Du mercredi 16 octobre 2024 au dimanche 12 janvier 2025

Du mercredi au dimanche, 13h-19h (Nocturne le jeudi jusqu’à 21h)

Palais des Beaux-Arts

13 quai Malaquais, 75006 Paris

De David à Delacroix, de Cézanne à Matisse, d’Ellsworth Kelly à Gina Pane en passant par Hélène Delprat, Souvenirs de jeunesse est un voyage dans le temps sur deux siècles de 1780 à 1980, pendant lesquels les Beaux-Arts de Paris ont accueilli plusieurs dizaines de milliers d’aspirants-artistes. 

À travers plus de 260 œuvres et documents, l’exposition adopte le point de vue de la jeunesse, celui de jeunes hommes et femmes qui se trouvent au seuil de leur vocation artistique. 

Souvenirs de jeunesse interroge l’histoire au présent grâce aux interventions de l’artiste Franck Leibovici et de huit étudiants et étudiantes des Beaux-Arts de Paris qui ont été saisis par la permanence des sentiments que suscitent toujours l’entrée dans le monde artistique : joies, compétitivité, incertitude et solidarité.


L'exposition sera fermée au public les mercredi 25 décembre 2024 et 1 janvier 2025


Médiation :

Des visites commentées organisées dans le cadre d’un partenariat avec l’École du Louvre ont lieu tous les samedis de 15h30 à 17h. 


Le catalogue

Un catalogue accompagne l’exposition, Souvenirs de jeunesse : entrer aux Beaux-Arts de Paris 1780-1980. Sont reproduites en couleur plus de 400 œuvres et documents  contant l’histoire de 150 anciens élèves des Beaux-Arts (portraits, nus, peintures d’histoire, têtes d’expression, archives, etc.). 
Ils sont notamment accompagnés de textes d’Alexia Fabre, Alice Thomine Berrada, Hélène Gasnault, Giulia Longo, Lucie Lachenal, Claire Garcia, Henri Guette, etc. 
Beaux-Arts de Paris éditions 364 pages Prix 39 euros 


Commissaire : Alice Thomine-Berrada, conservatrice générale du patrimoine, responsable des collections des Beaux-Arts de Paris.

Artistes associé·es : Franck Leibovici, artiste associé ; Mickael Berdugo, Margot Bernard, Pierre Guihard, Ruoxi Jin, Lisa Lecuivre, Caroline Rambaud, Nassim Sarni, Emmanuel van der Elst, étudiant·es associé·es.

Scénographie conçue en partenariat avec l’École d’architecture Paris-Malaquais, sous la direction de Yann Rocher, avec la participation de Carol Vasques et Lilian Marchand

Conception lumière : Virginie Nicolas (Concepto)


Partenaires institutionnels :
Archives nationales de France, Ellsworth Kelly Foundation, Fondation Farid Belkahia

Avec le soutien de :
Association Orphée, RATP


Informations pratiques

Mercredi 16 octobre 2024 - dimanche 12 janvier 2025
Beaux-Arts de Paris, 13 quai Malaquais, Paris 6e
Du mercredi au dimanche, 13h-19h
Nocturne le jeudi jusqu’à 21h

5€, 10€ ou 15€ c’est vous qui choisissez !


 

BILLETTERIE RESPONSABLE 

 

5, 10 ou 15 €, c’est vous qui choisissez !

La billetterie responsable invite chaque visiteur venant découvrir une exposition aux Beaux-Arts de Paris à choisir son ticket d’entrée parmi 3 tarifs proposés : 5 €, 10 € ou 15 €. Contribuez selon vos moyens, votre passion et votre désir d’engagement !

Gratuité (sur présentation d’un justificatif en cours de validité) :

• moins de 26 ans

• étudiants et enseignants des écoles nationales supérieures d’art et d’architecture du Ministère de la Culture

• étudiants des institutions membres de l’Université Paris-Sciences-et- Lettres (PSL)

• étudiants de l’École du Louvre

• titulaires de la carte du Ministère de la Culture

• Amis des Beaux-Arts de Paris

• détenteur des cartes : Maison des Artistes, ICOM, ICOMOS, Association française des commissaires d’exposition (CEA)

• journalistes

• demandeurs d’emploi, bénéficiaires des minima sociaux

• handicapés civils et mutilés de guerre (avec un accompagnateur)

 

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Marius PLaskine

Bourse de dessin Hélène Diamond

« Le dessin a une place très importante dans ma pratique, ce n’est pas toujours, voir même rarement une fin en soi mais plutôt une recherche constante de nouvelle idées et une façons d’expérimenter en deux dimensions à une échelle réduite. Un moyen de communication avec un univers dans lequel je me sens en position de touriste et suis en constante découverte. »


"Drawing plays a very important role in my practice. It is not always, or even rarely, an end in itself, but rather a constant search for new ideas and a way of experimenting in two dimensions on a reduced scale. It's a way of communicating with a world in which I feel like a tourist and am constantly discovering new things."

