Paul Thek (1933-1988), l’un des artistes américains les plus singuliers de la seconde moitié du 20e siècle, a toujours refusé d’appartenir aux courants artistiques dominants. 
Au cours des années 1960, son travail s’est développé en marge du Pop art et de l’art minimal, prenant le corps comme sujet dans sa représentation la plus charnelle. 
Personnalité libre, artiste voyageur, il a pendant quinze ans circulé en Europe et a vécu notamment en Italie dont l’art et la culture ont profondément nourri certaines de ses créations. 

Pour la 5e année consécutive, le cabinet d’avocats Gide, a proposé aux étudiants et jeunes diplômés de l’École de concevoir une série de 3 films courts, destinés à être diffusés tout au long de l’année sur les très grands écrans LED situés au siège du cabinet à Paris. 43 candidat.es ont répondu à cet appel à projet, et ont été étudiés par le jury composé de représentants des Beaux-Arts de Paris et d’avocats associés du Cabinet Gide, qui s’est réuni le 8 décembre dernier, pour finaliser une sélection de projets reflétant les différentes pratiques de l’image au sein de l’École.

L’artiste Julieta Hanono présente son travail autour de la Cosmologie de l’Aquarium d’Aubervilliers au sein de l’atelier La Débrouille, avec Adria Bentamate et le soutien du Bureau des Heures Invisibles. Elle dialogue avec les philosophes Fabienne Brugère et Mara Montanaro, à propos des relations entre la cosmologie et la philosophie de care et sur les entrelacements de la cosmologie avec la pacha mama et les féminismes latino-américains.
 

Artiste et performeur, Jocelyn Cottencin utilise une grande variété de supports pour questionner la place et le statut du signe. Sous forme d’installations, de films, de performances, il creuse la manière dont les images nous habitent, comme dans la performance Monumental, partition de gestes qui active la mémoire de certains lieux ou monuments. Il développe en particulier son travail autour des notions de communauté, de groupe et de fin de la modernité.

« La fin du monde est un concept sans avenir ».

Paul Virilio, grand architecte et philosophe disparu en 2018, est à l’origine de la dromologie, soit l’étude du rôle joué par la vitesse dans les sociétés modernes. À l’occasion de la parution de 22 de ses essais (éd. du Seuil), sa fille Sophie Virilio, l’architecte Jean Richer, l’éditrice Maria Vlachou et l’historien de l’art Christian Joschke dialoguent autour de la pensée accélérationniste.

Cet événement est organisé conjointement par l’École d’architecture Paris-Malaquais et les Beaux-arts de Paris, en lien avec l’enseignement « L’entour ». Il sera modéré par Yann Rocher et Alain Berland.
L’enseignement de master "L’entour", consacré à l’histoire et à la technique de la scénographie d’exposition, est encadré par Thierry Leviez (Pavillon Bosio) et Yann Rocher (École d’architecture Paris-Malaquais). Il est commun à l’École d’architecture Paris-Malaquais, aux Beaux-Arts de Paris et au Pavillon Bosio – École supérieure d’arts plastiques de Monaco.

16h
Béryl Coulombié
LL, 2023 
Performance
20min

Dans LL, Béryl Coulombié propose une réinterprétation d’un paragraphe du livre Les Guérillères de Monique Wittig. Un corps s'éloigne en charriant un œuf du sol au plafond. La scène, assemblage précaire de molleton et de planches de bois, est une piste et un pré. " Dans les jardins il n’y a pas des petites filles qui jouent. " Entre les mouvements et les bribes de texte sourd l’inquiétude de la reproduction.