these fears by contrast.

To deal more effectively with the fears within these sequences, I bring in the unreal, almost fantastic, which occurs through frontal perspectives, repetitions and transformations of motifs, shadows and doubles, and the saturation of my images. If there are only humanoid shadows in my work, it's so that we can potentially identify with them and make them our own. My drawings are mainly constructed from memory or imagination.

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Enzo MEGLIO

Prix KHALIL de CHAZOURNES

Mes peintures sont issues de sujets de la culture littéraire ou cinématographique. Je les compose en puisant diverses formes issues de l’Histoire de l’art. Avant tout, j'essaie de frapper l'imagination du spectateur avec ces images. Les scènes déplacent parfois l’histoire dans un costume moderne mais surtout tentent de transmettre une vision personnelle du moment peint. Je souhaite qu’en résulte une superposition de représentations qui interroge le spectateur à son rapport à l’imaginaire et à la matière.

D'un point de vue technique, j'ai tendance à utiliser des coups de pinceau contrastés, parfois fondus et parfois laissés apparents. Les ombres sont légères tandis que la matière est plus épaisse à mesure que les valeurs deviennent plus claires. Les techniques du grattage et de l’estampage irrégulier interviennent parfois en s’opposant aux autres gestes du pinceau.

 

My paintings are based on subjects from literary or cinematographic culture. I compose them by drawing on various forms from the history of art. Above all, I try to capture the viewer's imagination with these images. The scenes sometimes displace the story in a modern costume, but above all they try to convey a personal vision of the painted moment. I want the result to be a superimposition of representations that questions the viewer's relationship with the imaginary and with the material.

From a technical point of view, I tend to use contrasting brushstrokes, sometimes blending in and sometimes leaving them visible. The shadows are light, while the material becomes thicker as the values become lighter. Scraping and irregular stamping techniques are sometimes used in opposition to other brushstrokes.

 

La Fonte de la Méchante Sorcière de l'Ouest

 

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