Souhaitant accompagner les jeunes artistes de l’École, le cabinet international d’avocats d’affaires Gide a développé un partenariat avec les Beaux-Arts de Paris.
Ainsi, chaque année, un appel à projet à destination des étudiants et jeunes diplômés est lancé pour la création de films courts en vidéo ou en 3D et 4 lauréats sont sélectionnés par un jury auquel participent les avocats associés du cabinet.
Leurs œuvres sont acquises et diffusées au siège de Gide à raison d’un artiste par trimestre, sur de grands écrans Led de 120 x 240 cm. 

L’association Les Amis des Beaux-Arts de Paris, fondée et présidée par agnès b., a décerné le 27 juin 2024 sept prix aux étudiant·es de l’École sélectionné·es par un jury composé de professionnel·les du monde de l'art contemporain.

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Libo Wei

Prix Khalil de Chazournes

Né en Chine dans les années 1990 à l’époque du mouvement d’urbanisation qui a résulté de la réforme et de l’ouverture du pays, j'ai vécu de près les changements radicaux survenus en peu de temps, tant dans les villes que dans les campagnes. Autant de changements et de transformations qui ont été promus sous la bannière du progrès. Après mon arrivée en France, ce sentiment de distance par rapport à mon pays m'a permis de réfléchir à ces transformations d'un point de vue plus objectif et m'a entraîné vers une forme de "nostalgie". Lorsque l'identité́ construite par la mémoire est brouillée par l'absence de repères, le lien entre le corps et la terre, construit depuis longtemps, est lui aussi violemment rompu.

Ma pratique se concentre principalement sur la sculpture et l'installation, pour lesquelles j’utilise avant tout comme matériau le bois et la céramique. Mes œuvres parlent de souvenirs d'enfance et de famille, de la temporalité des objets quotidiens et des conflits entre l'individu et la terre. J'essaie d'adopter un regard empreint de naïveté enfantine, en combinant des éléments marqués par le temps avec des objets soigneusement fabriqués par mes soins selon des savoir-faire traditionnels. Cette approche permet de créer un pont entre l’art contemporain et les métiers manuels du passé, de prendre le contrepied du rôle actuel de la Chine comme "usine du monde" et de raviver les liens distendus au fil du temps entre la terre, les objets et les individus.


Born in China in the 1990s at the time of the urbanisation movement that resulted from the reform and opening up of the country, I have experienced at first hand the radical changes that have taken place in a short space of time, both in the cities and in the countryside. So many changes and transformations that were promoted under the banner of progress. After my arrival in France, this feeling of distance from my country enabled me to reflect on these transformations from a more objective point of view and led me towards a form of 'nostalgia'. When the identitý constructed by memory is blurred by the absence of landmarks, the long-built link between body and land is also violently severed.

My practice focuses mainly on sculpture and installation, for which I primarily use wood and ceramics as materials. My works speak of childhood and family memories, the temporality of everyday objects and the conflicts between the individual and the earth. I try to adopt a childlike naivety, combining elements that have been marked by time with objects that I have carefully crafted using traditional skills. This approach creates a bridge between contemporary art and the handicrafts of the past, countering China's current role as the 'factory of the world' and rekindling the links between the earth, objects and individuals that have become frayed over time

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Alexandre Nitzsche Cysne

Prix de Baudry d'Asson

Ma pratique repose sur des piliers poétiques émergents de ma recherche en archéologie urbaine : la possibilité de révéler ce qui reste à partir de la récupération et de gestes minimalistes. Ce qui était autrefois lié à nous tous, jadis significatif, et qui est maintenant transparent, un réceptacle de mémoire, pouvant être déplacé et toucher une zone subjective entre les sens.

À mes yeux, les écritures, les textures, les taches et les fissures deviennent des indices nous guidant vers une cartographie d’intentions, un labyrinthe subliminal reflétant le tissu sociopolitique spécifique à chaque territoire, interrogeant les valeurs attribuées à chaque élément et ce qui mérite d’être souligné en tant qu’important.

C'est un exercice de curiosité. Une collaboration sans fin. Je suis pont entre ces rencontres, ces histoires inconnues tissées dans la trame du quotidien, à mesure qu’elles peuvent se regarder et, ainsi, élaborer des poèmes contemplatifs. Ces longues journées se cristallisent dans des sculptures, des installations, des dessins, et des photographies.
Je joue avec la vie dans les limites du monde, transformant chaque souvenir en un effet.


My practice is based on poetic pillars emerging from my research into urban archaeology: the possibility of revealing what remains from salvage and minimalist gestures. What was once connected to us all, once meaningful, and is now transparent, a receptacle of memory, able to be moved and touch a subjective zone between the senses.

For me, the writings, textures, stains and cracks become clues guiding us towards a cartography of intentions, a subliminal labyrinth reflecting the specific socio-political fabric of each territory, questioning the values attributed to each element and what deserves to be highlighted as important.

It's an exercise in curiosity. A never-ending collaboration. I act as a bridge between these encounters, these unknown stories woven into the fabric of everyday life, as they are able to look at each other and, in so doing, create contemplative poems. These long days crystallise in sculptures, installations, drawings and photographs.
I play with life within the confines of the world, transforming each memory into an effect.

Photo : Diane Arques / ADAGP, Paris, 2024

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Elias Loudiyi

Prix agnès b.

Mon grand-père m'a initié à la peinture dès mon plus jeune âge. Depuis, j'ai toujours ressenti le besoin de peindre.

Pour moi, la peinture est une question d'équilibre et d'instinct. J'aime rechercher cet équilibre en opposant la tache de peinture au trait de fusain.

Chaos, désordre, reformation...
Organiser le vivant, la matière est l’essence du travail, une dépense d’énergie ! Un morphisme corpusculaire ! Mon grand-père, figure centrale de mon enfance et antre de transmission d’une certaine mémoire culturelle et artistique a marqué mes pas. Devoir se confronter un moment donné à une dissipation de cette mémoire jusqu’à son entière disparition est un sentiment immensément difficile. Assister au démembrement d’une mémoire c’est être témoin de la disparition de sa propre empreinte, une sorte d’altération de son vécu ! Devoir composer avec le désordre d’une information est un travail ingrat. Une dissipation absolue d’énergie ! C’est ce dédale incongru, géométrie variable de l’esprit du chaos, qui m’a poussé à fixer des empreintes de vie sur une toile. Une nuée d’oiseaux jouant à tracer différentes figures dans le ciel pour l’observateur que je suis, selon l’endroit où je me trouve. Une gestuelle au trait contiguë guide mes terminaisons. A l’image de cette mémoire vermoulue, code aléatoire d’un nouvel état. Je trace, je fixe l’instant mémoriel. Image brouillée, seul souvenir de l’instant, de la dernière belle rencontre.


My grandfather introduced me to painting at an early age. Since then, I've always felt the need to paint.

For me, painting is a question of balance and instinct. I like to seek this balance by contrasting the paint stain with the charcoal line.

Chaos, disorder, reformation...
Organising living matter is the essence of my work, an expenditure of energy! A corpuscular morphism! My grandfather, a central figure in my childhood and a place where a certain cultural and artistic memory was passed on, left his mark on me. Having to face up at some point to the dissipation of this memory until it disappears completely is an immensely difficult feeling. To witness the dismemberment of a memory is to witness the disappearance of one's own imprint, a kind of alteration of one's experience! Dealing with the mess of information is a thankless job. An absolute waste of energy! It's this incongruous maze, the variable geometry of the spirit of chaos, that led me to fix the imprints of life on canvas. A swarm of birds playing at tracing different figures in the sky for the observer that I am, depending on where I am. A gesture with a contiguous line guides my endings. Like this worm-eaten memory, a random code for a new state. I trace, I fix the moment of memory. A blurred image, the only memory of the moment, of the last beautiful encounter.

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Leto William

Prix des Amis

"Avoir le « sentiment d'être dans l'impulsion, dans l'incontrôlable et dans la fatalité de la réitération » c'est l'épaisseur de ma réflexion et de mon action. Intéressé par des formes de langages non-communicatifs, mon travail a débuté grâce à la poésie sonore et la performance et se dirige de plus en plus vers des sonorités sourdes, voire muettes, par le biais de la. peinture, du dessin, de la sculpture et de l'installation sonore.

La répétition dans chacune de mes pièces évoque un contre-temps - celui de la réitération de la prière, de la scansion dans le rituel, du sacré, contrairement au temps non-humain du nouveau excitant, lorsque des gestes minimaux sont réalisés jusqu'à créer une masse sonore, où le langage perd sa fonction communicative et revient à son origine : celle de la basse continue de l'eau, celle du vent dans la canopée, dans le sertao. Symphonie de bruits."


"Having the "feeling of being in the impulse, in the uncontrollable and in the fatality of repetition" is the depth of my reflection and my action. Interested in non-communicative forms of language, my work began with sound poetry and performance art, and is increasingly moving towards muted sounds through painting, drawing, sculpture and sound installation.

The repetition in each of my pieces evokes a counter-time - that of the reiteration of prayer, of the scansion in ritual, of the sacred, as opposed to the non-human time of the new excitement, when minimal gestures are carried out until a mass of sound is created, where language loses its communicative function and returns to its origin: that of the continuous bass of water, that of the wind in the canopy, in the sertao. A symphony of sounds". 

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Timothée Gruel

Prix du portrait Bertrand de Demandolx-Dedons

La violence des images naît longtemps avant de devenir spectaculaire. Avant d’envahir l’espace de nos vies, son germe s’éveille à l’arrière-plan des choses. C’est le basculement imperceptible d’un corps avant sa chute, l’étincelle de la colère avant son éclat, la pression avant la rupture. C’est aussi la peinture et le poids de ses traditions ; menace silencieuse d’un écrasement potentiel. Entre la violence des images et moi, il y a le portrait. Les gens dans la scène, leur dérision et leur familiarité, détournent mon regard. Ils sont le rempart fragile de la douceur : la violence en creux.

En dessin, J’invente mes propes scènes et je compose d’après des supports photographiques pour exploiter toute l’intensité de la lumière dans les scènes que je représente. En peinture, je travaille d’après nature, en utilisant mes souvenirs ou en inventant mes propres scènes. Je veux peindre les gens de ma génération en questionnant les traditions de la peinture figurative. Je pense que le portrait sous toutes ses formes est toujours une citation de l’histoire de l’art, je veux lui emprunter ses codes avec dérision, mais toujours avec affection.


The violence of images is born long before it becomes spectacular. Before invading the space of our lives, its germ awakens in the background of things. It's the imperceptible rocking of a body before it falls, the spark of anger before it explodes, the pressure before it breaks. It's also painting and the weight of its traditions; a silent threat of potential crushing. Between the violence of the images and myself, there is the portrait. The people in the scene, their derision and familiarity, distract my gaze. They are the fragile bulwark of gentleness: the violence in the hollow.

In drawing, I invent my own scenes and compose from photographic supports to exploit all the intensity of light in the scenes I represent. In painting, I work from nature, using my memories or inventing my own scenes. I want to paint the people of my generation by questioning the traditions of figurative painting. I think that portraiture in all its forms is always a quotation from the history of art, and I want to borrow its codes with derision, but always with affection.

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Thomas Buswell

Prix Thaddaeus Ropac

Passant par le dessin, la sculpture, l’installation, la performance, mon travail investit l’espace des pensées qui m’occupent. En effet, les formes que je propose croissent sur un terrain de réflexions confrontant l’« hubris » humain (soit le désir de s’affranchir de notre condition), le pro- grès technique, le confort moderne, le soin hospitalier à des choses extrêmement terrestres, du compost, de la boue, des gestes simples, un rapport aux corps (humain, animal) comme puissance sensorielle. Ni exploits ni déchets, mes travaux cherchent avec moi un rapport vertueux et prudent envers un monde en mouvement, prenant l’écologie non comme un sujet ni un protocole mais comme une attitude.De plus en plus, je propose des œuvres dans lesquelles le spectateur est invité à participer, où la sensation physique avec la matière est importante. J’aime l’idée de placer la situation, l’expérience et le plaisir de « faire ensemble » au centre de mes recherches.


Through drawing, sculpture, installation and performance, my work takes up the space of the thoughts that occupy me. The forms I propose grow out of a field of reflection that confronts human hubris (the desire to free ourselves from our condition), technical progress, modern comfort and hospital care with extremely earthly things, compost, mud, simple gestures and a relationship with the body (human, animal) as a sensory power. Neither exploitative nor wasteful, my work seeks a virtuous and cautious relationship with a world in motion, taking ecology not as a subject or a protocol but as an attitude. Increasingly, I propose works in which the viewer is invited to participate, where the physical sensation with the material is important. I like the idea of placing the situation, the experience and the pleasure of 'doing things together' at the centre of my research. 

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